Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de la presse et de la communication de Chine (CIPCC), des journalistes venus d’Afrique, du monde arabe et d’Eurasie poursuivent leur immersion dans l’histoire, la culture et le développement de la Chine. Après avoir relevé le défi physique de l’ascension de la Grande Muraille de Chine, l’un des monuments les plus emblématiques du monde, ils ont récemment découvert la majestueuse Cité interdite de Pékin, ancien centre du pouvoir impérial chinois. Deux visites qui leur ont permis de mieux comprendre la grandeur historique et culturelle d’une civilisation vieille de plusieurs millénaires.

​Il y a quelques jours, les journalistes africains, arabes et eurasiens participant au programme 2026 du Centre international de la presse et de la communication de Chine (CIPCC) ont visité la Grande Muraille de Chine, située à près de 70 kilomètres au nord de Pékin. Cette excursion a constitué une expérience unique mêlant découverte culturelle, effort physique et immersion dans l’un des plus grands symboles de la civilisation chinoise.

​Dès leur arrivée sur le site, les participants ont été impressionnés par l’immensité de cet ouvrage monumental qui serpente à travers les montagnes et les vallées à perte de vue. Sous un ciel dégagé, la muraille déroule son impressionnant ruban de pierre au milieu des reliefs verdoyants qui entourent la capitale chinoise.

​Chaque montée exige de l’énergie, tandis que chaque palier offre en récompense un panorama spectaculaire. Les visiteurs ont rapidement compris que l’ascension de la Grande Muraille est bien plus qu’une simple promenade touristique. Les escaliers parfois abrupts, les dénivelés importants et les longues distances à parcourir transforment la visite en une véritable épreuve d’endurance. ​À plusieurs reprises, certains journalistes ont dû reprendre leur souffle avant d’atteindre la tour de guet suivante. D’autres ont profité des pauses pour immortaliser les paysages exceptionnels qui s’offraient à eux. Malgré la fatigue, l’enthousiasme restait intact tant la beauté du site et son importance historique suscitent admiration et curiosité.

Un monument chargé de plus de deux mille ans d’histoire

​La Grande Muraille de Chine est bien plus qu’un chef-d’œuvre architectural. Elle constitue l’un des plus importants symboles de l’histoire chinoise et représente des siècles d’efforts humains. ​Contrairement à une idée répandue, la Grande Muraille n’a pas été construite en une seule fois. Son histoire remonte au VIIe siècle avant notre ère, lorsque plusieurs royaumes de la Chine ancienne édifièrent des fortifications pour se protéger des invasions ennemies. ​Après l’unification de la Chine en 221 avant J.-C., l’empereur Qin Shi Huang, fondateur de la dynastie Qin et premier empereur de la Chine unifiée, ordonna la connexion et le renforcement de plusieurs sections existantes afin de créer une ligne défensive plus cohérente contre les incursions des peuples nomades venus du nord.

​Au fil des siècles, les différentes dynasties chinoises poursuivirent les travaux d’agrandissement, de consolidation et de reconstruction de la muraille. Toutefois, c’est sous la dynastie Ming (1368-1644) que furent réalisées les sections les mieux conservées que les touristes visitent aujourd’hui. Les souverains Ming entreprirent d’importants travaux de fortification afin de protéger l’empire contre les invasions mongoles.

​Construite en pierre, en briques et en matériaux plus résistants que les versions antérieures, la muraille devint alors une formidable structure militaire comprenant des tours de guet, des postes de garnison et des systèmes sophistiqués de communication par signaux de fumée. ​Selon les estimations des historiens, l’ensemble des sections de la Grande Muraille construites au cours des différentes dynasties représente plus de 21 000 kilomètres. Cette dimension exceptionnelle lui vaut d’être considérée comme l’un des plus grands ouvrages réalisés par l’humanité. ​Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, la Grande Muraille demeure aujourd’hui l’un des sites touristiques les plus visités au monde. ​​Au-delà de son immense valeur historique, la Grande Muraille est devenue une destination privilégiée pour les amateurs de tourisme actif et de randonnée.

​Selon les statistiques présentées sur place aux journalistes du CIPCC, près de 10 millions de visiteurs parcourent chaque année ses différentes sections.

Durant les périodes de forte affluence, certains tronçons accueillent jusqu’à 55 000 visiteurs par jour. ​Pour beaucoup, gravir la muraille représente un véritable défi physique. Entre les marches irrégulières, les pentes abruptes et les longues distances, l’effort est réel. Mais cette exigence constitue précisément l’un des attraits majeurs du site. ​La montée sollicite intensément les muscles des jambes, améliore la capacité respiratoire et favorise l’endurance cardiovasculaire. L’importante dépense énergétique générée par cette activité transforme la visite en une expérience sportive complète. ​Cette dimension physique apporte une saveur particulière à la découverte. Ici, le visiteur ne se contente pas d’observer un monument historique : il devient pleinement acteur de son expérience. ​Pour les journalistes du CIPCC, cette immersion au sein de l’un des plus grands symboles de la Chine a également permis de mieux appréhender la place centrale qu’occupe le patrimoine dans la stratégie touristique et culturelle du pays.

