Le processus électoral a franchi  une nouvelle étape avec l’ouverture officielle, hier lundi, de la période de dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle prévue le 10 avril 2026. La cérémonie s’est tenue au ministère de l’Intérieur en présence du ministre, M. Said Nouh Hassan, entouré de ses collaborateurs, marquant ainsi le lancement formel du calendrier électoral.

Cette phase constitue une étape essentielle du processus démocratique, permettant aux différents prétendants à la magistrature suprême de soumettre leurs dossiers conformément aux dispositions prévues par la loi.

Le premier à déposer son dossier de candidature est M. Mohamed Farah Samatar, représentant du parti d’opposition CDU (Centre Démocrate Unifié). Accompagné de membres de son équipe de campagne, il a été reçu par le ministre de l’Intérieur dans son cabinet afin de procéder à la remise officielle des documents requis.

Lors de cet entretien, les discussions ont porté sur le respect du cadre légal et sur les conditions nécessaires au bon déroulement du scrutin. Dans une atmosphère cordiale, le candidat a remis son dossier, devenant ainsi le premier représentant de l’opposition à officialiser sa participation à l’élection présidentielle.

À l’issue de la rencontre, M. Mohamed Farah Samatar s’est exprimé devant la presse nationale, affirmant que la procédure s’était déroulée dans un climat favorable.

Il a déclaré se présenter comme un opposant engagé et constructif, prêt à participer à un débat démocratique ouvert et loyal.

Selon lui, sa candidature ne vise pas à déstabiliser le pays, mais à offrir une alternative politique responsable et respectueuse des institutions.

Par ce geste, il a également réaffirmé son attachement aux principes démocratiques, à l’unité nationale et au développement durable, tout en appelant ses militants à mener une campagne respectueuse des lois et des valeurs républicaines.

La candidature du président sortant officialisée

Dans la même matinée, le ministre de l’Intérieur a également reçu le directeur de campagne du président de la République, M. Abdallah Abdillahi Miguil, venu déposer le dossier de candidature du chef de l’État sortant. La remise du dossier s’est déroulée en présence de plusieurs responsables des partis membres de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP). Parmi eux figuraient notamment le vice-président de l’UMP, le secrétaire général du RPP, le vice-président de l’UPR, le secrétaire général du FRUD, ainsi que les présidents du PSD et du PND.

Cette présence témoigne du soutien de l’ensemble des formations politiques de la coalition présidentielle à la candidature du président sortant.

À l’issue de la rencontre, le directeur de campagne a confirmé à la presse que le dossier de candidature du président Ismail Omar Guelleh avait été déposé conformément aux dispositions légales.

Il a précisé que cette démarche s’était déroulée en présence des responsables de la coalition de l’UMP, sous la présidence du Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed.

Le ministre de l’Intérieur a remis à cette occasion un récépissé provisoire attestant de la réception du dossier. La validation définitive de la candidature sera désormais examinée par le Conseil constitutionnel, conformément aux procédures prévues par la loi.

Le directeur de campagne a ajouté que cette démarche confirme officiellement la candidature du président Ismail Omar Guelleh pour l’élection présidentielle du 10 avril prochain.

Selon lui, la coalition présidentielle entend mener une campagne dans les meilleures conditions afin de permettre à la population de participer pleinement au processus démocratique. « Aujourd’hui, cela démontre que notre candidat, Son Excellence M. Ismail Omar Guelleh, président de la République, est officiellement candidat aux prochaines élections présidentielles. Nous allons désormais engager tout le travail nécessaire pour que cette échéance se déroule dans les meilleures conditions, afin que la population puisse sortir massivement et donner démocratiquement sa voix au candidat de son choix », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que la candidature du président sortant repose sur le bilan de son action et sur les perspectives qu’il propose pour l’avenir, estimant que le chef de l’État représente un facteur de stabilité dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes.

Avec l’ouverture du dépôt des candidatures, le processus électoral entre désormais dans une phase active. Les candidatures seront examinées par le Conseil constitutionnel avant la publication de la liste officielle des prétendants à la magistrature suprême, prélude au lancement de la campagne électorale.

SOUBER HASSAN