
Nous y voilà, le compte à rebours est lancé ! À quelques jours de la rentrée scolaire, le stress pour les mamans monte d’un cran. Entre les mamans zen, les stressées du quotidien et celles que rien n’affecte, elles sont nombreuses à appréhender le retour en classe avec son lot de tracas. Regard sur ces femmes qui font tourner le monde et méritent toute notre attention.

Fini les vacances et s’il y a bien une période que toutes les femmes du monde redoutent, c’est bien la rentrée scolaire. Normal, après trois mois de répit et d’un repos bien mérité, il ne reste plus que quelques jours avant les réveils matinaux et les tracas du quotidien. Et chacune se prépare à sa manière : il y a celles qui organisent tout au millimètre près, celles qui courent dans tous les sens le matin, et celles que rien n’affecte et qui restent tranquilles. Plus qu’une question de personnalité, l’attitude de ces mères varie en fonction du comportement de leurs enfants, et de leur nombre aussi.
Les mères zen
Croire que les mamans ne crient pas le matin serait une utopie : elles crient toutes, sans exception. Pourtant, au moment de déposer leurs bambins devant les écoles, vous pouvez croiser des mères bien apprêtées, tranquilles, qui ne courent pas dans tous les sens. Mais comment font-elles ? Tout est une question d’organisation. Tout est planifié, calculé, scruté, la veille avec soin. Les habits des enfants repassés, les gourdes préparées, les goûters déjà dans les sacs, les cahiers au complet. Et de surcroît, elles ont le temps de se maquiller et de se préparer pour aller au travail. Quel miracle, et surtout quelle organisation ! Digne d’une académie militaire, me direz-vous. Mais ce qui est également très important à savoir et qui joue beaucoup, c’est surtout que leurs enfants sont tellement habitués à ce rythme de vie très militaire que tout est prêt le soir. Rien n’échappe à leurs regards, elles prennent même le temps de nettoyer les chaussures de leurs rejetons. Et le matin, au réveil, tout coule de source. Pas de réprimandes, pas de stress, elles sont zen et tranquilles. Elles ne crient pas, n’ouvrent même pas la bouche, car elles sont tellement habituées à ce rythme de vie qu’elles ne font que des envieuses.

Les mamans stressées
Dans certains quartiers, où les maisons sont adjacentes, on entend un son le matin très tôt : celui d’une maman énervée qui ne fait que crier sur ses enfants. Ces pauvres femmes sont souvent confrontées aux caprices de leurs gamins, qui ne veulent pas se doucher, qui refusent de s’habiller ou qui préfèrent une tenue à une autre. Quel calvaire ! Devant autant de réticences, elles n’arrivent plus à s’exprimer normalement et crier est devenu leur quotidien.
Et les voisins, affectés par tout ce remue-ménage, ne peuvent qu’avoir pitié de ces mères souvent dépassées par le comportement de leurs bambins. Stressées, elles n’arrivent plus à se faire entendre autrement. Et le pire, c’est que les enfants, habitués aux sempiternelles remontrances de leurs mamans, ne les écoutent plus et restent de marbre face à tout ça. Qui plaindre dans ce cas ? Les pères sûrement, car ils ne font rien pour alléger la charge mentale de leurs épouses. Ils restent figés dans leur zone de confort, sourds à tout ce qui se passe autour d’eux. Et tous les matins, les mêmes habitudes : à penser que ces femmes, démunies devant autant d’ingratitude, n’ont plus le choix. Elles assument toutes seules les boutades de leurs rejetons, capricieux à souhait.

Les mamans impassibles
Rentrées scolaires ou pas, certaines femmes ont le don d’être tranquilles, aucunement dérangées par le retour en classe de leurs enfants. Dépenses scolaires, habillement, fournitures, bref, autant de choses que les autres mamans redoutent les laissent impassibles. Le réveil matinal ? Très peu pour elles. Elles dorment paisiblement et laissent les enfants gérer eux-mêmes leur quotidien. Tant qu’à faire, elles ont compris que leur santé mentale et physique passent avant toute chose. Elles restent tranquillement dans leur coin, pendant que dans certaines familles c’est le brouhaha total. Elles ne veulent pas compromettre leur tranquillité d’esprit et de corps. Les enfants sont mal habillés, n’ont pas mangé le matin, ont oublié leurs goûters, bref, rien ne les affecte. Mais quelle solution miracle ont-elles trouvé pour faire preuve d’autant de détachement ?
Ces femmes ont tout simplement compris la vie : elles ont vite découvert que les enfants, malgré toutes les bonnes volontés du monde, n’en font qu’à leur tête. Alors elles jouent donc sur deux volets : soit s’investir corps et âme, soit faire preuve d’un détachement total et les laisser gérer leur vie, et ce malgré leur jeune âge. Et elles ont opté pour la seconde option. Néanmoins, elles ont raison : égoïsme ou pas, les enfants grandiront, et un jour ou l’autre, ils devront bien sûr se prendre en charge tout seuls. Alors pourquoi ne pas leur inculquer les valeurs d’indépendance très tôt ? Une chose reste sûre : à trop les couver, ils n’y gagnent rien, et ils seront toujours dépendants de leurs parents. Alors, vaut mieux s’y prendre en avance : voici leur credo en or.
Entre la fatigue du quotidien, le stress familial et les horaires de travail, beaucoup de femmes appréhendent la rentrée scolaire. Elles se préparent bien des semaines en avance à être énervées et sollicitées de toutes parts. Elles prévoient à l’avance les dépenses, achètent les fournitures et les habits de l’école plusieurs jours avant la rentrée. Et un élément à ne pas négliger : les femmes de ménage font également partie des soucis à gérer avant le retour en classe. Il s’agit de trouver la perle rare, celle qui pourra aider la mère de famille à s’occuper des enfants. Toutefois, ces demoiselles, se faisant de plus en plus rares, désertent également le champ de bataille, et ce, au détriment des pauvres mamans qui se retrouvent très souvent seules à se débattre avec leurs enfants. Quelle attitude donc adopter avant la rentrée ? Peut-être un subtil mélange de ces trois comportements. Tout revoir la veille et préparer en avance les affaires, rester zen et crier un peu serait une solution comme une autre. Mais à vrai dire, il serait peut-être plus judicieux que les papas aussi s’engagent davantage pour aider leurs épouses, car les enfants, par principe, reproduisent à la longue le comportement des adultes. Des parents sur les nerfs n’offrent rien de bon, alors il serait temps que ces messieurs s’engagent plus dans l’éducation de leurs enfants. Car pour l’instant, devant les écoles, le pourcentage de mères stressées et en retard est bien plus élevé que celui des pères. Alors messieurs, retroussez vos manches et au travail, car la rentrée scolaire frappe à nos portes. Et surtout, pour toutes les mamans, il serait temps de lâcher la bride et de laisser faire vos maris, même si au final le résultat sera sûrement catastrophique. Car les papas djiboutiens ne sont pas tous tombés dans la potion magique d’Obélix et ont le don de rester zen face à toutes les catastrophes… familiales, bien sûr.
N. Kadassiya