Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a pris part au 39e  Sommet ordinaire de l’Union africaine qui a ouvert ses travaux, hier samedi, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.  Consacré à la thématique de l’eau, une problématique très répandue sur le Continent, ce sommet a donné lieu à d’intenses débats.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont d’emblée porté sur les voies de rémission au déficit d’eau, disposition vitale et source incompressible de développement socio-économique, dans les pays africains à haute prévalence d’aridité.

Les échanges ont ensuite été étendues à la définition de stratégies et politiques intégrées de nature à prémunir les Pays d’Afrique du spectre douloureux de perturbations de cycles d’eau auquel ils sont de plus en plus en proie, sous l’effet du phénomène de changement climatique.

 Les travaux de cette rencontre ont entre autres culminé aussi avec la nécessité, pour l’Afrique, d’user davantage de créativité et d’innovation technologique aux fins de disposer de sources nouvelles d’exploitation d’eau, tirée notamment à partir de la mer.  A noter par ailleurs que cette réunion au sommet de l’Afrique n’a pu faire l’impasse sur la notion d’assainissement : une thématique par nature consubstantielle à la problématique plus générale de l’eau.

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a dévolu l’essentiel d’une intervention qu’il fit à la tribune de cet évènement au partage de l’expertise de notre pays en matière d’accès durable à l’eau.

Dans cette intervention, le Président de la République a tout d‘abord relayé combien la lutte contre le stress hydrique a conduit notre pays à investir dans des technologies innovantes, notamment dans le ” dessalement d’eau de mer ». « Djibouti a fait du dessalement un pilier stratégique de sa politique hydrique, avec la mise en service d’unités de dessalement permettant de sécuriser l’alimentation en eau potable de la capitale, réduisant ainsi la pression sur les nappes phréatiques », a ainsi mis en lumière le Président Guelleh.

Il fit état aussi du fait que notre pays appréhende la problématique de l’eau à travers un processus d’importation de cette ressource vitale.

« Djibouti bénéficie aujourd’hui d’un apport significatif en eau potable provenant de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, à travers un système d’adduction transfrontalière », a, à cet effet, déclaré en substance le Président Guelleh.

Il s’agit là, a-t-il fait observer, d’une initiative s’inscrivant dans le droit fil de la politique qui encourage « les interconnexions hydrauliques régionales, à l’image des projets de partage de bassins fluviaux ou de transfert d’eau entre zones excédentaires et zones déficitaires ».

Dans le cadre de sa participation à ce sommet, le Chef de l’Etat ne s’est limité à faire le récit seulement des efforts engagés par notre pays en matière d’accès durable à l’eau.

Il a suggéré également la mise en place d’un protocole précis d’action auquel l’Afrique serait judicieuse de souscrire en matière de lutte contre les précarités liées à l’eau.

« Il est impératif pour l’Afrique de se doter d’une véritable politique continentale de l’eau, une politique ambitieuse tournée vers l’avenir », a, à cet égard, indiqué le Président de la République.

« Cette politique doit reposer sur un esprit de coopération, de partage et de gestion équitable…car il y va de la préservation de la paix et de la sécurité régionale et internationale » a, toutefois précisé le Chef de l’Etat qui, a alerté sur l’impossibilité de délibérer sur la thématique de l’eau en dehors de tout recoupement avec la notion, contigüe à elle, d’assainissement.

« Toute politique de l’eau doit systématiquement intégrer la question de l’assainissement », a, à ce propos, souligné, le Chef l’Etat, louant l’aptitude avérée de cette dernière à constituer « un levier majeur de santé publique ».

« Elle ouvre également des perspectives nouvelles en matière de recyclage des eaux usées », a ajouté le Président Guelleh, formant l’espoir que ce « Sommet apportera une contribution substantielle aux efforts déployés en vue de trouver les solutions les plus à même d’universaliser l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ».

Outre la question cruciale de l’eau, le 39e sommet de l’UA a également associé l’ensemble des principales autres problématiques à l’ordre du jour dans le Continent dont, la paix et la sécurité, les conséquences du changement climatique, la crise de la dette, les répercussions de la géopolitique mondiale en perpétuelle évolution….