Depuis 1999, la République de Djibouti a opéré une mutation profonde de son paysage social. Sous l’impulsion du Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, le pays a transformé ses racines ancestrales et le dynamisme de sa population jeune en véritables leviers de développement durable. La jeunesse et la culture ont ainsi cessé d’être au fils des années des secteurs secondaires pour devenir les piliers de la stratégie de développement national de notre pays.

En un quart de siècle, et grâce à la volonté du président de la République, Djibouti n’a pas seulement célébré ses traditions et, elle les a gravées dans le marbre du droit international. Le passage d’une gestion sectorielle à une vision intégrée a permis d’aligner la politique nationale sur les standards les plus exigeants de l’UNESCO. ​Cette métamorphose repose sur un trépied législatif solide : la protection du patrimoine culturel pour contrer le trafic illicite, l’instauration d’un statut de l’artiste pour offrir une dignité économique aux créateurs, et une loi d’orientation liant indéfectiblement jeunesse et culture. L’outil opérationnel de cette ambition, l’Agence nationale pour la promotion de la culture, placée sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse et de la Culture, assure désormais le rayonnement de la créativité djiboutienne bien au-delà des frontières.

Le Patrimoine, entre tradition et modernité 

La politique culturelle de la République de Djibouti a connu une transformation majeure, positionnant la culture et la jeunesse comme des leviers stratégiques du développement durable, de la cohésion sociale et du rayonnement international. Cette période marque le passage d’une approche sectorielle à une vision intégrée, alignée sur les conventions culturelles de l’UNESCO.  Le rayonnement international de Djibouti s’est manifesté par une offensive diplomatique culturelle sans précédent.  Le pays a multiplié les inscriptions et candidatures au patrimoine mondial : du symbolisme du Xeedho (2023) au Xeer Ciise (2024), jusqu’au Qibna Orobî (2025). Le site des arts rupestres d’Abourma, véritable livre d’histoire à ciel ouvert, est également en lice pour une reconnaissance mondiale. ​Cette valorisation ne reste pas figée dans le passé : elle s’incarne dans les Industries Culturelles et Créatives (ICC). Design, mode, cinéma et arts numériques bénéficient désormais de programmes d’incubation et de mentorat, transformant le talent brut des jeunes en carrières structurées.

Une Jeunesse Autonomisée

Si la culture est l’âme du pays, la jeunesse en est le moteur. Des programmes d’insertion économique sont au cœur des priorités du ministère de la jeunesse et de la culture. ​L’une des réalisations les plus visibles de ces deux dernières décennies est la décentralisation de l’accès à la culture et aux loisirs. Sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de la Culture, le pays s’est doté d’un réseau dense de Centres de Développement Communautaire (CDC). ​Ces infrastructures, présentes aussi bien dans les quartiers de la capitale que dans les régions de l’intérieur, servent de lieux d’apprentissage, d’échange et de citoyenneté. Elles permettent d’offrir aux jeunes des espaces sécurisés pour le sport, l’informatique et les arts, réduisant ainsi les fractures sociales et géographiques. ​Ces centres ne sont pas de simples bâtiments ; ils sont devenus des lieux de vie où se joue l’intégration sociale. Ils proposent l’accès au numérique via des salles informatiques pour réduire la fracture digitale,des formations civiques pour détourner les jeunes des fléaux sociaux (comme le khat ou la délinquance)ainsi que des plateaux sportifs et des scènes de théâtre qui ont vu naître une nouvelle génération de talents djiboutiens.

Djibouti, représenté sur les scènes internationales

Depuis l’arrivée à la magistrature suprême du Président Guelleh, la jeunesse djiboutienne s’illustre sur les scènes internationales en mettant en valeur nos traditions et notre patrimoine.

De nombreux festivals, salons et manifestations culturelles ont été organisés à l’échelle nationale et régionale, favorisant l’accès à la culture, la décentralisation culturelle et l’émergence de nouveaux talents. Le Concours national d’éloquence « ORATIO », relancé l’année dernière, a renforcé les capacités d’expression, d’argumentation et de leadership de plus de 150 jeunes, s’inscrivant dans une dynamique de participation citoyenne et de valorisation du débat public.

Djibouti a par ailleurs renforcé sa présence au sein de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien (CJSOI), avec une participation active aux Jeux régionaux, notamment ceux de 2025 aux Seychelles, où la délégation djiboutienne a remporté 9 médailles et obtenu l’organisation de l’édition 2029.

Par ailleurs, plus de 300 jeunes Djiboutiens ont participé à des forums et sommets régionaux et internationaux sur ces cinq dernières années, renforçant la visibilité et l’influence de la jeunesse djiboutienne.

