Les ministres des Affaires étrangères de Djibouti et de 18 autres pays condamnent la décision de la Colombie d’ouvrir une ambassade à Jérusalem. Dans un communiqué commun publié le vendredi 16 octobre 2026, ils estiment que cette initiative va à l’encontre des résolutions des Nations unies et risque de compromettre les efforts internationaux en faveur d’une paix juste et durable au Proche-Orient. Ils appellent Bogota à revenir sur cette décision et réaffirment leur soutien au droit du peuple palestinien à un État indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est pour capitale.
La déclaration rassemble les chefs de la diplomatie de Djibouti, de l’Arabie saoudite, de la Palestine, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Türkiye, de l’Algérie, du Soudan, de la Syrie, de la Somalie, d’Oman, du Qatar, du Koweït, du Liban, de la Libye, de la Malaisie, de l’Égypte et du Yémen. Par cette prise de position collective, ces pays expriment leur opposition à toute initiative diplomatique susceptible, selon eux, de remettre en cause le statut de Jérusalem et les fondements d’un règlement politique du conflit israélo-palestinien.
Dans leur communiqué, les ministres rappellent que toute mesure visant à modifier le statut juridique ou historique de Jérusalem-Est, territoire palestinien occupé depuis 1967, ou à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est, à leurs yeux, dépourvue de validité juridique.
Ils fondent notamment leur position sur les résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptées en 1980, qui rejettent les mesures visant à modifier le caractère et le statut de la ville et appellent les États à retirer leurs missions diplomatiques de Jérusalem.
Les signataires considèrent que la décision colombienne est contraire à ces dispositions et qu’elle porte atteinte aux efforts internationaux destinés à parvenir à une solution négociée. Ils réaffirment leur attachement à la solution à deux États, qui prévoit la coexistence d’Israël et d’un État palestinien indépendant et souverain, conformément aux paramètres internationaux de règlement du conflit.
Les ministres appellent ainsi le gouvernement colombien à reconsidérer son choix, à revenir sur sa décision et à respecter ses obligations au regard du droit international. Ils lui demandent également de s’abstenir de toute mesure susceptible de porter atteinte aux droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à l’autodétermination et à la création de son propre État, avec Jérusalem-Est pour capitale.
À travers cette déclaration commune, Djibouti et les pays signataires réaffirment leur attachement au respect du droit international et aux résolutions des Nations unies. Ils rappellent que le statut de Jérusalem demeure un enjeu central de toute perspective de paix durable au Proche-Orient et que son règlement doit s’inscrire dans un processus politique fondé sur les droits des peuples et les principes reconnus par la communauté internationale.










































