Les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), en partenariat avec la Fédération djiboutienne d’athlétisme (FDA), ont officiellement lancé, jeudi à l’hôtel Kempinski, la 43e édition de la Course du Grand Bara. Cette conférence de presse marque le coup d’envoi d’un événement sportif devenu au fil du temps l’un des rendez-vous les plus emblématiques à Djibouti.

Prévue le 11 décembre 2026 aux premières lueurs du jour, cette nouvelle édition revêt une importance particulière. En effet, sous l’égide de la Fédération djiboutienne d’athlétisme et forte de l’obtention du prestigieux label World Athletics depuis 2025, l’épreuve adopte désormais l’appellation officielle de « Course internationale du Grand Bara », consacrant ainsi son rayonnement au-delà des frontières nationales.

Pour l’occasion, plusieurs personnalités étaient réunies autour des organisateurs, notamment le général de brigade aérienne Olivier Poncet, commandant des Forces françaises stationnées à Djibouti, le président de la Fédération djiboutienne d’athlétisme, Saïd Ismaël Hassan, le directeur des sports du secrétariat d’État  chargé des sports, Abchir Ali , une représentante de l’Ambassade de France à Djibouti, l’athlète djiboutien, Ayanleh Souleiman ainsi que des athlètes et partenaires engagés dans l’organisation de cet évènement sportive.

Créée en 1980 à l’initiative du colonel Loridon, alors chef de corps de la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère, la course du Grand Bara s’est progressivement imposée comme une référence dans le paysage sportif djiboutien. Organisée au cœur d’un décor naturel exceptionnel, elle attire chaque année de nombreux passionnés venus relever le défi de cette compétition unique.

Depuis 2021, l’épreuve se décline en deux formats. D’une part, la distance historique de 15 kilomètres, véritable test de résistance et d’endurance d’autre part, la Crystal Bara, une course de 7 kilomètres qui a su, au fil des éditions, acquérir sa propre notoriété et séduire un public toujours plus large.

Cette évolution s’appuie principalement sur la coopération étroite entre la Fédération djiboutienne d’athlétisme et les Forces françaises stationnées à Djibouti, coorganisatrices de l’événement. Ainsi, ce partenariat contribue non seulement à renforcer l’attractivité de la compétition, mais également à illustrer la qualité des relations d’amitié qui unissent Djibouti et la France. De ce fait, le Grand Bara est devenu bien plus qu’une simple course : il constitue aujourd’hui un symbole fort de cette coopération.

Par ailleurs, le parcours de 15 kilomètres, tracé au cœur d’un environnement aussi majestueux qu’exigeant, met chaque année à l’épreuve la détermination, la persévérance et le dépassement de soi des coureurs. Toutefois, la richesse de cette compétition ne réside pas uniquement dans la performance sportive. Elle se distingue également par sa dimension humaine, en réunissant des femmes et des hommes de tous horizons autour des valeurs universelles du sport.

S’exprimant lors de la cérémonie de la conférence de presse, le général de brigade aérienne Olivier Poncet a souligné que « la course du Grand Bara est le reflet d’une histoire et d’une amitié profondément ancrées entre Djibouti et la France. En devenant aujourd’hui une course internationale, elle ouvre une nouvelle page de cette histoire ; celle d’un événement qui rassemble les générations et les nations autour d’une même passion pour le sport, au cœur d’un site mythique ».

De son côté, le président de la Fédération djiboutienne d’athlétisme, Saïd Ismaël Hassan, a rappelé que la fédération est engagée depuis l’année dernière dans l’organisation de cette épreuve aux côtés des Forces françaises stationnées à Djibouti. Selon lui, cette collaboration permet d’offrir à la course une nouvelle dimension tout en préservant son identité, son héritage et son histoire.

Enfin, s’exprimant au nom de l’ambassadeur de France, la représentante de l’Ambassade de France à Djibouti a mis en avant l’excellence de la coopération franco-djiboutienne qui entoure la préparation de l’événement. Elle a estimé que cette course constituait une démonstration concrète de ce qui peut être accompli lorsque les partenaires unissent leurs efforts au service d’un projet commun.

SOUBER HASSAN