
À Djibouti, le domaine de la santé est aujourd’hui au cœur des priorités nationales. La santé publique n’est plus seulement une question de soins, de structures ou d’indicateurs : elle est devenue un marqueur de dignité humaine, un facteur de cohésion sociale et un élément essentiel du développement national. Face à une croissance démographique soutenue, à l’urbanisation accélérée et à la montée de défis sanitaires complexes, l’État djiboutien a choisi d’investir massivement dans son système de santé, en plaçant l’accès aux soins de qualité au centre de sa feuille de route de développement.

Cette ambition est portée au plus haut niveau de l’État. Son Excellence le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, n’a eu de cesse de rappeler que la santé est un droit fondamental pour chaque citoyen djiboutien et qu’investir dans ce secteur, c’est investir dans l’avenir de la nation. Lors de la cérémonie de remise de diplômes à la première promotion de Masters de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé, il a souligné que le pays avait franchi des étapes majeures dans la construction et la modernisation d’infrastructures sanitaires, l’extension des capacités d’accueil et le déploiement de services spécialisés en cardiologie, néonatologie, santé maternelle ou encore imagerie médicale.
Sous l’impulsion politique du chef de l’État et avec l’implication technique du ministère de la Santé, dirigé par le Dr Ahmed Robleh Abdilleh, Djibouti esquisse aujourd’hui un système de santé plus solide, plus accessible et plus adapté aux défis contemporains. Les dernières années ont été riches en projets structurants : inaugurations de nouvelles structures hospitalières, campagnes de vaccination, renforcement des capacités de prise en charge et collaborations internationales — autant d’éléments qui témoignent d’une dynamique inédite dans l’histoire sanitaire du pays.

Réponses aux besoins de santé, inégalités territoriales et contraintes démographiques
La santé est universellement reconnue comme un droit fondamental dans toute société civilisée. À Djibouti, cette conviction s’est progressivement traduite dans les faits au fil des dernières décennies. Cependant, au début des années 2000, le pays faisait encore face à de nombreuses contraintes : des structures sanitaires concentrées dans la capitale, des régions mal desservies, une pénurie de spécialistes, des indicateurs sanitaires qui peinaient à évoluer et des populations rurales souvent éloignées des services de base.
Dans ce contexte, la croissance démographique rapide représentait une pression constante sur le système de santé. La densité de population à Djibouti-ville, combinée à la mobilité des populations rurales vers les centres urbains, accentuait les besoins en infrastructures sanitaires et en personnel qualifié. En outre, certaines zones de l’intérieur retrouvaient difficilement un accès régulier aux soins de base, ce qui générait des disparités territoriales importantes.

En réponse à ces défis, l’État a progressivement mis en place une politique de santé publique plus cohérente et plus inclusive. Dès le début des années 2000, le ministère de la Santé a été renforcé dans ses missions, avec une vision claire : rapprocher les services de santé des populations, renforcer la prévention, moderniser les structures existantes, et former davantage de professionnels de santé. Cette politique a cherché à conjuguer la logique curative avec une approche préventive, reconnaissant que la lutte contre les maladies ne peut se limiter à la prise en charge des malades, mais doit aussi intégrer la promotion de la santé publique, l’éducation sanitaire et la réduction des facteurs de risque.
Les inégalités territoriales, longtemps une réalité persistante, ont progressivement été prises en compte dans la planification des actions sanitaires. L’État a adopté une approche plus équilibrée visant à développer des infrastructures de santé dans les régions, en complément des établissements de la capitale. Cette volonté s’est traduite par des investissements significatifs dans des structures hospitalières modernes à l’extérieur de Djibouti-ville, ainsi que par l’amélioration des centres de santé communautaires.

Parallèlement, l’amélioration des indicateurs de santé, comme la réduction de la mortalité maternelle et infantile, est devenue un objectif prioritaire. Cela se reflète dans la mise en place de programmes nationaux de santé maternelle et infantile, de campagnes de vaccination généralisées et de stratégies spécifiques de lutte contre les maladies transmissibles.
L’un des défis majeurs résidait aussi dans l’émergence des maladies non transmissibles, telles que le diabète, l’hypertension ou les maladies cardiovasculaires, liées à l’évolution des modes de vie et à l’urbanisation. Reconnaissant que ces affections exigent une réponse tout aussi urgente que les maladies infectieuses, le ministère de la Santé, sous la direction du Dr Ahmed Robleh Abdilleh, a renforcé les stratégies de prévention, la sensibilisation du public et le dépistage précoce.

