
Sous l’égide de son Premier Magistrat, Son Excellence, le Président Ismail Omar Guelleh, la République de Djibouti se fait, une nouvelle fois, l’honneur d’organiser ces jours-ci, du 03 au 05 Février 2026, le Colloque international du Forum des Inspections Générales d’Etat d’Afrique et Institutions assimilées (FIGE).

Ce colloque, le 13e du genre qui a ouvert ses travaux hier mardi matin à l’Hôtel Kempinsky, coïncide cette année avec la 16ème réunion du Comité directeur de la Fige et du 20e anniversaire de la création de cette Institution qui, a vu le jour à Djibouti, en 2006, sous la mise en œuvre directe de l’Inspecteur général d’Etat de Djibouti, M. Hassan Issa Sultan. Fondé dans l’optique de contribuer au renforcement de la transparence et de la gouvernance dans les pays d’Afrique, le Forum de la FIGE donne lieu, à l’occasion de ses éditions distinctes, à des échanges fournis de compétences, de connaissances et d’expertises dans le domaine de la probité et de l’intégrité publique.
Le but ultime de la FIGE, c’est de cadrer en définitive avec les vertus d’instance génératrice de progrès et de croissance au même titre que les sources ordinaires de richesses naturelles, répertoriées dans les patrimoines des pays.
A travers ses objectifs d’assainir les finances et par voie de conséquence de disposer à la réalisation de recettes et budgets excédentaires dans les caisses de l’Etat, la FIGE prend indubitablement les relents de créneau viable d’essor pour les nations africaines en développement.
Outre ces débats de fond inextricables à ses missions, le Forum de la FIGE n’a pas dérogé non plus au principe de dédier, comme chaque année, un volet de ses travaux au thème qui lui est adjoint : « les nouvelles technologies numériques au service des Institutions supérieures de contrôle, de la lutte contre la corruption et de la bonne Gouvernance».
La participation du Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, à cet évènement prit essentiellement les contours d’une réponse sur les voies et moyens permettant de tirer, pour les Inspections générales d’Etat d’Afrique, le meilleur profit du digital. « Ces technologies peuvent constituer de puissants accélérateurs de bonne gouvernance.
En permettant d’améliorer la détection des irrégularités, d’automatiser l’analyse des données. Mais aussi en fiabilisant les procédures ou encore en renforçant la traçabilité des flux financiers et de l’action publique », a déclaré en substance le Président Guelleh.
« Ces technologies peuvent également faciliter l’anticipation des risques, la prévention de la corruption et l’évaluation objective de l’action publique », a, dans le même élan, indiqué le Chef de l’Etat, mettant ainsi en lumière combien « le numérique et l’intelligence artificielle… peuvent devenir de véritables leviers de performance institutionnelle et administrative».
Dans son allocution, le Président de la République a toutefois mis en garde contre le risque hautement dommageable que peuvent provoquer les nouvelles technologies numériques lorsqu’elles sont « mal maitrisées ou mal encadrées ».
« Aujourd’hui, la cybercriminalité, la manipulation des données ou encore l’usage détournée des algorithmes constituent des menaces réelles pour nos Etats », a, de ce fait, prévenu le Chef de l’Etat.
Il requit en conséquence le principe selon lequel « l’intégration du numérique dans les dispositions de contrôle doit impérativement s’accompagner de cadres juridiques adaptés…et d’une coordination renforcée entre les Inspections générales, les Institutions de contrôle, les autorités judiciaires et les régulateurs du numérique ».
Le Président Guelleh mit par ailleurs à profit cette tribune pour révéler les nombreuses initiatives entérinées dans notre pays en vue d’un usage optimal des technologies numériques.
« A Djibouti…nous avons investi dans les infrastructures numériques. Nous avons engagé des réformes pour la modernisation de l’Administration. Avec un objectif clair : bâtir un Etat efficace, transparent et tourné vers l’Avenir », a, à ce propos, souligné le Président Ismail Omar Guelleh, formant l’espoir aussi pour « notre Continent », l’Afrique, d’une « appropriation souveraine des technologies numériques », au motif de « constituer une opportunité historique pour…bâtir des Institutions plus performantes ».
Outre le Président djiboutien le 13e Colloque international du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions assimilées aura été rehaussé par la participation à ses travaux des Chefs d’Etat respectifs de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, en l’occurrence, M. Alassane Ouattara et M. Bassirou Diomaye Faye, intervenus tous deux sous la forme de discours prononcés par visioconférence.
Dans l’allocution faite à cet égard et lu par son Vice-Président, M. Alassane Ouattara a mis l’accent sur la vocation établie de la Gouvernance et de la transparence publique à jouer un rôle moteur dans l’accès au développement durable des pays d’Afrique.
Quant au Président sénégalais, il fit particulièrement état du profil judicieux des nouvelles technologiques du numérique, dès lors qu’elles sont encadrées et régies par un cadre juridique officiel, à servir de vecteurs puissants de croissance et d’essor.
A travers les quelque 80 experts en Gouvernance issus d’Afrique et du reste du monde qui participent à ses travaux, cette édition nouvelle de la FIFE prend indubitablement les contours de réunion censée déboucher sur des conclusions phares et des recommandations efficientes. Les membres du Gouvernement dont le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed et le Président de l’Assemblée nationale, M. Dileita Mohamed Dileita, ont pris part à cet évènement.









































