
A partir du 1er mai 2026, la Chine applique pleinement un traitement du tarif douanier zéro à 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle. Il s’agit d’une nouvelle mesure majeure, faisant suite à l’octroi par la Chine, depuis le 1er décembre 2024, d’un traitement du tarif douanier zéro à tous les pays les moins avancés (PMA) ayant des relations diplomatiques avec elle. Ainsi, la Chine est devenue la première grande économie mondiale à offrir un traitement tarifaire nul unilatéral et complet à tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, ainsi qu’à tous les PMA avec lesquels elle a des relations diplomatiques. Cette initiative favorise le développement commun entre la Chine et l’Afrique et ouvre également d’importantes perspectives pour Djibouti, carrefour incontournable de la Corne de l’Afrique.
A l’heure actuelle, la reprise économique mondiale reste fragile avec la montée du protectionnismeme, ce qui expose de nombreux pays africains, y compris Djibouti, à des défis graves.
En poursuivant avec l’Afrique le principe de sincérité, de résultats effectifs, d’amitié et de bonne foi, ainsi que d’intérêts partagés, la Chine entend ouvrir davantage son propre vaste marché par cette mesure de tarif douanier zéro, afin de partager ses opportunités de développement avec l’Afrique, dont Djibouti. Celle-ci contribuera à promouvoir les exportations africaines vers la Chine, à accélérer la modernisation industrielle africaine et à créer davantage d’emplois sur le continent, tout en mettant en œuvre une « soustraction » douanière au service d’une « addition » commerciale, d’une « multiplication » au bénéfice des populations africaines. A l’occasion du 70e anniversaire du début des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique cette année, le traitement chinois du tarif douanier zéro est un véritable cadeau fait à l’Afrique. Il illustre la volonté de la Chine, en tant que grand pays responsable, de soutenir fermement le commerce mondial basé sur le bénéfice mutuel et de contribuer au développement de l’Afrique. Il constitue également une mesure innovante pour mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino‑africaine (FOCAC) et consolider la communauté d’avenir partagé Chine‑Afrique de tout temps à l’ère nouvelle. Il y a quelques jours, dans son message de félicitations au Président djiboutien Ismail Omar Guelleh pour sa réélection, le Président chinois Xi Jinping a exprimé sa volonté de travailler avec son homologue djiboutien pour enrichir davantage le partenariat stratégique global sino-djiboutien au plus grand bénéfice des deux peuples. Le traitement chinois du tarif douanier zéro est une mesure importante de cette nature, qui injectera une puissante impulsion à la coopération gagnant-gagnant entre la Chine et Djibouti.
Premièrement, il favorisera les exportations djiboutiennes vers la Chine. Par exemple, les autorités compétentes chinoises et djiboutiennes ont récemment signé un accord de coopération visant à faciliter l’exportation de produits aquatiques surgelés de Djibouti vers la Chine. De même, les produits issus de l’exploitation des ressources de lac Assal, développés grâce à des investissements conjoints d’entreprises chinoises et de Djibouti, bénéficieront également de cet accès préférentiel au marché chinois.
Deuxièmement, il stimulera considérablement les exportations des pays voisins d’Afrique de l’Est, notamment l’Éthiopie, vers la Chine, ce qui favorisera le développement de Djibouti en tant que plaque tournante régionale du transit. Djibouti pourra exploiter pleinement les opportunités générées par l’augmentation des exportations des pays voisins vers la Chine en offrant des services de transit à plus forte valeur ajoutée, y compris des industries de stockage, de logistique et de transformation dans ses zones franches, contribuant ainsi à la diversification de son économie et à la réalisation de son objectif de renforcer sa position en tant que centre régional du commerce.
Dans la prochaine étape, les deux parties continueront de mettre en œuvre en profondeur le consensus des deux chefs d’État et les acquis du Sommet de Beijing de FOCAC, et d’approfondir la coopération dans divers domaines, afin de réaliser le développement commun au bénéfice mutuel.







