Outre les besoins médicaux, la santé publique à Djibouti a dû s’adapter aux réalités des épidémies et des urgences sanitaires. L’épisode de la pandémie de Covid-19 a mis en lumière la nécessité d’avoir un système de santé résilient et suffisamment flexible pour faire face à des crises imprévues. La réponse réussie du pays à cette crise a démontré l’importance d’investissements soutenus dans les infrastructures hospitalières, la formation des personnels, l’approvisionnement en équipements médicaux et la coordination multisectorielle.
Réformes institutionnelles, gouvernance sanitaire et expansion des infrastructures
Face à ces enjeux, l’État djiboutien a procédé à de profondes réformes, tant institutionnelles que opérationnelles. Le ministère de la Santé a été confirmé comme l’organe central de pilotage de la politique sanitaire, avec une mission élargie pour coordonner l’ensemble des interventions, garantir l’équité territoriale et renforcer la qualité des services.
L’un des axes majeurs de cette réforme institutionnelle a été l’amélioration de la gouvernance sanitaire.
Cela s’est traduit par une meilleure planification des ressources, une coordination renforcée avec les partenaires internationaux, une supervision accrue des activités des centres de santé et une mobilisation plus étroite des parties prenantes locales.
La modernisation des infrastructures sanitaires est sans doute l’un des volets les plus visibles de cette dynamique transformante. Dans les dernières années, plusieurs structures de santé ont été construites ou modernisées, marquant des étapes importantes dans la couverture sanitaire du pays.
Parmi les réalisations récentes les plus significatives figure l’inauguration de l’hôpital régional de Tadjourah, une structure de grande envergure dotée d’un plateau technique moderne comprenant des services de médecine générale, de cardiologie, de gynécologie-obstétrique, d’oto-rhino-laryngologie et d’imagerie médicale. Cet hôpital, qui porte le nom du Dr Bourhan Mohamed Aref, un des pionniers de la médecine djiboutienne, a été officiellement inauguré par le Président de la République M. Ismail Omar Guelleh en décembre 2024, en présence des autorités nationales et de partenaires du secteur de la santé.
Cette inauguration illustre la volonté de l’État de faire sortir de terre des établissements de référence, capables non seulement d’offrir des soins de proximité, mais aussi de répondre à des spécialités médicales avancées, jusque-là souvent accessibles uniquement à l’étranger pour de nombreux patients djiboutiens.
À cela s’ajoute l’ouverture récente, en octobre 2025, de l’Hôpital Al Shifa à Djibouti-ville, une infrastructure hospitalière moderne de grande capacité construite sur une surface de plus de 32 000 mètres carrés. Cet établissement, financé par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale de Djibouti, dispose d’une capacité d’accueil importante et d’équipements de pointe permettant de traiter quotidiennement plusieurs centaines de patients. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le chef de l’État, Son Excellence M. Ismail Omar Guelleh, en présence de nombreux responsables politiques, diplomatiques et partenaires techniques, reflet de la mobilisation nationale autour du renforcement du système de santé.
À ces structures s’ajoutent des initiatives dans les régions : des services spécialisés, comme des unités de dialyse à l’hôpital régional d’Ali Sabieh, ont été inaugurés pour améliorer la prise en charge des patients nécessitant des soins spécifiques proches de leur lieu de vie. Cette unité de dialyse répond à un besoin de longue date exprimé par les communautés locales, notamment dans la région du sud du pays, et a été accompagnée d’un dialogue entre le ministère de la Santé, les leaders communautaires et le personnel soignant, afin d’adapter l’offre de soins aux réalités du terrain. Dans la capitale, des structures essentielles comme l’Hôpital Général Peltier et le Centre Hospitalier Universitaire de Djibouti (CHUD) ont bénéficié de mises à niveau et d’équipements améliorés. Une unité de traitement d’eau moderne au centre de dialyse de Peltier a été inaugurée, augmentant significativement la capacité de prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale.
