Depuis plus de deux décennies, Ismaïl Omar Guelleh impulse une transformation profonde du système sanitaire djiboutien. Entre modernisation des infrastructures, décentralisation des soins et montée en puissance des compétences locales, le pays redessine progressivement sa carte médicale, avec un objectif clair : garantir à chaque citoyen, où qu’il vive, un accès équitable à des soins de qualité.

Au fil des années, Djibouti a engagé une transformation progressive de son système de santé, avec une priorité claire : rapprocher les soins des populations, notamment dans les régions éloignées de la capitale. Cette orientation n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d’une volonté politique affirmée, portée par le président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, à l’origine de nombreux projets structurants dans le secteur sanitaire.

Depuis son accession à la magistrature suprême en 1999, le chef de l’État a fait de la santé publique le socle de son projet de société. Pour le président de la république, il ne peut y avoir de développement économique durable sans une population en bonne santé. Dès le début de son premier mandat, le constat était sans appel : le système était fragile, centralisé et incapable de répondre aux attentes d’une nation en pleine croissance. C’est sous son impulsion que le pays a rompu avec l’immobilisme pour bâtir, pierre par pierre, une architecture sanitaire solide et résiliente.

La politique sanitaire à Djibouti s’est progressivement intensifiée, aussi bien dans la capitale que dans les régions de l’intérieur, traduisant une volonté claire des autorités de réduire les inégalités d’accès aux soins. Cette dynamique s’est concrétisée notamment par la mise en service, en 2012, de l’hôpital régional d’Arta.

Cet établissement moderne offre des soins spécialisés ainsi que des examens médicaux avancés, notamment grâce à l’utilisation de scanners et de techniques chirurgicales de pointe.

D’une capacité initiale de 128 lits, cet hôpital, qui s’étend sur une superficie de 5 hectares, comprend plusieurs grands services, parmi lesquels la maternité, la chirurgie et la cardiologie. Il constitue ainsi un pilier essentiel du système de santé régional, en permettant aux populations locales d’accéder à des soins de qualité sans avoir à se déplacer vers la capitale. Toujours dans le cadre du renforcement des infrastructures sanitaires régionales, un autre projet majeur a été concrétisé avec l’inauguration, en avril 2016, de l’hôpital régional Docteur Ahmed Absieh Warsama dans la ville d’Ali Sabieh, par le président de la République Ismaïl Omar Guelleh. Cet établissement moderne dispose d’une capacité de 117 lits et est doté de plateaux techniques complets répondant aux normes actuelles de la médecine.

Les soins médicaux proposés dans cet hôpital sont variés et couvrent un large éventail de spécialités, notamment la médecine générale, l’ophtalmologie, la stomatologie, la pédiatrie, les urgences, ainsi que la maternité. Il offre également des services de chirurgie orthopédique, viscérale et abdominale, sans oublier un service de réanimation et de prise en charge des cas critiques. Depuis sa mise en service, cet établissement répond de manière satisfaisante aux besoins des populations des régions du sud, en particulier Ali Sabieh et Dikhil. Cette initiative s’inscrit dans une vision politique globale visant à renforcer l’autonomie des régions en matière de santé. En rapprochant les services médicaux des populations, les autorités entendent non seulement améliorer l’accessibilité aux soins, mais également réduire la surcharge des infrastructures hospitalières de la capitale.

Dans cette même logique de décentralisation, un nouveau jalon a été franchi avec l’inauguration, en décembre 2024, de l’hôpital régional de Tadjourah. Cet établissement moderne dispose de l’ensemble des services de santé essentiels, notamment un pavillon de médecine générale, un service de cardiologie, un bloc de gynécologie-obstétrique ainsi qu’un service ORL incluant l’ophtalmologie. Grâce à un plateau technique performant et à des équipements médicaux de dernière génération, cet hôpital est capable de réaliser des diagnostics rapides et précis, notamment à travers une radiologie diversifiée et un laboratoire d’analyses médicales avancé. Il comprend également une unité de médecine interne, une spécialité clé reconnue pour sa capacité à prendre en charge des pathologies complexes et variées.

