
Le « Projet d’amélioration des bidonvilles et de développement urbain intégré de Djaga-Bouldhouq » vient de franchir une étape décisive de sa mise en œuvre. Une centaine de logements sociaux, destinée à accueillir les familles de ce secteur du quartier 7, ciblé par le programme de restructuration et d’amélioration du cadre urbain, sont désormais entièrement achevés. Édifiés dans la nouvelle zone de Nassib, ces habitations modernes seront très prochainement remises aux premières familles bénéficiaires.

Au-delà d’une simple opération d’aménagement, le « Projet d’amélioration des bidonvilles et de développement urbain intégré de Djaga-Bouldhouq » incarne une volonté politique affirmée : celle de faire émerger une ville plus structurée, plus vivable et résolument tournée vers l’avenir. Dans cette optique, les autorités entendent conjuguer urbanisme moderne, cohésion sociale et développement économique local.
Situé dans le Quartier 7 de la commune de Boulaos, Djaga-Bouldhouq est l’un des secteurs historiques confrontés à une urbanisation spontanée et à la prolifération d’habitations précaires. Face à ces défis, le projet engagé repose sur une approche globale visant à transformer en profondeur l’organisation de l’espace urbain. Il prévoit notamment la création de voies de circulation modernes, d’espaces de détente, ainsi que de zones commerciales destinées à dynamiser l’activité économique locale.
Cependant, cette restructuration implique également des opérations de démolition ciblées. Certaines habitations vétustes céderont ainsi la place à des infrastructures modernes. Une étape sensible, mais nécessaire, qui s’accompagne d’un dispositif de relogement soigneusement planifié afin de garantir la continuité du cadre de vie des populations concernées.

Dans ce cadre, l’Agence de Réhabilitation Urbaine et du Logement Social a d’ores et déjà franchi une étape décisive avec la construction d’une centaine de logements sociaux destinés à accueillir les premières familles de Djaga-Bouldhouq. Ces habitations, prêtes à être livrées, témoignent de la volonté des autorités d’agir concrètement et rapidement.
Hier, le Directeur Général de l’ARULoS, Abdourahman Ali Ahmed, s’est rendu sur le site d’accueil et de relogement des habitants de Djaga-Bouldhouq afin de constater de visu l’état d’avancement des travaux.
Sur place, le constat est sans équivoque : une centaine de logements sociaux sont désormais prêts à être livrés. Ces habitations neuves, conçues pour répondre aux besoins variés des familles, proposent différentes typologies allant du F1 au F5, avec des superficies comprises entre 96 et 192 mètres carrés. Une offre résidentielle qui tranche nettement avec les conditions précaires auxquelles étaient confrontées de nombreuses familles dans leur ancien environnement. Contrairement à certaines rumeurs infondées relayées sur les réseaux sociaux, les autorités tiennent à préciser que le site de relogement ne se situe nullement à proximité d’une décharge.
Bien au contraire, ces habitations sont implantées au cœur de la zone stratégique de Nassib, à Balbala, un secteur en pleine expansion, appelé à devenir un pôle résidentiel majeur de la capitale.
Idéalement située entre la cité militaire, l’école fondamentale de Nitobé et le futur hôpital actuellement en construction, cette zone offre des perspectives de développement particulièrement prometteuses. Elle bénéficie d’un positionnement stratégique qui facilitera l’accès aux services essentiels, tout en favorisant l’intégration des populations relogées dans un environnement urbain structuré.
Au-delà de cette première phase, le projet prévoit une densification progressive de la zone de Nassib, avec la construction de plusieurs milliers de logements sociaux supplémentaires. Une ambition qui s’inscrit dans une vision à long terme visant à résorber durablement l’habitat précaire et à accompagner la croissance urbaine de la ville.
Un autre aspect fondamental de ce programme réside dans l’approche participative adoptée par les autorités. Une attention particulière a été accordée à l’écoute des habitants de Djaga-Bouldhouq. Ces derniers ont été associés au processus et ont signé, sans contrainte, des protocoles d’accord leur permettant de bénéficier des nouveaux logements. Une démarche qui vise à instaurer un climat de confiance et à garantir l’adhésion des populations au projet.
Cette dimension humaine est essentielle pour assurer la réussite d’une telle opération. Car au-delà des infrastructures, c’est bien la qualité de vie des habitants qui constitue le cœur de cette transformation. Offrir un logement décent, sécurisé et adapté aux besoins des familles représente un levier puissant pour améliorer durablement les conditions de vie.
La remise des clés aux premières familles est d’ailleurs annoncée pour très prochainement. Une étape importante qui marquera le début d’une nouvelle vie pour de nombreux ménages, mais également l’aboutissement concret des efforts engagés par les pouvoirs publics.









































