
La lutte contre le terrorisme passe aussi par le renforcement des capacités des acteurs judiciaires. C’est dans cette perspective qu’une formation intensive dédiée aux infractions terroristes s’est achevée hier à l’Institut d’études diplomatiques, marquant une nouvelle étape dans la montée en puissance du système judiciaire face aux défis sécuritaires contemporains.

Organisée par l’Académie de justice de Turquie, en partenariat avec le ministère de la Justice et l’École nationale d’études judiciaires, avec l’appui de la TIKA, cette session de deux jours a réuni magistrats et professionnels du droit autour d’un objectif commun : mieux comprendre, prévenir et sanctionner les actes liés au terrorisme, dans le respect des normes juridiques internationales.
La cérémonie de clôture, ponctuée par la remise des attestations, s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur de Turquie, Erdal Sabri Ergen, le coordinateur résident de la TIKA, Dr. Onur Yaşar, le directeur de l’École nationale d’études judiciaires, Dr Mag-Teerey Ibrahim Ahmed, ainsi qu’un représentant du ministère de la Justice. Tous ont salué une initiative qui illustre la vitalité de la coopération bilatérale entre les deux pays.
Dans un contexte international marqué par une menace terroriste persistante et en constante mutation, cette formation visait à doter les participants d’outils adaptés aux nouvelles formes de criminalité. Au programme : mécanismes juridiques de lutte contre le terrorisme, techniques d’enquête et de poursuite, coopération judiciaire internationale, mais aussi respect des droits fondamentaux dans les procédures antiterroristes.

Durant ces deux journées, les échanges ont permis de renforcer les connaissances théoriques tout en favorisant le partage d’expériences entre professionnels. Une approche jugée essentielle pour mieux appréhender un phénomène transnational qui exige des réponses coordonnées et adaptées.
Une coopération au service de la justice et de l’État de droit
Dans son discours d’ouverture, le directeur de l’École nationale d’études judiciaires a insisté sur la portée stratégique de cette formation. Selon lui, le renforcement des compétences des acteurs judiciaires constitue un levier fondamental pour garantir l’տité du système judiciaire et consolider l’État de droit. Il a également plaidé pour l’élargissement de ces programmes à l’ensemble des professions juridiques, magistrats, avocats, greffiers et huissiers afin d’assurer une réponse globale face aux enjeux sécuritaires. Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur de Turquie a rappelé que le terrorisme demeure l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales. Insistant sur l’impossibilité pour un État d’y faire face isolément, il a mis en avant l’engagement d’une coopération renforcée, fondée sur le partage d’informations, l’échange d’expertise et le développement des capacités institutionnelles.
Fort de son expérience, son pays a su bâtir un cadre juridique robuste, capable de s’adapter aux évolutions des menaces. Une expertise que la Turquie entend partager avec ses partenaires, notamment dans une logique de solidarité et de soutien mutuel, tout en veillant au respect des principes fondamentaux des droits de l’homme. Au-delà de son contenu technique, cette formation témoigne de la solidité des relations entre les deux pays, fondées sur une volonté commune de promouvoir la stabilité, la sécurité et le développement. Le coordinateur de la TIKA a d’ailleurs souligné le rôle clé de son institution dans la mise en œuvre de projets visant à renforcer les capacités institutionnelles.
Les participants, magistrats et professionnels du droit, ont été chaleureusement félicités pour leur engagement et leur participation active. Leur implication reflète une volonté affirmée de contribuer à l’amélioration du système judiciaire et à la consolidation de l’État de droit.
Les compétences acquises devraient permettre d’améliorer la qualité des procédures judiciaires liées aux infractions terroristes, tout en garantissant le respect des standards internationaux en matière de droits humains.
La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère empreinte de satisfaction et d’espoir, avec la remise officielle des attestations. Au-delà de la reconnaissance du travail accompli, ce moment symbolise l’engagement partagé des partenaires à investir durablement dans la formation et le développement des ressources humaines. Les responsables présents ont unanimement exprimé leur volonté de pérenniser cette coopération et d’en élargir les champs d’action, afin de répondre plus efficacement aux défis émergents auxquels sont confrontés les systèmes judiciaires modernes. Cette formation apparaît ainsi comme une étape significative dans le processus de modernisation du système judiciaire. Elle illustre également une prise de conscience accrue de l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, un phénomène global qui impose des réponses concertées.En consolidant leurs partenariats et en misant sur la formation, les acteurs institutionnels posent les bases d’une collaboration durable au service de la justice, de la sécurité et de la paix.
Zouhour Abdillahi








