Avec une capacité d’accueil de plus de 50 lits, cet établissement peut recevoir plusieurs centaines de patients chaque jour. Il respecte en outre des normes strictes en matière de santé maternelle et infantile, ce qui constitue un enjeu majeur dans le contexte sanitaire national. Les unités de soins intensifs sont directement reliées aux blocs opératoires, équipés des technologies les plus avancées, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des cas urgents.

Il convient également de souligner que la construction de cet hôpital est le fruit d’une coopération entre Djibouti et la République populaire de Chine, illustrant l’importance des partenariats internationaux dans le développement du secteur de la santé.

Par ailleurs, toujours à Tadjourah, une avancée majeure a été réalisée en août 2025 avec le lancement du tout premier centre de dialyse dans le nord du pays, inauguré par le président Ismaïl Omar Guelleh. Cette infrastructure, financée par la fondation Saad  Omar Guelleh, représente une étape décisive pour les patients souffrant d’insuffisance rénale. Grâce à ce centre, les malades peuvent désormais bénéficier de traitements spécialisés sur place, sans avoir à se rendre à Djibouti-ville, ce qui réduit considérablement les coûts, les déplacements et les risques liés à l’attente. Cette réalisation contribue ainsi à améliorer la qualité de vie des patients tout en renforçant l’équité dans l’accès aux soins.

Au-delà de ces réalisations concrètes, cette politique sanitaire s’inscrit dans une stratégie globale visant à moderniser le système de santé national, à renforcer les capacités médicales locales et à promouvoir un développement équilibré entre les différentes régions du pays. Elle traduit une volonté politique forte d’assurer un accès universel aux soins, en mettant l’accent sur la qualité, la proximité et l’efficacité des services de santé.

Mais si l’on s’arrête deux minutes sur ces faits, on comprend que l’enjeu dépasse largement la simple construction de bâtiments en béton. Cette vision, portée avec constance depuis 1999, visait à briser cette concentration étouffante à Djibouti-ville. Si vous tombiez malade à Obock ou à Dikhil il y a vingt  six ans , votre survie ne dépendait pas seulement de la médecine, mais de la route. C’était une loterie tragique. Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est l’effacement progressif de cette injustice géographique. On ne parle plus de petits dispensaires de brousse où l’on se contente de panser des plaies, on parle de véritables plateaux techniques capables de rivaliser avec ce qui se fait de mieux dans la capitale. On a enfin admis que le droit à la santé ne devait pas s’arrêter aux portes de la ville.

Prenez l’exemple de la maternité. C’est sans doute là que le changement est le plus viscéral. Autrefois, une complication pendant l’accouchement dans une zone reculée était synonyme de deuil potentiel. Aujourd’hui, avec des blocs opératoires fonctionnels à Ali Sabieh ou Tadjourah, une césarienne d’urgence n’est plus une expédition désespérée vers la capitale. C’est une intervention de routine, pratiquée à quelques kilomètres du foyer familial. On sauve des mères, on sauve des nouveaux-nés, et on le fait dans la dignité. Cette sécurité-là, elle n’a pas de prix pour les familles qui, jadis, vivaient chaque grossesse avec une angoisse sourde.

Il y a aussi cet aspect technologique qu’il ne faut pas négliger. On a parfois tendance à croire que la haute technologie est réservée aux pays occidentaux, mais Djibouti est en train de prouver le contraire. L’arrivée de la télémédecine dans nos régions n’est pas un gadget. C’est un lien vital. Imaginez un jeune médecin affecté dans le Nord qui se retrouve face à un cas complexe. Avant, il était seul. Aujourd’hui, il peut envoyer des images, des résultats de scanner, et discuter en direct avec un spécialiste à l’Hôpital de Peltier ou celui de l’hôpital de Balbala . Cette intelligence collective, boostée par la fibre optique, fait que même dans le désert le plus reculé, le patient bénéficie de l’expertise nationale. C’est une forme de solidarité numérique qui remplace l’isolement d’autrefois.

