
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ainsi que le président de la République française, Emmanuel Macron, ont tenu, hier mercredi 13 mai 2026, des consultations informelles au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Cette rencontre de haut niveau a permis aux trois dirigeants d’échanger sur plusieurs questions africaines et internationales d’intérêt commun, mettant en évidence une forte convergence de vues sur les grands défis contemporains.

Au cœur des discussions figurait la réaffirmation de leur attachement au multilatéralisme, considéré comme le cadre essentiel pour apporter des réponses collectives aux enjeux liés à la paix et à la sécurité, au développement durable, au changement climatique ainsi qu’aux vulnérabilités économiques mondiales.
Les trois responsables ont également plaidé en faveur d’une gouvernance internationale plus représentative et inclusive, en particulier au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont souligné la nécessité d’une représentation africaine conforme à l’esprit du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte.
Ils ont par ailleurs réaffirmé la centralité des solutions africaines face aux crises qui affectent le continent, insistant sur l’importance d’un partenariat équilibré entre l’Union africaine et les Nations unies.
Dans ce cadre, les trois dirigeants ont réitéré leur engagement en faveur de la mise en œuvre effective de la Résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations unies, qualifiée d’avancée structurante dans le financement des opérations africaines de soutien à la paix. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir un financement prévisible, durable et soutenable pour ces missions.
Les discussions ont également porté sur la mobilisation internationale en faveur des priorités africaines. Les trois parties sont convenues de travailler à l’organisation d’une conférence internationale destinée à mobiliser les ressources du secteur privé en faveur du Fonds pour la paix de l’Union africaine, en marge du Forum de Paris sur la Paix prévu à Paris les 11 et 12 novembre prochains.
Concernant la situation au Moyen-Orient, les dirigeants ont exprimé leur vive préoccupation face aux répercussions économiques, énergétiques et alimentaires du conflit sur le continent africain, notamment en matière d’approvisionnement en hydrocarbures et en engrais. Ils ont appelé à un renforcement de la solidarité internationale afin d’atténuer ces impacts, particulièrement pour les pays africains les plus vulnérables.
À ce titre, la France a indiqué que cette problématique serait inscrite à l’ordre du jour du Sommet du G7 prévu les 15, 16 et 17 juin prochains.
À travers cette concertation, les trois dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de promouvoir des réponses collectives, solidaires et durables aux défis de paix, de sécurité et de développement qui concernent à la fois l’Afrique et l’ensemble de la communauté internationale.







































