
La vie scolaire à Djibouti est marquée par des efforts, des ambitions et des réussites. Depuis les premières écoles bâties par l’État jusqu’aux distinctions internationales remportées par les jeunes prodiges de l’École d’Excellence, l’éducation nationale trace une trajectoire où se mêlent mémoire et renouveau.

Aux origines de l’école djiboutienne
Dès les premières années de l’indépendance, l’État a fait de l’école une priorité nationale. Des établissements scolaires complets, dotés de salles de classe, de cours de récréation et d’espaces pédagogiques adaptés, furent bâtis avec la conviction que chaque enfant, qu’il vive en ville ou dans les zones rurales les plus reculées, devait accéder au savoir. Ces constructions traduisaient une ambition claire : offrir à la jeunesse djiboutienne un cadre d’apprentissage digne et jeter les bases d’un avenir meilleur. Peu à peu, les communautés locales se sont associées à cet élan, soutenant l’école par leur implication et leur attachement, mais la pierre angulaire est restée l’engagement de l’État dans la construction et l’organisation du système éducatif.

Une politique volontariste et visionnaire
À partir des États généraux de l’éducation de 1999, un souffle nouveau a animé le système scolaire. Le Président de la République a placé l’école au cœur de son projet national, avec une volonté claire : bâtir une école compétitive, capable de hisser la jeunesse djiboutienne au niveau international.
Réduction des effectifs pour garantir une meilleure qualité d’enseignement, recrutement massif d’enseignants, ouverture de nouvelles classes dans les zones les plus reculées : autant de réformes qui traduisent l’ambition d’une école plus juste, plus inclusive et mieux adaptée aux défis du XXIᵉ siècle.

L’implication des enseignants et des communautés
Si la politique trace la voie, ce sont les enseignants qui, chaque jour, portent le fardeau et la gloire de cette mission. Dans les classes, ils s’efforcent d’allumer cette flamme fragile qu’est la curiosité. Leur engagement rejoint celui des communautés qui, hier comme aujourd’hui, continuent à soutenir l’école, en s’impliquant dans les associations de parents ou dans des projets locaux.

L’école comme lieu de vie
La vie scolaire ne se limite pas aux cours et aux examens. Elle est faite de clubs, de semaines thématiques, de fêtes de la lecture ou des mathématiques, de compétitions sportives et artistiques. Ces moments permettent à l’enfant de grandir autrement, de découvrir ses talents, de cultiver sa créativité et de s’ouvrir au monde. Ils rappellent que l’école est aussi un lieu de vie, de socialisation et d’épanouissement.
Des talents qui s’illustrent à l’international
Cette dynamique a fini par porter ses fruits. Des jeunes Djiboutiens se sont distingués lors de compétitions internationales, remportant des médailles et des distinctions qui font honneur à leur pays. Parmi eux, Maydoub Ilyas s’est illustré en remportant la médaille d’or aux Olympiades internationales de biologie à Sotchi, en Russie. Ces exploits incarnent la promesse tenue d’une école djiboutienne capable de former des jeunes compétents, confiants et ambitieux, prêts à représenter la nation sur toutes les scènes internationales. À leurs côtés, d’autres élèves brillent également dans des concours d’arts ou d’oratoire, montrant que le talent djiboutien est pluriel et résolument tourné vers le monde.
L’histoire d’Amina Mohamed Ali, qui a conquis le prestigieux concours international d’oratoire en Corée, symbolise également cette vitalité. En maîtrisant une langue étrangère et en séduisant un jury international, elle a démontré que l’école djiboutienne prépare ses enfants à franchir toutes les frontières, intellectuelles comme culturelles.
Une école en marche vers l’avenir
L’école djiboutienne avance avec confiance et détermination. Chaque réforme, chaque projet innovant, chaque initiative pédagogique témoigne de la volonté de créer un cadre éducatif moderne, capable de répondre aux défis du XXIᵉ siècle. Les élèves découvrent des méthodes d’apprentissage stimulantes, développent leurs talents et explorent de nouvelles disciplines, tandis que les enseignants accompagnent avec passion et engagement chaque étape de leur formation. La vie scolaire à Djibouti n’est pas seulement un lieu d’instruction : elle est une aventure collective, un espace où se cultivent la curiosité, l’esprit critique et la créativité. Elle rappelle qu’au-delà des murs des salles de classe, l’éducation est une construction patiente, un investissement sur l’avenir et un pari sur le potentiel de chaque jeune.
Au-delà des murs des classes et des épreuves quotidiennes, la vie scolaire à Djibouti est une fabrique de citoyens confiants, créatifs et ouverts sur le monde. Les exploits d’Amina Mohamed Ali en Corée et de Maydoub Ilyas à Sotchi ne sont pas des coups d’éclat isolés, mais les signes d’un avenir prometteur. Si l’école continue de nourrir la curiosité, l’effort et l’audace, alors chaque élève pourra, à sa manière, hisser le drapeau djiboutien toujours plus haut. Et c’est ainsi que la jeunesse d’aujourd’hui écrira, avec fierté et ambition, les plus belles pages de demain.
Ali Salfa








































