
La promotion de la langue anglaise comme outil d’ouverture et d’opportunités a été au cœur de la semaine « English Week 2026 », organisée du 19 au 23 avril à Djibouti. Cet événement, fruit d’un partenariat entre l’ambassade des États-Unis et le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFOP), a rassemblé élèves, enseignants et responsables éducatifs autour d’un objectif commun : renforcer les compétences linguistiques et préparer la jeunesse aux défis d’un monde globalisé.

Durant cinq jours, plusieurs établissements scolaires du pays ont vibré au rythme d’activités pédagogiques et culturelles variées. Concours d’orthographe, débats, exercices de prise de parole, contes et présentations ont permis aux participants de démontrer leurs aptitudes tout en développant leur aisance en anglais. Bien au-delà de la compétition, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de la maîtrise de cette langue un véritable levier d’accès à l’enseignement supérieur, à l’emploi et à l’entrepreneuriat.
La cérémonie de clôture, organisée au Centre de formation de l’éducation nationale, s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis à Djibouti, Cynthia Kierscht, et le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moustapha Mohamed Mahamoud. Dans son allocution, la diplomate américaine a salué l’engagement des participants et la qualité des activités proposées tout au long de la semaine.

« Ce que vous avez accompli ici témoigne du pouvoir de l’éducation », a-t-elle déclaré, mettant en avant les efforts conjoints déployés pour promouvoir l’apprentissage de l’anglais à Djibouti. Elle a également rappelé que cet engagement s’inscrit dans une coopération de longue date entre les États-Unis et Djibouti dans le domaine éducatif.
L’ambassade des États-Unis mène en effet plusieurs programmes tout au long de l’année pour soutenir l’apprentissage de l’anglais auprès de différents publics. Des formations sont ainsi proposées aux élèves, aux enseignants, mais également aux fonctionnaires et aux professionnels issus de divers secteurs. Ces initiatives incluent notamment des cours d’anglais professionnel, adaptés aux besoins spécifiques des institutions publiques et des métiers. Selon l’ambassadrice, ces programmes contribuent à renforcer les capacités institutionnelles du pays tout en facilitant la coopération internationale. Elle a notamment évoqué des formations dispensées à des agents de l’administration publique, des professionnels du secteur judiciaire ainsi qu’aux forces de sécurité, illustrant ainsi la diversité des bénéficiaires.
Pour les autorités djiboutiennes, cette collaboration représente un atout majeur dans la stratégie de modernisation du système éducatif. Le ministre Moustapha Mohamed Mahamoud a, pour sa part, souligné l’importance de telles initiatives dans le développement des compétences des jeunes. Il a salué l’implication de l’ensemble des partenaires, notamment le CFEN, le CRIPEN et l’inspection d’anglais, qui ont contribué à la réussite de cette édition.
L’événement a également été marqué par la remise de prix aux meilleurs participants. Les élèves les plus performants ont reçu des récompenses, dont des tablettes, destinées à soutenir leur apprentissage et à encourager la poursuite de leurs efforts. Pour beaucoup, ces distinctions constituent une reconnaissance de leur travail, mais aussi une source de motivation pour l’avenir.
Au-delà de l’aspect pédagogique, «English Week 2026 » s’inscrit dans une initiative plus large baptisée « Freedom250 », qui commémore le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. À travers ce programme, l’ambassade américaine met en avant des partenariats concrets et durables, notamment dans les domaines de l’éducation et du renforcement des capacités.
L’accent mis sur la jeunesse n’est pas anodin. Les autorités américaines comme djiboutiennes considèrent les jeunes comme des acteurs clés du développement. La maîtrise de l’anglais apparaît dès lors comme un outil stratégique, ouvrant la voie à des opportunités académiques et professionnelles à l’international.
Dans un contexte de mondialisation accrue, cette langue constitue un pont entre les cultures et un vecteur d’échanges. Pour les élèves djiboutiens, elle représente une chance d’accéder à de nouveaux horizons, que ce soit dans les domaines du commerce, de la science, de la diplomatie ou encore du tourisme.
Avec une participation croissante et un engagement renouvelé des partenaires, « English Week » s’impose progressivement comme un rendez-vous incontournable du calendrier éducatif national. Elle illustre, une fois de plus, la vitalité de la coopération entre Djibouti et les États-Unis, ainsi que leur volonté commune d’investir dans le capital humain.
À travers cette initiative, c’est toute une génération qui est encouragée à croire en son potentiel et à se préparer à relever les défis de demain. Une ambition partagée qui, au-delà des mots, se construit chaque jour dans les salles de classe et les espaces d’apprentissage.









