L’année 2025 restera gravée comme celle du triomphe de la diplomatie de la jeunesse. En accueillant le 5ème Forum Panafricain de la Jeunesse (PAYF), Djibouti a réaffirmé son leadership continental, lançant l’initiative « 1 Million Next Level » en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Sur le terrain sportif et culturel régional, la moisson est tout aussi fructueuse. Lors des Jeux de la CJSOI aux Seychelles en 2025, la délégation djiboutienne a brillé avec 9 médailles, décrochant au passage l’organisation des prochains jeux en 2029.

Enfin, l’innovation sociale majeure reste la création du Corps National de Volontariat Djiboutien (CNVD). Soutenu par le PNUD, ce dispositif permet aux jeunes de s’engager au service de la communauté tout en acquérant des compétences professionnelles. Grâce à une plateforme numérique dédiée, le don de soi devient un tremplin vers l’emploi.

Des Journées internationales placées sous la Présidence du Chef de l’Etat

Si il y a bien un domaine où le ministère de la jeunesse et de la culture s’illustre régulièrement, c’est bien l’organisation de rencontres internationales, toutes placées sous le haut parrainage du Chef de l’Etat. Ces rendez-vous annuels récompensent chaque année des jeunes djiboutiens pour leurs créativités et leurs sens de l’innovation.

Il s’agit notamment de la Journée Nationale et Africaine de la Jeunesse (JNAJ), célébrée pour la première fois en 2009, elle  s’est imposée comme un rendez-vous institutionnel majeur de valorisation du rôle stratégique de la jeunesse, à travers la reconnaissance de l’excellence, l’engagement citoyen et le leadership des jeunes.

Cette rencontre est principalement célébrée le 1er novembre, pour reconnaître, valoriser et récompenser l’engagement des jeunes, en mettant l’accent sur leur rôle dans le développement national et africain, avec des événements symboliques, des discours officiels et des prix décernés aux initiatives innovantes. C’est une journée festive marquant l’importance de la jeunesse comme moteur de changement, avec des thèmes annuels qui reflètent leurs préoccupations et aspirations.

Autre grand événement, le Forum Panafricain de la Jeunesse qui est également placé sous le patronage du Président Guelleh.

Ce forum est une plateforme majeure de dialogue entre les jeunes leaders du continent et les décideurs. Il est généralement organisé sous l’égide de l’Union Africaine (UA) ou par des pays membres pour promouvoir la “Charte africaine de la jeunesse”.

Organisé par le Ministère de la Jeunesse et de la Culture de Djibouti, cet événement majeur confirme notre pays comme un carrefour stratégique pour la jeunesse du continent.

L’édition 2025 du forum s’est articulée autour du thème : « De l’aspiration à l’action : la jeunesse en tant que catalyseur du développement durable », soulignant la nécessité d’impliquer activement les jeunes dans les processus de transformation socio-économique de l’Afrique.

À travers des panels, des ateliers interactifs et des sessions de réseautage, les participants ont exploré des solutions concrètes pour faire de la jeunesse un moteur de changement. Ce forum a réuni plus de 500 jeunes leaders, entrepreneurs, innovateurs et acteurs du changement issus de 55 pays africains, aux côtés de délégations officielles, de membres du gouvernement djiboutien et de représentants de la Commission de l’Union africaine.

La Jeunesse et la Culture, portrait d’une nation en pleine mutation

L’évolution de la jeunesse et de la culture à Djibouti depuis l’arrivée du Président Guelleh en 1999,  témoigne d’une transformation structurelle et identitaire sans précédent. Sous l’impulsion d’une politique de modernisation et d’ouverture internationale, le pays est passé d’un modèle de conservation traditionnelle à une dynamique de progrès résolument tournée vers l’avenir.

Cette période a permis l’émergence d’une génération nouvelle, façonnée par l’accès élargi à la connaissance et par une connectivité accrue avec le reste du monde. La culture djiboutienne, loin de s’effacer devant la mondialisation, s’est enrichie de ces apports extérieurs pour devenir un vecteur de cohésion nationale et de rayonnement régional. L’énergie de la jeunesse, désormais mieux outillée et plus consciente de son rôle moteur, constitue aujourd’hui le capital le plus précieux de la nation.

En conclusion, ces deux décennies marquent le passage à une maturité collective où les aspirations de la jeunesse et les fondements de la culture ne sont plus perçus comme des éléments figés, mais comme les forces vives d’un développement en constante accélération. Le défi majeur reste désormais de pérenniser cet élan pour que chaque jeune puisse devenir l’architecte du Djibouti de demain, au sein d’une société qui honore son héritage tout en embrassant pleinement la modernité.

N. Kadassiya