
Lors d’un débat de haut niveau au Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur de Djibouti aux Etats Unis et représentant permanent auprès des Nations Unies M.Mohamed-Siad Doualeh a livré un plaidoyer ferme en faveur de la sécurité maritime, dans un contexte international marqué par des tensions croissantes autour des grandes voies de navigation.
Il a d’emblée souligné que les perturbations dans les détroits stratégiques ne sont plus des risques abstraits, mais des réalités aux conséquences immédiates sur le commerce mondial, l’énergie et la sécurité alimentaire. Situé à l’entrée de la mer Rouge, Djibouti se trouve au cœur de ces enjeux, notamment à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, véritable artère du commerce international.
Dans son intervention, le représentant djiboutien a insisté sur le respect du droit international, en particulier de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qu’il considère comme le socle indispensable d’un ordre maritime stable. Liberté de navigation, transit sans entrave et respect des règles communes doivent, selon lui, être garantis par tous les États et acteurs non étatiques.
Au-delà des principes, Djibouti met en avant son engagement concret. Le pays joue un rôle central dans la lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden, notamment à travers le Code de conduite de Djibouti, devenu un modèle de coopération régionale. Il accueille également plusieurs bases et dispositifs internationaux dédiés à la sécurisation des routes maritimes et au soutien des opérations humanitaires. Le discours a également mis en lumière une dimension souvent sous-estimée : le lien étroit entre sécurité maritime, environnement et changement climatique. Pollution, naufrages et dégradation des écosystèmes marins constituent, selon Djibouti, des menaces croissantes pour les populations côtières et les économies locales.
Face à ces défis, le Président Ismail Omar Guelleh, a récemment réaffirmé la volonté de notre pays de soutenir les efforts internationaux visant à maintenir des voies maritimes ouvertes et sûres. Une position qui s’inscrit dans une stratégie plus large mêlant sécurité, développement durable et coopération internationale.
Enfin, Djibouti appelle le Conseil de sécurité à renforcer son action : condamner les attaques contre les navires commerciaux, prévenir toute tentative de blocage des routes maritimes et s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, telles que la pauvreté et les effets du changement climatique.
« Les mers sont une responsabilité partagée », a conclu l’ambassadeur, appelant la communauté internationale à privilégier la coopération et le respect du droit plutôt que les logiques de confrontation. Un message clair dans un contexte où la sécurité des océans devient plus que jamais un enjeu global.








