Parallèlement à ces constructions, l’État a multiplié les campagnes de prévention et de vaccination. Le lancement officiel, en avril 2025, de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite par le Dr Ahmed Robleh Abdilleh vise à protéger des milliers d’enfants à travers tout le pays contre cette maladie potentiellement invalidante. Cette campagne s’inscrit dans une stratégie de santé publique plus large visant à éliminer les maladies évitables et à renforcer l’immunité collective.
La coopération internationale a également joué un rôle crucial dans le renforcement du système de santé. Outre les investissements dans les infrastructures, des partenariats techniques ont permis l’acquisition d’équipements modernes — comme des machines d’hémodialyse offertes par l’Inde, qui ont considérablement amélioré les capacités de prise en charge des patients nécessitant des soins rénaux spécialisés. Les relations de coopération avec d’autres pays, comme le Maroc, ont donné lieu à des accords visant le partage d’expertise, la formation et le renforcement des capacités des professionnels de santé djiboutiens. Ces partenariats stratégiques contribuent à enrichir le capital humain national et à rapprocher les standards de soins des meilleures pratiques médicales régionales et internationales.
La mise en œuvre de ces réformes et la multiplication des infrastructures illustrent la volonté du ministère dirigé par le Dr Ahmed Robleh Abdilleh de bâtir un système de santé plus performant, équitable et adapté aux besoins du XXIᵉ siècle.
Grandes réalisations, prévention, innovation et solidarité nationale
Au-delà des infrastructures, Djibouti a intensifié ces dernières années ses efforts de prévention, de recherche et de collaboration scientifique. En janvier 2025, sous le haut patronage du ministre de la Santé Dr Ahmed Robleh Abdilleh, le Centre Hospitalier Universitaire de Djibouti a organisé la première édition des Journées Scientifiques du CHUD, réunissant plus de 300 professionnels de santé autour du thème « La recherche médicale au service de la qualité des soins ». Cette initiative marque un tournant important dans le développement scientifique du pays, renforçant les liens entre recherche, formation et pratique clinique pour améliorer la performance du système de santé.
Parallèlement, Djibouti a accueilli des missions médicales internationales, des dons de matériel et des caravanes de soins destinées à compléter les efforts nationaux, notamment dans les zones rurales les plus isolées. Ces initiatives multilatérales illustrent la solidarité internationale qui entoure le renforcement du système de santé djiboutien.
Sur le plan régional, le pays s’efforce d’adopter des approches innovantes en matière de santé numérique et de surveillance épidémiologique. La remise d’équipements de santé numérique dans le cadre d’une coopération avec l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l’Union européenne s’inscrit dans cette dynamique, en améliorant les capacités de suivi des maladies et de coordination des interventions sanitaires à l’échelle régionale.
Dans le domaine de la solidarité nationale, des fondations médicales privées et publiques ont également vu le jour. L’inauguration de la Fondation Saad Omar Guelleh, un centre de dialyse doté d’équipements sophistiqués, illustre l’engagement de la société civile à compléter l’action publique, en offrant des services spécialisés de haute qualité aux populations qui en ont le plus besoin.
Cette dynamique globale traduit une conscience partagée : la santé ne peut être cantonnée à la logique des soins curatifs, mais doit s’étendre à la prévention, à la recherche, à l’innovation et à l’accessibilité universelle.
À l’image des progrès observés dans d’autres secteurs essentiels, comme l’éducation ou l’urbanisme, la santé à Djibouti est aujourd’hui en pleine transformation. Portée par une vision politique claire, consolidée par des investissements massifs en infrastructures et animée par une volonté de justice sociale, la politique sanitaire nationale pose des bases solides pour un système de santé plus inclusif, plus performant et mieux préparé aux défis futurs.
Grâce à l’engagement du Président de la République M. Ismail Omar Guelleh et à la mise en œuvre des stratégies dirigées par le Dr Ahmed Robleh Abdilleh, Djibouti avance résolument vers un modèle de santé qui protège tous ses citoyens, réduit les inégalités et favorise l’émergence d’une société en meilleure santé.
La santé n’est plus seulement un service. Elle est devenue un pilier du vivre-ensemble, un vecteur de dignité humaine et un catalyseur de développement pour les générations présentes et futures.









































