
À Djibouti, la justice occupe une place centrale dans l’architecture institutionnelle et dans la vision politique portée par les plus hautes autorités de l’État. Pilier de la démocratie, garante des libertés fondamentales et socle de la stabilité sociale, elle constitue un élément déterminant du projet national de développement. Ces dernières années, sous l’impulsion du Président Ismail Omar Guelleh et la conduite du ministre de la Justice, Chargé des droits de l’homme, M. Ali Hassan Bahdon, notre pays a engagé d’importantes réformes visant à renforcer l’État de droit, moderniser le système judiciaire et rapprocher la justice des citoyens. Cette dynamique s’est illustrée de manière emblématique à travers la célébration de la Semaine nationale de la justice, un événement qui a mis en lumière la volonté politique affirmée de faire de la justice un service public accessible, crédible et respecté.

Dans un contexte régional et international marqué par de multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux, Djibouti a fait le choix de consolider ses institutions et de promouvoir une gouvernance fondée sur le droit. Le président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, n’a cessé de rappeler que la justice constitue la pierre angulaire de l’État et qu’elle conditionne la confiance des citoyens, la paix civile et l’attractivité du pays. Pour le chef de l’État, il ne saurait y avoir de développement durable sans une justice forte, indépendante et équitable.
La Constitution djiboutienne consacre clairement le principe de l’État de droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Elle garantit l’égalité de tous devant la loi, le droit à un procès équitable, la présomption d’innocence et la protection des droits et libertés fondamentaux. Ces principes ne relèvent pas d’une simple proclamation formelle : ils constituent le fondement de l’action publique et orientent les politiques de réforme engagées depuis plusieurs années dans le secteur judiciaire. L’abolition de la peine de mort en 2010 demeure l’un des actes les plus significatifs de cet engagement. Elle a marqué une étape importante dans l’alignement du pays sur les normes internationales en matière de droits humains et a renforcé l’image de Djibouti comme un État soucieux de la dignité humaine et du respect de la vie. Ce choix politique fort s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du droit et de consolidation de la justice comme institution au service du citoyen.

Au-delà du cadre constitutionnel, la justice djiboutienne repose sur un ensemble d’institutions appelées à garantir l’application de la loi et la protection des droits. Tribunaux, cours, parquet, Conseil constitutionnel et Commission nationale des droits de l’homme forment l’ossature de ce système. Leur rôle est essentiel pour assurer la sécurité juridique, prévenir les abus et résoudre les litiges dans le respect des principes d’impartialité et d’indépendance.
Cependant, comme dans de nombreux pays en développement, le système judiciaire djiboutien a dû faire face à plusieurs défis structurels : insuffisance de ressources humaines, concentration des juridictions dans la capitale, lenteur de certaines procédures et besoin de modernisation des outils de travail. Conscient de ces enjeux, l’État a engagé un vaste chantier de réformes, soutenu par une volonté politique constante et par l’appui de partenaires internationaux.

La Semaine nationale de la justice, vitrine d’une justice de proximité
La célébration de la Semaine nationale de la justice a constitué un moment fort de cette dynamique de réforme. Plus qu’un simple événement institutionnel, cette semaine a été pensée comme un espace de dialogue, de pédagogie et de rapprochement entre la justice et les citoyens. Elle a permis de rappeler que la justice n’est pas une abstraction réservée aux spécialistes du droit, mais un service public essentiel qui concerne directement la vie quotidienne de chaque citoyen. Durant cette semaine, les juridictions et les institutions judiciaires ont ouvert leurs portes au public. Des conférences, des tables rondes, des ateliers thématiques et des séances d’information ont été organisés afin d’expliquer le fonctionnement du système judiciaire, les droits et devoirs des citoyens, ainsi que les réformes en cours. Magistrats, avocats, universitaires, étudiants et représentants de la société civile ont pris part aux échanges, contribuant à un débat constructif et inclusif. L’un des objectifs majeurs de cette initiative était de renforcer la confiance entre les citoyens et l’institution judiciaire. La justice souffre parfois d’une image de lenteur ou d’éloignement, alimentée par la méconnaissance de ses mécanismes. En allant à la rencontre du public, en expliquant ses missions et ses contraintes, l’institution judiciaire a cherché à instaurer un climat de transparence et de compréhension mutuelle.

