
L’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) intensifie ses actions en faveur de l’insertion économique des jeunes d’Obock. À travers une rencontre de sensibilisation organisée dans le cadre du Projet Intégré de Résilience Communautaire (PIRC), l’institution a mobilisé une large frange de la jeunesse locale autour des opportunités d’entrepreneuriat, de financement et de développement interrégional, dessinant ainsi les contours d’un avenir économique plus inclusif et résilient.

Dans la dynamique nationale de promotion de l’emploi et de la résilience communautaire, la région d’Obock a été, mardi après-midi, le théâtre d’une importante rencontre dédiée à l’entrepreneuriat des jeunes. Organisée par l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS), cette réunion de sensibilisation s’inscrit dans le cadre du Projet Intégré de Résilience Communautaire (PIRC), un programme structurant visant à renforcer les capacités économiques locales.
C’est dans l’enceinte du siège du Conseil régional d’Obock que s’est tenue cette rencontre stratégique, présidée par le Directeur Général de l’ADDS, Mahdi Mohamed Djama. À ses côtés figuraient plusieurs responsables de l’Agence, notamment la Directrice des financements, le Coordonnateur du projet PIRC et le responsable du programme entrepreneuriat. L’événement a également enregistré la présence du Vice-président du Conseil régional d’Obock, témoignant de l’implication des autorités locales dans cette initiative d’envergure.

Face à eux, une jeunesse obockoise nombreuse et attentive, venue non seulement s’informer et mieux comprendre les enjeux, mais surtout s’approprier les opportunités offertes par ce projet ambitieux.
L’objectif de cette rencontre était de les sensibiliser à l’importance de l’entrepreneuriat comme véritable levier de développement économique et social, tout en mettant en lumière les dispositifs d’accompagnement et les mécanismes de financement susceptibles de transformer leurs initiatives en projets concrets et viables.
Il est à noter que PIRC doté d’un portefeuille global de 31 millions de dollars et co-géré avec le Ministère des Affaires Sociales et des Solidarités, se veut un outil structurant pour les régions. Pour Obock en particulier, il prévoit la création ou le renforcement de 50 très petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi que la mise en place ou l’appui à 10 groupements d’entraide par affinité (GEA). Des chiffres qui traduisent une volonté affirmée d’ancrer durablement l’activité économique au niveau local.
Dans son allocution, le directeur général de l’ADDS, Mahdi Mohamed Djama a livré un message à la fois mobilisateur et pragmatique. Il a encouragé les jeunes à exploiter pleinement le potentiel stratégique de leur région, notamment en matière de commerce transfrontalier. Située à proximité de plusieurs axes commerciaux régionaux, Obock dispose en effet d’atouts géographiques indéniables que la jeunesse est appelée à valoriser. Il a ainsi insisté sur l’importance de cultiver un esprit entrepreneurial fondé sur l’innovation, la prise d’initiative et l’exploitation des ressources locales. « L’avenir économique d’Obock repose sur votre capacité à transformer les opportunités en projets concrets », a-t-il déclaré en substance, appelant les jeunes, dans la foulée, à devenir des acteurs du changement.
Les échanges qui s’en sont suivis, ont permis de mettre en lumière plusieurs secteurs porteurs susceptibles de générer de l’emploi et de la valeur ajoutée dans la région. Parmi eux, l’agriculture intelligente, les industries culturelles et créatives, la pêche et la poissonnerie, la transformation alimentaire ou encore d’autres filières émergentes adaptées aux réalités locales. Autant de domaines dans lesquels le PIRC entend investir pour stimuler l’économie régionale.
Au-delà de la dimension locale, le directeur général de l’ADDS a également esquissé une vision plus large, axée sur le développement des échanges interrégionaux. Il a notamment évoqué la possibilité pour les jeunes d’Obock de s’impliquer dans les circuits commerciaux reliant le Yémen, Tadjourah, Djibouti-ville et l’Éthiopie. Une approche qui vise à renforcer les synergies économiques entre les régions et à créer de nouvelles opportunités d’affaires.
Dans cette perspective, il a encouragé la facilitation de l’acheminement des produits yéménites vers d’autres marchés nationaux et régionaux, tout en invitant les commerçants de Tadjourah à écouler leurs marchandises importées d’Éthiopie à Obock. Une dynamique d’échanges croisés qui pourrait, à terme, contribuer à dynamiser l’ensemble du tissu économique régional.
La rencontre s’est distinguée par son caractère interactif et participatif. Les jeunes présents n’ont pas hésité à poser des questions, à partager leurs préoccupations et à exprimer leurs attentes.
Les responsables de l’ADDS ont, de leur côté, apporté des réponses détaillées, renforçant ainsi la compréhension des dispositifs proposés et suscitant un réel enthousiasme.
Au terme de cette réunion, une certitude s’impose : la jeunesse d’Obock est prête à s’engager dans la voie de l’entrepreneuriat, à condition de bénéficier d’un accompagnement adéquat. À travers le PIRC, l’ADDS semble avoir posé les bases d’un écosystème favorable à l’émergence d’initiatives locales, porteuses de croissance et de résilience.
En mobilisant les jeunes autour de projets concrets et en favorisant l’accès au financement, l’Agence Djiboutienne de Développement Social réaffirme son rôle central dans la mise en œuvre des politiques sociales et économiques du pays. Plus qu’un simple programme, le PIRC apparaît ainsi comme un véritable catalyseur de transformation, plaçant la jeunesse au cœur du développement durable des territoires.
À Obock, cette ambition prend désormais forme, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs déterminés à bâtir l’avenir.
RACHID BAYLEH







































