
Au carrefour des routes migratoires reliant la Corne de l’Afrique à la péninsule Arabique, la ville d’Obock a accueilli mardi dernier un atelier de sensibilisation consacré aux enjeux croisés de la migration et du changement climatique. Organisée par l’Association Djibouti Nature, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet régional MECMEA.

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre avec le soutien de l’International Centre for Migration and Policy Development, en collaboration avec le Horn of Africa Regional Environment Centre & Network et plusieurs partenaires régionaux, ce projet vise à mieux comprendre et encadrer les mobilités humaines dans un contexte de bouleversements environnementaux.
Dans une région où Djibouti joue un rôle clé de pays de transit, l’atelier a rassemblé une diversité d’acteurs : jeunes, femmes, organisations de la société civile, ainsi que des représentants des autorités locales, notamment le Conseil régional et la préfecture d’Obock. L’objectif affiché était clair : favoriser un dialogue inclusif afin d’identifier des solutions durables face à des défis de plus en plus imbriqués.
« Il ne s’agit pas seulement de migration, mais aussi de résilience face aux changements environnementaux », ont souligné plusieurs intervenants au cours des échanges. En effet, la dégradation des conditions climatiques contribue à accentuer les déplacements de populations, renforçant la pression sur des zones déjà fragiles.
Lors de son intervention, le directeur de l’Association Djibouti Nature a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers, tout en mettant en avant le rôle déterminant des autorités locales dans la réussite de cette initiative.Il a notamment remercié l’Union européenne, principal bailleur du projet, ainsi que les organisations partenaires telles que le Mixed Migration Centre, PanAfricare et la South Sudan Nature Conservation Organisation. De leur côté, les autorités d’Obock ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les prochaines étapes du projet. Elles ont insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue ouvert et constructif entre les différents acteurs afin de bâtir des politiques migratoires plus humaines et adaptées aux réalités locales.
Au-delà des discussions, cet atelier marque une étape importante dans la mise en œuvre du projet MECMEA. Il témoigne d’une dynamique de coopération renforcée entre institutions locales, société civile et partenaires internationaux, avec une ambition commune : mieux anticiper et gérer les flux migratoires dans un contexte de changement climatique croissant.
Dans une région où les routes migratoires continuent d’évoluer sous l’effet des crises environnementales et économiques, des initiatives comme celle d’Obock apparaissent désormais essentielles pour construire une gouvernance plus inclusive et résiliente.








































