
À Tadjourah, la pose de la première pierre de la Centrale d’Achat de Médicaments et de Matériels Essentiels (CAMME) marque une étape structurante dans le renforcement du système de santé. Au-delà de l’infrastructure, c’est une ambition profondément humaine qui s’exprime : garantir un accès plus équitable, plus rapide et plus sûr aux médicaments essentiels pour les populations du nord.

Le mercredi 29 avril dernier, la région de Tadjourah a accueilli un moment porteur d’espérance et de responsabilité collective : la cérémonie officielle de pose de la première pierre de la CAMME. Présidée par le Ministre de la Santé, cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à consolider les infrastructures sanitaires et à réduire les inégalités d’accès aux soins.
La cérémonie s’est déroulée en présence de hautes autorités administratives et régionales, témoignant de l’importance accordée à ce projet. Le ministre de la santé, Dr. Ahmed Robleh Abdilleh, le Préfet de Tadjourah, M. Houmed Abass, le Préfet d’Obock, M. Moussa Aden Maganeh, les présidents des Conseils Régionaux de Tadjourah et d’Obock, M. Omar Houssein et M. Mohamed Houmed, ainsi que le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Tadjourah, Dr Ibrahim Dimbio, ont pris part à cet événement aux côtés de nombreux responsables de la santé et acteurs institutionnels.
La CAMME est appelée à jouer un rôle central dans la chaîne d’approvisionnement en médicaments et équipements médicaux dans les régions du nord. En centralisant les achats et en organisant une distribution plus efficace, elle vise à garantir la disponibilité continue des produits de santé essentiels dans les structures sanitaires.
Au-delà de sa dimension technique, ce projet répond à une réalité humaine bien concrète. Dans les zones éloignées, les ruptures de stock, les délais d’approvisionnement et les difficultés logistiques ont un impact direct sur la prise en charge des patients. Derrière chaque médicament manquant, il y a souvent une attente, parfois une urgence, toujours une vie. C’est précisément pour répondre à ces réalités que la CAMME prend tout son sens. Elle incarne une volonté claire : rapprocher les ressources médicales des populations, réduire les inégalités territoriales et renforcer la continuité des soins. Les autorités présentes ont unanimement souligné la portée stratégique de ce projet.
Elles ont mis en avant son rôle dans l’amélioration de la performance du système de santé, mais aussi dans le renforcement de la confiance des citoyens envers les services publics de santé.
La présence conjointe des représentants de Tadjourah et d’Obock illustre également une dynamique de solidarité régionale. Elle rappelle que les défis sanitaires ne connaissent pas de frontières administratives et nécessitent des réponses coordonnées, cohérentes et durables. Dans un contexte où la demande en soins ne cesse d’évoluer, la CAMME apparaît comme un outil structurant, capable d’améliorer la disponibilité des médicaments, d’optimiser les ressources et de renforcer la résilience du système sanitaire face aux défis logistiques.
Plus qu’un chantier, la CAMME symbolise une promesse silencieuse mais essentielle : celle d’une santé plus proche des populations, plus équitable dans son accès et plus humaine dans sa réponse. À Tadjourah, cette première pierre ne construit pas seulement un bâtiment — elle construit un engagement envers la vie.
Ali Salfa









