Mais soyons réalistes, une machine, aussi sophistiquée soit-elle, ne soigne personne si personne ne sait la faire marcher. Le vrai défi, celui qui a été pris à bras le corps, c’est celui des hommes et des femmes. La création de la Faculté de Médecine de Djibouti a été le véritable moteur de cette autonomie souhaitée par le Président. On forme nos propres médecins, nos propres infirmiers, nos propres techniciens. Et surtout, on leur donne envie de servir leur pays, partout sur le territoire. Quand un habitant d’Arta voit un jeune médecin djiboutien lui parler dans sa langue, avec une compréhension parfaite de ses réalités sociales, la confiance revient. Le système de santé n’est plus une institution froide et lointaine, il devient un service de proximité, humain et accessible.

Il ne faut pas non plus occulter les difficultés. Entretenir des équipements de pointe sous un climat de 45 degrés avec du sable et de l’humidité n’est pas une mince affaire. C’est une bataille logistique de tous les instants. Mais là encore, Djibouti a appris. On ne se contente plus d’acheter des machines, on forme des techniciens biomédicaux capables de les réparer. La maintenance est devenue une priorité pour éviter que ces joyaux technologiques ne deviennent des coquilles vides. C’est une gestion rigoureuse qui garantit la pérennité de l’investissement public.

Le regard vers l’avenir est ambitieux. Djibouti se rêve en hub médical pour toute la Corne de l’Afrique. Et pourquoi pas ? Nous avons la stabilité, nous avons désormais les infrastructures, et nous développons l’expertise. Attirer des patients de la région n’est plus une utopie, c’est une perspective économique sérieuse qui viendrait renforcer encore davantage notre système national. Plus nous serons performants, plus nous serons attractifs, et plus nous pourrons réinvestir dans la santé de nos propres citoyens. C’est un cercle vertueux qui est en train de se mettre en place.

En fin de compte, quand on regarde le chemin parcouru depuis 1999, l’évolution est foudroyante. Ce qui était hier des rêves lointains  avoir un scanner en région, pouvoir dialyser à Tadjourah, voir des chirurgiens djiboutiens opérer à Arta  est devenu notre quotidien. On a cessé de subir la fatalité pour prendre en main notre destin sanitaire sous la houlette d’un leadership déterminé à bâtir une nation forte car en bonne santé.

L’engagement de l’État ne faiblit pas car les besoins évoluent. Avec le changement des modes de vie, nous devons maintenant anticiper les maladies chroniques, le diabète, l’hypertension. Nos nouveaux hôpitaux sont aussi des centres d’éducation et de prévention. Ils ne sont plus seulement là pour guérir, ils sont là pour apprendre aux Djiboutiens à rester en bonne santé. C’est un travail de longue haleine, souvent ingrat, mais c’est le prix de l’émergence.

Au-delà des chiffres et des statistiques de fréquentation hospitalière, c’est le sentiment de sécurité qui prime. Savoir que l’on peut tomber malade sans que cela signifie la fin du monde pour sa famille, savoir que l’État veille sur vous même si vous habitez loin de la capitale, c’est cela qui fait une nation solide. Djibouti poursuit ainsi son chemin vers une amélioration durable des conditions sanitaires, avec des résultats concrets qui se ressentent déjà dans la vie des populations. Chaque nouveau service ouvert, chaque vie sauvée dans un hôpital régional, vient confirmer que nous sommes sur la bonne voie. L’infrastructure est là, le personnel est là, et la volonté politique, chevillée au corps du Président depuis plus de deux décennies, est plus forte que jamais. C’est un héritage durable pour les générations de demain.

Mohamed Chakib