
Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de spiritualité, les trois premières vagues de pèlerins djiboutiens ont quitté hier la capitale à destination de Médine, première étape du Hajj. Encadrés par les autorités et soutenus par une organisation renforcée, près de 1 400 fidèles s’apprêtent à accomplir le cinquième pilier de l’islam dans des conditions optimisées, fruit d’une coopération étroite entre Djibouti et l’Arabie saoudite.

C’est un moment chargé de foi, d’espérance et de recueillement qui s’est déroulé hier à l’aéroport international de Djibouti. Les trois premières vagues de pèlerins djiboutiens ont pris leur envol en direction des lieux saints de l’islam, marquant ainsi le début officiel du grand départ pour le Hajj 2026. À bord des avions de la compagnie Flynas, chaque convoi, composé de 140 pèlerins, a quitté la capitale sous les regards émus de leurs proches et des autorités venues les saluer. Au total, dix rotations aériennes sont programmées dans les jours et semaines à venir pour acheminer l’ensemble des fidèles, dont le nombre est estimé à environ 1 400 cette année.
La cérémonie de départ s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles le ministre des Affaires musulmanes et des biens Waqfs, Moumin Hassan Barreh, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite à Djibouti, Matrek Abdullah Matrek Aldosari, ainsi que des responsables religieux et administratifs, parmi lesquels, le directeur général des Biens Waqfs, Elmi Nour Djama, le directeur général de l’institut Wasatiya, Al-Alsali Ahmed Abdullah, le directeur des affaires musulmans, Cheikh Okieh Kawrah Fatah
Dans son allocution, le ministre Moumin Hassan Barreh s’est félicité du bon déroulement des opérations de départ, soulignant l’importance accordée à l’encadrement des pèlerins. « Notre priorité est de garantir à chaque fidèle les meilleures conditions possibles pour accomplir ce devoir religieux majeur », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que le ministère n’a ménagé aucun effort pour améliorer l’organisation du pèlerinage, en intégrant notamment des outils numériques et des dispositifs modernes pour assurer un suivi efficace des pèlerins tout au long de leur séjour.
Des conditions de voyage améliorées
Parmi les innovations notables de cette édition 2026 du Hajj figure la distribution, à chaque pèlerin, de trois grandes valises ainsi que d’un sac à main destiné à sécuriser les documents personnels. Une initiative saluée unanimement par les bénéficiaires.
« Cela nous facilite énormément la tâche. Nous pouvons mieux organiser nos affaires et éviter les pertes », confie un pèlerin, visiblement ému à l’idée de se rendre pour la première fois à Médine.
Au-delà de cet aspect logistique, les autorités ont également renforcé les dispositifs d’accompagnement sur place. Dès leur arrivée en Arabie saoudite, les pèlerins djiboutiens seront pris en charge par une mission officielle dédiée, chargée de veiller à leur hébergement, leur transport et leur encadrement spirituel.
Une coopération bilatérale renforcée
L’ambassadeur saoudien à Djibouti, Matrek Abdullah Matrek Aldosari, a salué les efforts déployés par les autorités djiboutiennes, mettant en avant la qualité de la collaboration entre les deux pays.
Il a exprimé ses vœux sincères aux pèlerins pour un Hajj accepté, un effort récompensé et des péchés pardonnés, tout en soulignant que l’augmentation du quota de pèlerins djiboutiens, passé de 1 000 à 1 400, témoigne de la solidité des relations fraternelles entre Djibouti et le Royaume d’Arabie saoudite.
Le ministre Moumin Hassan Barreh qui a accompagné les pèlerins jusqu’au tarmac de l’aéroport a abondé dans le même sens, affirmant que cette évolution constitue une avancée majeure pour les fidèles djiboutiens, désormais plus nombreux à pouvoir s’acquitter ce pilier fondamental de l’islam.
Drapés de leurs Ihrams, ce départ représente pour les pèlerins, le début de l’accomplissement d’un long cheminement spirituel. Beaucoup n’ont pas caché leur émotion au moment de quitter le sol djiboutien, exprimant leur gratitude envers les autorités nationales.
Plusieurs d’entre eux ont tenu à saluer les efforts du président de la République Son Excellence, M. Ismail Omar Guelleh et du ministère des Affaires musulmanes, qui ont œuvré à améliorer les conditions d’organisation du pèlerinage.
Une organisation tournée vers l’excellence
Au fil des années, Djibouti n’a cessé d’améliorer la gestion du Hajj, faisant de l’accompagnement des pèlerins une priorité nationale. L’intégration des nouvelles technologies, la coordination avec les autorités saoudiennes et le renforcement des équipes d’encadrement témoignent de cette volonté d’excellence.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large visant à valoriser les pratiques religieuses dans un cadre structuré, sécurisé et digne.
Il est à noter que Djibouti s’est engagé depuis ces dernières années à offrir à ses fidèles les meilleures conditions pour accomplir le Hadj qui constitue le 5ème pilier de l’Islam.









































