Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFOP) a officiellement lancé, hier, la consultation nationale sur la réforme de l’enseignement secondaire. La cérémonie s’est tenue au lycée de Djibouti sous le haut patronage du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moustapha Mohamed Mahamoud, en présence de nombreux responsables éducatifs et acteurs de terrain.

L’événement a réuni le secrétaire général du MENFOP, des directeurs généraux, des inspecteurs de l’éducation nationale, des conseillers pédagogiques, des chefs d’établissement, des enseignants, ainsi que des élèves et leurs parents. Une participation large et inclusive qui traduit la volonté des autorités de placer l’ensemble de la communauté éducative au cœur du processus de réforme.

Après une allocution introductive du secrétaire général, le ministre Moustapha Mohamed Mahamoud a pris la parole pour poser le cadre général de cette consultation nationale. Il a souligné l’importance stratégique de cette démarche participative, destinée à donner la parole aux principaux acteurs du système éducatif. Selon lui, ces échanges constituent une opportunité essentielle pour « partager les expériences, les attentes et les propositions » afin de bâtir un enseignement secondaire « plus pertinent, plus équitable et mieux adapté aux réalités du pays ».

Le ministre a insisté sur la nécessité de repenser le lycée pour qu’il soit davantage ouvert aux compétences pratiques, au numérique, à l’orientation et à l’insertion professionnelle, tout en préservant l’excellence académique. Il a rappelé que la réforme du secondaire doit permettre aux lycéens de poursuivre des parcours de formation en adéquation avec leurs ambitions personnelles et leurs projets professionnels, grâce à un enseignement polyvalent, inclusif et connecté aux réalités économiques et sociales de Djibouti.

À la suite de cette introduction, la parole a été donnée aux élèves, aux parents et aux enseignants, qui ont largement partagé leurs expériences, leurs attentes et leurs préoccupations. Les échanges, jugés riches et constructifs, ont permis aux responsables présents de recueillir des perspectives variées sur les programmes d’enseignement, les systèmes d’orientation, les facteurs influençant les choix scolaires et les difficultés rencontrées par les élèves tout au long de leur parcours.

Les participants ont ensuite été répartis en comités restreints pour approfondir la consultation à travers des focus groupes. Ces discussions méthodiques et structurées ont permis d’aborder de manière ciblée les problématiques majeures du secondaire et d’identifier des pistes de solutions concrètes.

Dans la continuité de ce lancement officiel, les travaux de la consultation nationale sur la réforme de l’enseignement secondaire général se déroulent dans l’ensemble des lycées du pays. Ces sessions d’échanges et de concertation, prévues sur deux jours, réunissent enseignants, élèves, parents, chefs d’établissement, conseillers pédagogiques et inspecteurs au sein de groupes de travail thématiques. L’objectif de cette consultation est de recueillir les perceptions, les constats et les expériences des acteurs de terrain sur le fonctionnement actuel du secondaire. Les groupes sont appelés à identifier les forces et les faiblesses du système, ainsi que les insuffisances structurelles, pédagogiques et organisationnelles, tout en définissant les priorités de la réforme. Il s’agit également d’alimenter un diagnostic participatif, tenant compte des spécificités territoriales, et de formuler des recommandations concrètes, opérationnelles et mesurables.

Les travaux sont guidés par un questionnaire détaillé permettant d’évaluer la pertinence et la qualité de l’enseignement secondaire, d’identifier les acquis des réformes précédentes à préserver, ainsi que les difficultés pédagogiques, organisationnelles, socioéconomiques, humaines et matérielles rencontrées par les acteurs de terrain.

La consultation s’intéresse également aux obstacles à la réussite scolaire et aux facteurs influençant l’égalité des chances entre les lycéens.

Élaboré de manière différenciée selon les profils interrogés, le questionnaire vise à recueillir non seulement les appréciations et les expériences, mais aussi les doutes, les récriminations et les recommandations jugées les plus pertinentes par les participants. L’ensemble de ces contributions fera l’objet d’un regroupement thématique après un tri sélectif rigoureux.

Les résultats de cette consultation nationale constitueront une base essentielle pour guider les décideurs dans le pilotage de la réforme de l’enseignement secondaire. Ils permettront d’adapter les objectifs et les orientations d’un lycée rénové, capable de répondre pleinement aux besoins du pays et aux ambitions de la jeunesse djiboutienne.