Immersion dans la majestueuse Cité interdite

Après cette découverte de la Grande Muraille, les journalistes africains, arabes et eurasiens ont récemment poursuivi leur exploration du patrimoine chinois en visitant la célèbre Cité interdite de Pékin.

​Située au cœur de la capitale, cette immense cité impériale constitue l’un des ensembles architecturaux les plus remarquables du monde. ​Dès leur entrée dans l’enceinte du palais, les participants ont été frappés par l’ampleur du site, ses vastes cours pavées, ses toitures aux tuiles jaunes vernissées et ses majestueux pavillons aux couleurs impériales.

​Durant la visite, le guide a présenté l’histoire fascinante de cet ancien centre du pouvoir chinois. ​« Au total, 24 empereurs ont vécu dans la Cité interdite », a-t-il expliqué aux journalistes.

​La construction du palais remonte au début du XVe siècle, sous le règne du troisième empereur de la dynastie Ming, Yongle, qui décida de transférer la capitale impériale de Nankin à Pékin. ​Pour réaliser ce gigantesque projet, près d’un million d’ouvriers, d’artisans et de travailleurs furent mobilisés pendant quatorze années.

​Selon les explications du guide, les travaux furent particulièrement éprouvants. Les ouvriers travaillaient jour et nuit, été comme hiver, afin d’achever le palais dans les délais fixés par l’empereur.

​À l’issue de ces quatorze années d’efforts, la Cité interdite fut enfin achevée et devint le cœur politique de l’Empire chinois.

​​Pendant près de cinq cents ans, la Cité interdite fut le siège du pouvoir suprême en Chine. ​Quatorze empereurs de la dynastie Ming y résidèrent avant que dix empereurs de la dynastie Qing ne leur succèdent.

​Durant cette longue période, le palais constituait un univers fermé au commun des mortels. Seuls les membres de la famille impériale, les hauts fonctionnaires, les eunuques et certains serviteurs autorisés pouvaient y pénétrer. ​Pendant la dynastie Ming, plus de 10 000 personnes vivaient à l’intérieur de cet immense complexe. Sous la dynastie Qing, ce nombre fut réduit à environ 3 000 résidents permanents. ​La Cité interdite abritait non seulement les appartements de l’empereur et de sa famille, mais également les salles de cérémonie, les bureaux administratifs, les jardins impériaux et les lieux de culte.

​L’organisation de l’espace reflétait parfaitement la conception traditionnelle chinoise du pouvoir, où l’empereur était considéré comme le « Fils du Ciel », intermédiaire entre les hommes et les forces célestes.

De palais impérial à musée national

​Le dernier empereur de Chine, Puyi, résida dans la Cité interdite jusqu’en 1924. ​Depuis 1925, la Cité interdite est devenue le Musée du Palais, chargé de préserver et de valoriser l’immense héritage culturel des dynasties impériales chinoises.

​Aujourd’hui, ce musée figure parmi les plus importants au monde. Il conserve des centaines de milliers d’objets historiques, d’œuvres d’art, de calligraphies, de peintures et de trésors impériaux qui témoignent de plusieurs siècles de civilisation chinoise. ​La fréquentation du site illustre son exceptionnelle popularité. Selon les chiffres communiqués aux journalistes, plus de 80 000 visiteurs peuvent être accueillis quotidiennement.

​Chaque année, plusieurs millions de touristes chinois et étrangers franchissent les portes de ce palais légendaire, devenu l’une des destinations les plus visitées du pays. ​Pour les journalistes participant au programme 2026 du CIPCC, ces visites successives de la Grande Muraille et de la Cité interdite représentent bien davantage qu’un simple parcours touristique. ​Elles constituent une véritable plongée dans l’histoire de la Chine, permettant de mieux comprendre les fondements d’une civilisation qui a profondément marqué l’histoire mondiale.

​La Grande Muraille témoigne de la capacité de la Chine ancienne à mobiliser des ressources considérables pour protéger son territoire et assurer sa stabilité. La Cité interdite, quant à elle, illustre la puissance politique, administrative et culturelle qui a façonné l’Empire du Milieu pendant plusieurs siècles. ​À travers ces découvertes, les journalistes ont pu mesurer l’importance accordée par la Chine à la préservation de son patrimoine historique. Ils ont également observé comment ces sites emblématiques continuent aujourd’hui de jouer un rôle majeur dans l’attractivité touristique du pays et dans la transmission de son identité culturelle. ​Entre l’effort physique de l’ascension de la Grande Muraille et l’émerveillement suscité par les fastes de la Cité interdite, cette immersion restera sans doute l’un des moments forts du programme CIPCC 2026. Une expérience riche en enseignements qui permet aux participants de mieux appréhender la profondeur historique, la richesse culturelle et l’héritage exceptionnel de la Chine contemporaine.

Mohamed Chakib Saad depuis Pékin