La Semaine nationale de la justice a également été l’occasion de mettre en lumière le travail des acteurs judiciaires, souvent discret mais fondamental pour le bon fonctionnement de l’État. Magistrats, greffiers, procureurs et personnels pénitentiaires ont vu leur rôle valorisé, rappelant que la justice repose avant tout sur l’engagement humain et l’éthique professionnelle. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du président Ismaïl Omar Guelleh, qui prône une justice de proximité, attentive aux réalités sociales et accessible à tous. Pour le chef de l’État, il est essentiel que chaque citoyen, qu’il vive en milieu urbain ou rural, puisse comprendre ses droits et accéder aux institutions judiciaires sans discrimination.
Dans cette perspective, des actions spécifiques ont été menées pour améliorer l’accès à la justice dans les régions de l’intérieur. Les audiences foraines, les campagnes de sensibilisation juridique et le renforcement des services déconcentrés témoignent de cette volonté de réduire les inégalités territoriales et de garantir une justice équitable sur l’ensemble du territoire national.
L’engagement du président Guelleh pour une justice moderne et crédible
L’importance accordée à la justice par le président Ismaïl Omar Guelleh se manifeste à travers un engagement politique constant et une vision stratégique de long terme. Dans ses discours et orientations, le chef de l’État a régulièrement insisté sur la nécessité de bâtir une justice moderne, indépendante et adaptée aux défis contemporains. Cette priorité s’inscrit dans la vision nationale « Djibouti 2035 », qui fait de la bonne gouvernance et de l’État de droit des leviers essentiels du développement.
Sous son impulsion, plusieurs réformes majeures ont été engagées dans le secteur judiciaire. La modernisation des codes juridique, notamment civil, pénal et de procédure, vise à renforcer la protection des droits des justiciables et à harmoniser le droit national avec les standards internationaux. Ces réformes ont également pour objectif de rendre les procédures plus claires, plus rapides et plus efficaces.
Le renforcement des capacités humaines constitue un autre axe fondamental de cette politique.
La formation continue des magistrats et des personnels judiciaires est encouragée afin de garantir un haut niveau de compétence et de professionnalisme. L’éthique judiciaire, l’indépendance de décision et le respect des principes fondamentaux du droit sont au cœur de ces programmes de formation.
Parallèlement, l’État a investi dans la modernisation des infrastructures judiciaires et l’introduction de nouvelles technologies. L’informatisation des services, la gestion numérique des dossiers et l’amélioration des conditions de travail contribuent à accroître l’efficacité du système et à réduire les délais de traitement des affaires. Ces avancées renforcent la transparence et la traçabilité des procédures, éléments essentiels pour la crédibilité de la justice.
Le président Guelleh a également mis en avant le rôle de la justice dans le développement économique. Dans un pays qui ambitionne de devenir un hub régional du commerce, de la logistique et des services, la sécurité juridique est un facteur déterminant. Une justice fiable et prévisible rassure les investisseurs, protège les contrats et favorise un climat des affaires sain.
À cet égard, le renforcement de la justice commerciale et du règlement des litiges constitue une priorité stratégique. Malgré les progrès accomplis, les autorités reconnaissent que des défis persistent. L’amélioration continue de l’accès à la justice, la réduction des délais judiciaires et le renforcement de l’indépendance effective du pouvoir judiciaire demeurent des chantiers ouverts. Toutefois, la volonté politique affichée au plus haut niveau de l’État laisse entrevoir une poursuite résolue des réformes.
La célébration de la Semaine nationale de la justice apparaît ainsi comme le reflet d’une ambition plus large : celle de bâtir un État fondé sur le droit, la transparence et l’équité. Elle symbolise l’engagement de Djibouti à placer la justice au cœur de la relation entre l’État et les citoyens.
En définitive, le renforcement de la justice à Djibouti ne se limite pas à des réformes techniques ou institutionnelles. Il s’agit d’un projet de société, porté par une vision présidentielle claire, qui vise à consolider la confiance, à garantir les droits et à assurer un développement harmonieux et durable. À travers les réformes engagées et les initiatives de sensibilisation, la justice s’affirme progressivement comme un pilier incontournable de l’avenir du pays.









































