
La Commission Nationale des Droits de l’Homme de Djibouti, en partenariat avec le Réseau Arabe des Institutions Nationales des Droits de l’Homme, a officiellement lancé mardi dernier un atelier de dialogue consacré au processus d’accréditation de l’institution djiboutienne auprès des instances internationales.

Organisé à l’Ayla Grand Hotel, cet atelier de deux jours, qui se poursuit jusqu’au 30 avril, marque une étape importante dans le renforcement institutionnel de la Commission et dans sa démarche de mise en conformité avec les standards internationaux en matière de promotion et de protection des droits fondamentaux.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs hautes personnalités, parmi lesquelles le Secrétaire général du ministère de la Justice, M. Maki, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Djibouti, M. Ali Soubaneh Atteyeh, ainsi que le Secrétaire général du Réseau Arabe des Institutions Nationales des Droits de l’Homme.
Les commissaires ainsi que les membres du personnel de la Commission ont également pris part à cette rencontre, traduisant l’importance stratégique accordée à cette démarche.
Cet atelier vise principalement à examiner les critères et exigences liés à l’obtention du statut d’accréditation, conformément aux Principes de Paris, référence internationale qui encadre le fonctionnement et l’indépendance des institutions nationales des droits de l’Homme à travers le monde.
À travers cette initiative, la Commission entend renforcer ses capacités institutionnelles, améliorer ses mécanismes de fonctionnement et consolider son positionnement en tant qu’acteur central de la promotion des droits humains en République de Djibouti. Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Djibouti a souligné que cet atelier constitue une étape déterminante dans le processus d’accréditation internationale de l’institution.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés afin d’aligner davantage les pratiques et le fonctionnement de la Commission sur les exigences internationales. « Cet atelier représente une opportunité majeure pour renforcer nos capacités institutionnelles et avancer de manière concrète vers une accréditation conforme aux Principes de Paris », a-t-il indiqué.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de la Justice a rappelé l’importance de cet accompagnement technique dans le cadre du renforcement institutionnel de la Commission. Il a réaffirmé l’engagement des autorités nationales à soutenir pleinement cette dynamique. « Le ministère de la Justice demeure mobilisé pour accompagner la Commission dans cette démarche structurante, qui participe au renforcement de l’État de droit et à la consolidation de la culture des droits humains dans notre pays », a-t-il déclaré. Durant ces deux journées, les participants prendront part à plusieurs sessions de dialogue, d’échanges d’expériences et de réflexion autour des meilleures pratiques adoptées par les institutions homologues dans le monde arabe et à l’international.
Des recommandations pratiques seront également formulées afin d’accompagner efficacement la Commission dans son processus d’accréditation.
Au-delà de son aspect technique, cet atelier traduit la volonté affirmée de Djibouti de poursuivre ses efforts en matière de gouvernance institutionnelle et de promotion des droits fondamentaux. L’obtention de cette accréditation constituerait une avancée significative pour la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Djibouti, en renforçant sa crédibilité, son rayonnement international et sa capacité d’action au service des citoyens.








































