Des entrepôts de grossistes aux étals des commerçants, en passant par les marchés de Boulaos et de Balbala, les équipes du ministère du Commerce ont multiplié les contrôles ces derniers jours pour s’assurer de la disponibilité des produits alimentaires de première nécessité et du respect des prix réglementés.

Une vaste opération menée sous l’impulsion du ministre du commerce et du tourisme, M. Orbis Helaf Orbis, déterminé à préserver la stabilité du marché national et à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

Tout commence au siège du ministère du commerce où le ministre a réuni autour de la même table, des importateurs, des responsables administratifs, des contrôleurs et des cadres de son département.  L’objectif est clair : faire le point sur l’état des approvisionnements et anticiper toute difficulté susceptible d’affecter les ménages.

Dans la salle de réunion, les échanges sont nourris. Les participants passent en revue la situation des principaux produits de consommation courante : riz, farine, huile alimentaire, œufs, poulets et autres denrées indispensables à l’alimentation quotidienne des familles.

Face aux opérateurs économiques, le ministre a rappelé les responsabilités de chacun. « Notre mission est de garantir la disponibilité permanente des produits de première nécessité sur l’ensemble du territoire national. Les citoyens doivent pouvoir accéder à ces produits dans des conditions normales et à des prix conformes aux tarifs fixés par les autorités compétentes », souligne-t-il.

Le ministre insiste également sur la nécessité de maintenir un approvisionnement régulier des marchés afin d’éviter toute tension susceptible de provoquer une hausse artificielle des prix.

Quelques heures plus tard, une seconde rencontre a réuni les commerçants spécialisés dans la vente des fruits et légumes. Là encore, le dialogue est direct. Les professionnels exposent leurs préoccupations tandis que les responsables du ministère évaluent les conditions de commercialisation des produits frais.

Mais le message des autorités est sans ambiguïté. « Nous ne tolérerons aucune forme de spéculation sur les produits alimentaires essentiels. Les intérêts des consommateurs doivent être préservés et chacun doit respecter la réglementation en vigueur », avertit le ministre.

À l’issue de ces réunions, place à l’action. Le ministre donne l’instruction aux équipes de contrôle de se rendre immédiatement sur le terrain afin de vérifier la situation réelle du marché. Sous la conduite du directeur du commerce intérieur, M. Abdi, et du conseiller du ministre, M. Daher Jibril, les inspecteurs prennent la direction de Boulaos.

Des stocks suffisants pour la demande du marché

Dans les entrepôts des grossistes, les agents examinent les stocks disponibles. Sacs de riz empilés sur plusieurs rangées, palettes de farine, cartons de lait en poudre et de pâtes alimentaires : les vérifications s’enchaînent. Les responsables des commerces sont interrogés sur les volumes disponibles, les délais d’approvisionnement et les prix pratiqués.

Les premiers constats se veulent rassurants. Selon les contrôleurs, les stocks de plusieurs produits essentiels demeurent suffisants pour répondre à la demande du marché. Riz, farine, sucre, lait en poudre, pâtes alimentaires et œufs sont présents en quantité satisfaisante. Toutefois, une difficulté particulière retient l’attention des équipes : l’huile alimentaire.

Dans plusieurs points de vente, les rayons habituellement consacrés à ce produit affichent des disponibilités réduites. Les contrôleurs confirment une rupture d’approvisionnement observée depuis quelques jours sur le marché national.

Face à cette situation, le gouvernement a rapidement mobilisé son stock stratégique afin d’alimenter le marché et d’éviter toute pénurie prolongée. Une mesure destinée à rassurer les consommateurs et à empêcher toute spéculation liée à la rareté du produit.

« Les autorités ont pris les dispositions nécessaires pour assurer la continuité de l’approvisionnement et préserver les intérêts des consommateurs », explique un responsable du ministère rencontré lors de l’opération.

Après Boulaos, les équipes poursuivent leur mission dans la commune de Balbala. Là aussi, les contrôleurs sillonnent les commerces et les points de distribution. Les mêmes vérifications sont effectuées : disponibilité des produits, conformité des prix et respect des règles commerciales.

Pour le directeur du commerce intérieur, les résultats observés témoignent d’une situation globalement maîtrisée.

« Le marché demeure stable et les produits de première nécessité sont disponibles. Toutefois, nous restons vigilants et poursuivons nos contrôles afin de garantir le respect des prix réglementés », affirme M. Abdi.

Le responsable adresse également un avertissement aux opérateurs qui seraient tentés de contourner la réglementation.

« Toute personne impliquée dans des pratiques spéculatives ou dans des infractions aux textes en vigueur s’exposera aux sanctions prévues par la loi », prévient-il.

Sur le terrain, les consommateurs accueillent favorablement ces opérations de contrôle qui visent à renforcer la transparence du marché et à prévenir les abus. Pour beaucoup, la disponibilité des produits essentiels demeure une préoccupation majeure dans un contexte où les fluctuations des marchés internationaux peuvent avoir des répercussions directes sur les prix locaux.

Conscient de ces enjeux, le ministère du commerce entend poursuivre et renforcer ses interventions dans les semaines à venir. Les opérations engagées dans la capitale seront progressivement étendues aux régions de l’intérieur afin de disposer d’une évaluation complète de la situation nationale.

À travers cette mobilisation, les autorités réaffirment leur volonté de garantir un approvisionnement régulier des marchés, de lutter contre les pratiques spéculatives et de protéger durablement le pouvoir d’achat des citoyens. Un engagement qui se traduit aujourd’hui par une présence accrue sur le terrain et une vigilance constante au service des consommateurs.

Zouhour Abdillahi