
Une trentaine de professionnels de santé des régions de Tadjourah et d’Obock participent, depuis le 6 octobre, à une formation consacrée au programme HEARTS. Organisée par l’Hôpital régional de Tadjourah, en collaboration avec le ministère de la Santé et avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette initiative vise à améliorer la prévention, le dépistage et la prise en charge de l’hypertension artérielle, du diabète et des autres maladies non transmissibles.

Médecins, infirmiers et sages-femmes sont réunis autour d’un objectif commun : renforcer leurs compétences afin d’offrir aux patients une prise en charge plus efficace et un suivi médical régulier, au plus près des communautés. Le programme HEARTS privilégie notamment une approche intégrée des maladies cardiovasculaires, fondée sur le dépistage précoce, le diagnostic, l’instauration de traitements adaptés et la continuité des soins.
L’enjeu est majeur, car l’hypertension et le diabète peuvent évoluer pendant longtemps sans symptômes apparents. En l’absence de diagnostic ou de traitement approprié, ces maladies peuvent entraîner de graves complications, notamment des accidents vasculaires cérébraux, des affections cardiovasculaires et une insuffisance rénale. D’où l’importance de renforcer les capacités des équipes sanitaires et de promouvoir les consultations préventives. À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’Hôpital régional de Tadjourah, le Dr Dimbio, a souligné l’importance de la formation continue des professionnels de santé. Après avoir remercié la ministre de la Santé pour son soutien, il a invité les participants à mettre les connaissances acquises au service de l’amélioration concrète des soins. Il a notamment insisté sur le rôle des structures de santé de proximité, qui constituent un maillon essentiel dans le dépistage précoce et le suivi des patients, particulièrement dans les localités éloignées où l’accès aux services spécialisés peut être plus difficile.
Le responsable hospitalier a également rappelé que la prise en charge des maladies chroniques doit s’inscrire dans une approche globale de la santé, intégrant notamment la dimension mentale et le bien-être psychologique des patients.
De son côté, l’OMS a mis l’accent sur la prévention, l’importance d’un suivi médical régulier et la sensibilisation des patients aux comportements favorables à la santé. Le respect des traitements prescrits et le maintien d’un contact régulier avec les professionnels de santé figurent également parmi les éléments essentiels d’une prise en charge efficace.
La participation conjointe de professionnels de Tadjourah et d’Obock confère à cette session une dimension interrégionale. Elle favorise le partage d’expériences et le renforcement des compétences, avec pour perspective d’améliorer la qualité des services proposés aux populations des deux régions. Le président du Conseil régional de Tadjourah a, pour sa part, réaffirmé la volonté des autorités régionales d’accompagner les initiatives visant à améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones éloignées.
Au-delà de la formation, l’objectif est de pérenniser les acquis du programme HEARTS dans les structures sanitaires. Face à la progression des maladies non transmissibles, le dépistage précoce, la prévention et la continuité des soins demeurent des leviers essentiels pour limiter les complications et améliorer la qualité de vie des patients.
Ali Salfa










































