Le ministère de la Femme et de la Famille a organisé, hier  au Palais du Peuple, un atelier de coordination consacré à la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF). Cette rencontre visait à consolider la synergie entre les acteurs gouvernementaux, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile engagées dans la protection des droits des femmes et des filles. L’atelier a réuni des représentants des ministères sectoriels, des organisations non gouvernementales, des associations locales, ainsi que des experts en santé publique et en droits humains. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des actions de prévention, le suivi des programmes existants et les stratégies de sensibilisation des communautés face aux conséquences sanitaires, psychologiques et sociales des MGF.

Dans son allocution d’ouverture, la ministre de la Femme et de la Famille, Mme Mouna Osman, a souligné la responsabilité collective dans l’éradication de cette pratique néfaste, tout en mettant l’accent sur le rôle central de l’éducation et de la sensibilisation des familles et des jeunes. « La lutte contre les mutilations génitales féminines exige un engagement collectif et durable. Elle passe nécessairement par l’éducation, la sensibilisation et le changement des comportements au sein des familles et des communautés», a déclaré la ministre. Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coordination intersectorielle et de suivi des interventions sur le terrain, afin d’améliorer l’efficacité des actions menées et d’assurer une protection accrue des enfants et des adolescentes exposées aux risques.  Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement pour éradiquer les mutilations génitales féminines et promouvoir les droits fondamentaux des femmes et des filles, conformément aux engagements nationaux et internationaux du pays.