La première quinzaine du mois béni de Ramadan qui vient de s’achever, a servi d’occasion à l’UNFD en partenariat avec l’ADDS d’organiser dans les communes de Boulaos et de Balbala, des conférences religieuses consacrées au bien-être familial et à la protection de l’enfant en Islam. L’initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Mobilisation des communautés pour une meilleure nutrition » vise à renforcer, selon ses instigateurs, le rôle de la famille dans l’éducation, la nutrition et l’épanouissement des enfants.

Le Ramadan, mois de spiritualité et de solidarité, offre chaque année, à Djibouti, un cadre propice aux sensibilisations sur les préceptes de la religion musulmane mais également aux initiatives communautaires visant à renforcer les liens sociaux et familiaux. C’est dans cet esprit que l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes, en étroite collaboration avec l’Agence Djiboutienne de Développement Social, a organisé au cours de la première quinzaine du mois béni de Ramadan qui vient de s’achever, une série de soirées religieuses, inscrit dans le cadre du projet intitulé « Mobilisation des communautés pour une meilleure nutrition».

Placées sous le thème « Bien-être familial et protection de l’enfant en Islam », ces rencontres ont réuni des cheikhs, des érudits religieux, des responsables communautaires ainsi que de nombreux habitants des quartiers Arhiba dans la commune de Boulaos et des quartiers Wahle Daba, Bâche-à-Eau et Qarawil à Balbala, lesquels venus s’informer et échanger autour des valeurs familiales et des bonnes pratiques favorisant l’épanouissement des enfants.

À travers ces conférences et ces discussions ouvertes, l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes, organisatrice de l’événement en collaboration avec l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS), avait pour objectif de rappeler le rôle fondamental de la famille dans la protection, l’éducation et le respect des droits de l’enfant.

Animées par des Cheikhs et des érudits religieux reconnus, ces rencontres ont permis d’aborder, sous l’angle des préceptes islamiques, plusieurs thématiques liées à la responsabilité parentale.

Dès la première soirée qui s’est tenue au siège de l’UNFD dans la commune de Boulaos a mobilisé près de 400 participants en majorité des femmes issues du quartier Arhiba. Dans une ambiance conviviale et attentive, les intervenants ont rappelé que l’Islam accorde une importance primordiale à la protection, à l’éducation et au respect des droits de l’enfant, considérés comme des piliers essentiels du développement d’une société juste et équilibrée.

Au fil des interventions, les participants ont été sensibilisés au rôle déterminant que joue chaque membre de la famille dans la stabilité et l’équilibre du foyer. Les conférenciers ont souligné que la solidarité familiale, l’attention portée aux besoins des enfants et l’éducation fondée sur les valeurs morales et spirituelles constituent les fondements d’une société forte et résiliente.

Une attention particulière a également été accordée à la question de la nutrition, présentée comme un facteur déterminant du développement physique et intellectuel de l’enfant. Ici aussi les intervenants ont rappelé « qu’une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins des plus jeunes, contribue non seulement à leur croissance mais aussi à leur réussite scolaire et à leur bien-être général ». À travers des conseils pratiques et des exemples tirés de la tradition islamique, ils ont encouragé les familles à adopter des habitudes alimentaires saines et à veiller à la qualité nutritionnelle des repas offerts aux enfants. Au-delà de la dimension religieuse et éducative, ces soirées ont également constitué un véritable espace de dialogue et d’échange entre les habitants des quartiers concernés. Parents, jeunes et responsables communautaires ont ainsi pu partager leurs expériences, poser des questions aux intervenants et discuter des défis quotidiens auxquels les familles sont confrontées.

D’Arhiba à Qrawil en passant par les quartiers quartiers Wahle Daba, Bâche-à-Eau, les soirées se sont déroulées dans un esprit de fraternité et de convivialité, réunissant les habitants de ces secteurs de Djibouti-ville autour du traditionnel repas de rupture du jeûne.

Il est à noter qu’en favorisant l’implication active des communautés, l’UNFD et l’ADDS entendent encourager une approche participative du développement social. L’objectif étant de renforcer les capacités des familles et de promouvoir des comportements positifs en matière de nutrition, d’éducation et de protection de l’enfance. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et économiques, la famille demeure en effet le premier espace d’apprentissage et de transmission des valeurs essentielles à la vie en société.

RACHID BAYLEH