
Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a procédé hier au lancement officiel d’un projet innovant visant à exploiter les technologies solaires pour soutenir les populations vulnérables face à la sécheresse. Financé par le Japon et mis en œuvre par le PNUD, ce programme ambitionne de promouvoir l’accès à une énergie propre, de stimuler l’économie rurale et de renforcer la résilience climatique dans les localités de Yoboki et d’Omar Jagaa.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a abrité, hier, une cérémonie marquant le lancement officiel du projet intitulé « Exploiter les technologies solaires pour promouvoir l’inclusion économique et sociale et répondre aux situations d’urgence liées à la sécheresse », dans la salle de réunion du ministère de l’Énergie.
L’événement a regroupé le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, M. Yonis Ali Guedi, l’ambassadeur du Japon, M. OKOCHI Akihiro, la représentante résidente du PNUD à Djibouti, Mme Alessandra Roccasalvo, les représentants du système des Nations unies, les hauts cadres du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles ainsi qu’un parterre d’invités. Ce projet sera mis en œuvre par le PNUD en partenariat avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, pour une durée de douze mois et un budget de 373 333 dollars américains, financé par le gouvernement du Japon, ciblant Yoboki et Omar Jagaa.
Dans une brève allocution faite sur place, l’ambassadeur du Japon, M. OKOCHI Akihiro, a affirmé que : « Ce projet s’inscrit pleinement dans les priorités nationales de Djibouti, notamment le Plan national de développement et la Vision 2035. Il s’appuie également sur les relations solides de coopération entre le Japon et Djibouti en matière de développement socio-économique et concrétise les engagements exprimés lors de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) à Yokohama en matière de croissance verte, de développement inclusif, de résilience climatique et d’autonomisation des femmes et des jeunes.
Il a également souligné que ce partenariat tripartite entre le gouvernement de Djibouti, le PNUD et le Japon illustre une volonté commune de promouvoir un développement durable, inclusif et résilient. Il a ajouté que l’engagement actif des autorités locales et des communautés bénéficiaires, en particulier des femmes et des jeunes, sera déterminant pour garantir le succès et la pérennité de cette initiative. »
De son côté, la représentante résidente du PNUD à Djibouti, Mme Alessandra Roccasalvo, a indiqué que : « Le PNUD accompagne cette dynamique depuis plusieurs années, aux côtés du gouvernement de Djibouti, à travers de nombreux projets. Parmi eux figurent l’électrification solaire de localités rurales comme Moumina, Yoboki ou Dorra, ainsi que le soutien apporté aux villages et aux ménages grâce à des systèmes solaires domestiques. »
Elle a, par ailleurs, rappelé l’organisation, en fin d’année dernière, du 1er Forum national sur l’énergie solaire, avant de souligner avec conviction que l’énergie constitue le moteur central du développement durable et d’une croissance inclusive à Djibouti.
Elle a poursuivi en expliquant que le projet lancé s’inscrit dans cette dynamique et place l’énergie solaire au service des populations les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les communautés exposées aux effets persistants de la sécheresse. Elle a également mis en avant l’approche novatrice de cette initiative, visant à renforcer l’usage productif de l’énergie, à créer de nouvelles opportunités économiques et à accroître la résilience face aux défis climatiques.
Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, M. Yonis Ali Guedi, a, pour sa part, déclaré que : « Ce projet structurant et à fort impact social, qui place l’énergie solaire au cœur d’une approche intégrée de développement, de résilience climatique et d’inclusion socio-économique, bénéficiera aux communautés rurales vivant dans les localités de Yoboki et d’Omar Jagaa, dans les régions de Dikhil et d’Arta, en ciblant plus particulièrement les femmes, les jeunes et les ménages les plus vulnérables. » Il a précisé que ces communautés font face à des défis structurels multiples, notamment la pauvreté, la précarité, l’insécurité alimentaire, un accès limité aux services de base ainsi qu’une exposition accrue aux sécheresses extrêmes et récurrentes.
Il a, en outre, expliqué que le projet s’articulera autour de plusieurs composantes, à savoir l’amélioration de l’accès à l’énergie renouvelable, la promotion d’activités économiques productives grâce à l’énergie solaire et l’utilisation de solutions solaires pour améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité, renforçant ainsi la lutte contre la sécheresse.
Avec un taux d’ensoleillement annuel parmi les plus élevés en Afrique, a-t-il rappelé, l’exploitation de l’énergie solaire dans notre pays demeure plus que jamais indispensable, voire cruciale, pour le développement socio-économique auquel nous aspirons. Elle constitue une source d’énergie propre, fiable, accessible, durable et économiquement avantageuse, réduisant la dépendance aux combustibles fossiles coûteux et polluants, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique.
Il a conclu en soulignant que ce projet, axé sur l’exploitation des technologies solaires en milieu rural, arrive à point nommé. Il facilitera l’accès à l’énergie solaire, encouragera ses usages productifs et intégrera des solutions adaptées à la gestion des urgences liées à la sécheresse. Il offrira concrètement aux communautés rurales ciblées, notamment les femmes et les jeunes, un accès autonome à l’électricité, stimulera le développement économique local à travers des activités génératrices de revenus et la création d’emplois, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Mohamed Chakib









































