
Réunie à la Chambre de commerce de Djibouti, l’assemblée générale constitutive 2026 du secteur de la construction et des travaux publics a marqué une nouvelle étape dans l’organisation des acteurs du BTP. Cabinets d’ingénierie, bureaux d’études et professionnels du secteur ont été appelés à structurer leur association afin de mieux défendre leurs intérêts, renforcer leurs compétences et contribuer plus efficacement au développement national.

Dans une salle attentive de la Chambre de commerce de Djibouti, les échanges ont été nourris hier matin autour d’un enjeu stratégique : donner au secteur de la construction et des travaux publics une représentation plus forte, plus organisée et mieux adaptée aux défis actuels du pays.
À l’occasion de l’assemblée générale constitutive 2026 du secteur de la construction et des travaux publics, la Chambre de commerce a réuni les cabinets d’ingénierie, les bureaux d’études ainsi que plusieurs professionnels du BTP pour engager un vaste chantier institutionnel : la restructuration et la formalisation de leur association professionnelle. Cette rencontre, placée sous le signe de la concertation et du renforcement des capacités, visait avant tout à accompagner les acteurs du secteur dans la compréhension des mécanismes de création et de fonctionnement d’une organisation associative solide, crédible et durable.
Dans un contexte où les grands projets d’infrastructures se multiplient à Djibouti — routes, ports, logements, bâtiments administratifs et équipements publics — la nécessité d’un cadre de représentation commun devient de plus en plus évidente. Les cabinets d’ingénierie et les professionnels du BTP jouent un rôle essentiel dans cette dynamique, mais restent souvent confrontés à des défis communs : manque de coordination, absence de plateforme de dialogue institutionnel, difficultés de visibilité ou encore insuffisance de structuration professionnelle.
C’est précisément pour répondre à ces enjeux que la Chambre de commerce a initié cette démarche. L’objectif est clair : permettre aux ingénieurs, architectes, bureaux d’études techniques et cabinets spécialisés de parler d’une seule voix, de défendre leurs intérêts collectifs et de participer davantage aux grandes orientations du développement économique national. Au cours de la séance, plusieurs interventions ont porté sur les modalités de création d’une association professionnelle : élaboration des statuts, définition des missions, organisation interne, règles de gouvernance, élection des responsables, obligations administratives et rôle des adhérents. Les participants ont également été sensibilisés à l’importance de la transparence, de la représentativité et de la pérennité institutionnelle dans la vie associative.
Les responsables de la Chambre de commerce ont insisté sur la nécessité de dépasser les approches individuelles pour construire une dynamique collective. Selon eux, une association forte permettra non seulement de défendre les intérêts du secteur, mais aussi de favoriser le partage d’expériences, la mutualisation des compétences et la professionnalisation accrue des métiers du BTP.
« Le développement du pays passe aussi par la structuration de ses compétences techniques », a souligné un intervenant, rappelant que les ingénieurs et les cabinets spécialisés constituent un maillon indispensable dans la réussite des grands projets nationaux.
Les participants ont, de leur côté, salué cette initiative qu’ils considèrent comme une opportunité attendue depuis longtemps. Plusieurs ont évoqué la nécessité d’un cadre permanent de dialogue avec les institutions publiques, les maîtres d’ouvrage et les partenaires privés afin de mieux faire entendre les réalités du terrain et les besoins spécifiques de la profession.
Au-delà de la simple création administrative d’une association, cette rencontre ouvre la voie à une nouvelle culture de collaboration entre les professionnels du BTP. Elle pourrait également favoriser l’émergence de standards de qualité plus exigeants, d’actions de formation continue et d’une meilleure régulation du secteur.
Il est à noter que la structuration du secteur de la construction et des travaux publics apparaît ainsi comme une étape nécessaire pour accompagner la restructuration du secteur.
En réunissant les acteurs du terrain autour d’un projet commun, la Chambre de commerce de Djibouti envoie un signal fort : celui d’un secteur qui ne veut plus seulement construire des bâtiments, mais aussi bâtir son propre avenir institutionnel.
RACHID BAYLEH









































