Les travaux de la Conférence internationale de l’Énergie et ses applications ont débuté mardi dernier à Ayla Grand Hôtel de Djibouti. Lancée par l’Université de Djibouti, cette première journée a été marquée par des analyses sur les défis et les perspectives d’avenir de la transition énergétique.

Près d’une centaine de chercheurs, recteurs d’universités, industriels se sont retrouvés à Djibouti pour prendre part à la conférence internationale sur les énergies et ses applications.

Organisée par l’Université de Djibouti, la cérémonie inaugurale de cette conférence d’importance capitale dans le domaine des énergies notamment vertes, était riche en échanges et en découvertes. L’occasion a été pour les nombreux scientifiques et des professionnels du secteur réunit de discuter des défis actuels et des solutions innovantes dans le domaine de la transition énergétique.

Lors de son allocution de bienvenue, Dr Djama Mohamed Hassan, le Président de l’Université de Djibouti, a salué l’importance de la collaboration internationale pour le développement des solutions énergétiques adaptées aux défis régionaux et mondiaux. À ses côtés, le recteur Prof Hassan Mandal de l’université technique d’Istanbul a exprimé son enthousiasme pour cette alliance scientifique, soulignant l’importance de partager des savoirs pour répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la transition énergétique.

La journée a été marquée par des interventions scientifiques de haut niveau sur divers sujets clés, notamment les transitions énergétiques mondiales, les technologies innovantes pour réduire l’empreinte carbone, ainsi que les nouvelles solutions de mobilité et de transport durable.

Pour Saïd Abdourahman expert en informatique et membre du groupe EDD ayant exposé leur recherche à cette conférence : « La République de Djibouti a énormément investi en énergie renouvelable répondant aux vœux et à la feuille de route de son Excellence le président de la République, d’aboutir à une production énergétique basée entièrement sur les énergies renouvelables d’ici horizon 2035. Sur les dix dernières décennies, l’EDD a vu se multiplier ses infrastructures énergétiques et modernes sur l’ensemble du territoire à l’exemple de l’interconnexion électrique régionale avec l’Ethiopie en 2011, le Centre de Dispatching National en 2015, le Forage de FIALEH, la ligne de transmission électrique du chemin de fer, la construction d’un poste de 63/20 kV pour nos infrastructures portuaires, ligne électrique de 230 k de Jaban as- Goubet pour les infrastructures de l’évacuation de l’énergie géothermique et enfin les 395 hectares restaurées par EDD en collaboration avec RED SEA POWER ou sont implantées 17 éoliennes d’une capacité individuelle de 3465 MW».   

« Notre entreprise SOVEREIGN Carbon Agency compatit et se projette vers le futur, comme les voitures électriques que nous avons mises à la disposition de l’Aéroport » a souligné la cheffe de file de la société SOVEREIGN Carbon Agency, Mme Bassira.

« A Djibouti, la production énergétique est très importante, elle dispose d’un important stock d’énergies renouvelables, non seulement avec le soleil et le vent mais aussi en eau. En visitant Goubet, on a aperçu des marées capables de fournir de l’énergie marémotrice avec une capacité de transformer le courant hydraulique des marées en énergie électrique sur tout le territoire national. Une nouvelle source d’énergie inépuisable ou Djibouti qui pourrait fournir à terme une puissance électrique de 80 MW » a ajouté M. Bottas KARAS, Expert turc en développement durable.

Les discussions qui s’en ont suivies, ont mis en lumière des approches novatrices permettant d’intégrer les énergies renouvelables dans les infrastructures existantes, tout en répondant aux besoins croissants de transport plus écologiques.

Les participants ont également eu l’occasion de découvrir les dernières avancées dans le domaine de l’hydrogène vert produit à partir des énergies renouvelables, de la mobilité durable, en particulier celles qui intègrent les véhicules électriques et les technologies de transport intelligent. Les débats ont permis de souligner le rôle crucial des innovations technologiques pour assurer une transition énergétique réussie, et de nombreuses propositions ont été formulées pour intensifier la coopération entre les secteurs académiques et industriels.

Cette première journée a posé les bases d’un dialogue fructueux entre les acteurs clés du secteur, avec la promesse de futures collaborations enrichissantes pour relever les défis de l’énergie et du transport durable.

La conférence se poursuit les jours suivants avec de nouvelles sessions d’experts et de projets concrets visant à renforcer l’impact de ces solutions innovantes sur le terrain.

Salah Ibrahim Rayaleh