Au Palais du Peuple, la cérémonie de remise des certificats de la deuxième promotion de l’École nationale d’études judiciaires a réuni les plus hautes autorités judiciaires du pays. Présidée par le ministre de la Justice, Ali Hassan Bahdon, cette étape marque l’entrée officielle de quarante jeunes juristes dans les métiers de la magistrature et du greffe, au service du renforcement de l’État de droit à Djibouti.

Sous l’égide du ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, l’École nationale d’études judiciaires (ENEJ) a organisé, jeudi dernier, une cérémonie solennelle de remise de certificats à la deuxième promotion des auditeurs de justice et des greffiers stagiaires. L’événement, tenu au Palais du Peuple, a symbolisé l’aboutissement de deux années de formation rigoureuse et l’intégration imminente de ces jeunes juristes au sein du système judiciaire national.

Aux côtés du ministre, plusieurs hautes personnalités ont honoré la cérémonie de leur présence, notamment le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Maki Abdoulkader Omar, le président de la Cour suprême, M. Djama Souleiman Ali, la conseillère juridique du président de la République, Mme Souad Houssein Farah, ainsi que le directeur général de l’ENEJ, M. Mag-Teereg Ibrahim Ahmed. D’autres figures majeures de l’appareil judiciaire étaient également présentes, dont la première présidente de la cour d’appel, Mme Nima Ali Warsama, la première présidente de la Cour des comptes, Mme Ismahan Mahamoud Ibrahim, et le procureur de la République, M. Hassan Mohamed Hassan.

Baptisée « Promotion Khadija Abeba », cette deuxième cohorte, composée d’une quarantaine d’auditeurs de justice et de greffiers stagiaires, incarne le renouveau du corps judiciaire djiboutien. Appelés à porter la robe, symbole d’impartialité, d’égalité et de solennité, ces jeunes professionnels s’apprêtent à exercer des fonctions essentielles au bon fonctionnement de la justice.

Au fil des allocutions, les intervenants ont unanimement souligné la portée de cet événement, tant pour les récipiendaires que pour l’ensemble du système judiciaire. Tous ont salué les efforts déployés par l’ENEJ, une institution encore jeune mais appelée à devenir un pilier central de la formation juridique à Djibouti.

S’adressant aux diplômés, le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Maki Abdoulkader Omar, a livré un message empreint de gravité et de responsabilité : « En recevant ce diplôme, vous n’embrassez pas seulement une carrière, vous revêtez une robe qui symbolise l’impartialité, la rigueur et l’humanité ». Il a insisté sur la complexité de la fonction judiciaire, rappelant que chaque décision engage des vies, des familles et des libertés.

Dans la même veine, la conseillère juridique du chef de l’État, Mme Souad Houssein Farah, a exhorté les nouveaux juristes à faire preuve d’éthique, de rigueur et de loyauté dans l’exercice de leurs fonctions. « Cette cérémonie est un appel au devoir et au sens du service public », a-t-elle souligné, insistant sur la responsabilité qui leur incombe dans la consolidation de la confiance des citoyens envers la justice.

De son côté, le président de la Cour suprême, M. Djama Souleiman Ali, a félicité les autorités pour les progrès réalisés depuis la création de l’ENEJ. Il a plaidé pour un renforcement des moyens alloués à cette institution, afin de lui permettre de poursuivre pleinement sa mission. Rappelant le rôle fondamental du magistrat, il a affirmé que celui-ci demeure au cœur de l’État de droit, garant de l’application de la loi et de l’autorité de l’État.

Clôturant la cérémonie, le ministre de la Justice, Ali Hassan Bahdon, a dressé un bilan positif des premières années d’activité de l’ENEJ. « En seulement quelques années, notre école a déjà formé un nombre significatif de juristes appelés à occuper des fonctions clés, qu’il s’agisse de magistrats, de greffiers, d’huissiers ou de notaires », a-t-il indiqué.

Il a également replacé cette initiative dans le cadre plus large de la politique nationale de développement, impulsée par le président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, qui accorde une importance particulière à la formation et à la valorisation du capital humain.

S’adressant directement aux diplômés, le garde des Sceaux a mis en avant la qualité de la formation dont ils ont bénéficié, contrastant avec les générations précédentes qui apprenaient souvent « sur le tas ». Il les a appelés à traduire cet investissement en un engagement professionnel exemplaire, tant dans leur travail que dans leur comportement.

La cérémonie s’est achevée par la remise des certificats, moment solennel et chargé d’émotion pour les récipiendaires et leurs familles. Au-delà de la symbolique, cet acte marque le début d’une carrière au service de la justice pour ces jeunes Djiboutiens, désormais appelés à contribuer activement au renforcement et à la modernisation du système judiciaire national.

Avec cette nouvelle promotion, Djibouti confirme sa volonté de bâtir une justice plus performante, portée par des professionnels formés localement, compétents et conscients des enjeux de leur mission.

Sadik Ahmed