La capitale a accueilli, hier  mercredi, une réunion extraordinaire des Directeurs et Chefs des Services de Renseignements de l’Afrique de l’Est. Tenue à l’Ayla Grand Hôtel Djibouti, cette rencontre de haut niveau, organisée avec le concours des autorités djiboutiennes, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire régionale face à des menaces de plus en plus complexes.

Les travaux ont principalement porté sur l’évaluation de la menace terroriste persistante dans la région de la Corne de l’Afrique, ainsi que sur les défis liés aux réseaux transnationaux, notamment les trafics illicites, la cybercriminalité et les flux financiers clandestins.

Les responsables des services de renseignement ont convenu de renforcer les mécanismes d’échange d’informations en temps réel, ainsi que la coordination des opérations transfrontalières.

L’objectif est de mieux anticiper les mouvements des groupes armés et de prévenir toute tentative de déstabilisation dans la région.

À l’ouverture des travaux, le Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed et le Directeur général de la Sécurité nationale Hassan Said Kaireh ont rappelé le rôle stratégique de Djibouti, présenté comme un « carrefour de paix et de stabilité» au cœur de la région.

Les deux responsables ont également insisté sur la nécessité d’adapter les outils de renseignement aux nouvelles menaces sécuritaires, désormais plus diffuses, hybrides et interconnectées, appelant à une réponse collective et modernisée.

À l’issue des échanges, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une communauté est-africaine du renseignement fondée sur la mutualisation des expertises et des informations, tout en respectant strictement la souveraineté des États.

Cette réunion a rassemblé des représentants de plusieurs pays de la région, notamment Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, ainsi que des États insulaires tels que les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles.