C’est avec une immense douleur que nous avons appris cette nouvelle bouleversante, qui a plongé nos cœurs dans une tristesse indicible. Nazli était de ces êtres rares que l’on n’oublie jamais. Elle appartenait à tous : fille aimante, sœur précieuse, mère au cœur généreux, elle était, pour beaucoup, bien plus encore — un refuge, une présence, une lumière.
Son humanité sincère et son dévouement sans limite ont touché chaque recoin de la société djiboutienne. Elle savait rassembler, apaiser, et donner sans compter. En apprenant sa disparition, un vertige nous a saisis : vers qui se tourner pour offrir du réconfort, quand chacun ressent une perte si personnelle ? À sa mère, à son père, à son oncle, à son époux, à ses frères et sœurs, à ses proches innombrables… ou à ce peuple entier, femmes et hommes, jeunes et anciens, tous unis dans la peine et venus instinctivement vers elle, comme attirés par ce qu’elle incarnait de bonté et d’amour.
Nazli restera à jamais gravée dans nos mémoires comme un symbole vivant des liens profonds qui unissent les cœurs au-delà des familles et des cercles. Elle était, au plus profond d’elle-même, une véritable fille de Djibouti, portant en elle l’âme et la générosité de tout un peuple.
Qui consoler, en vérité ? Peut-être faut-il d’abord apaiser nos propres cœurs, tant son absence nous bouleverse intimement. Pour ma part, je pleure une petite sœur, chère et irremplaçable.
J’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus attristées à son père, Abdallah Kamil, qui est pour moi un second père, à sa mère bien-aimée, au Président de la République qui la considérait comme sa fille, à son époux mon frère Ali Hassan, à mon frère Naguib, à ses frères et sœurs, à ses enfants adorés, ainsi qu’à l’ensemble du peuple djiboutien.
Que son âme repose en paix, et que sa mémoire continue d’éclairer nos vies.
Naguib Ali Taher







































