Sous la Présidence de Son Excellence, Monsieur ISMAÏL OMAR GUELLEH, Président de la République, Chef du Gouvernement a eu lieu hier  Mardi 13 Janvier 2026, la 1ère Séance du Conseil des Ministres. Ont été examinés et approuvés les textes suivants :

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L’EQUIPEMENT

1ERE QUESTION : Projet de Décret portant affiliation exceptionnelle des personnelles de la Garde-Côtes Djiboutienne à la CMR.

Le projet de Décret a pour objet d’instaurer, à titre exceptionnel, l’affiliation des personnels de la Garde-côtes à la Caisse Militaire de Retraite (CMR), afin d’adapter leur régime de protection sociale aux exigences spécifiques de leurs missions.

La Garde-côtes exerce des fonctions stratégiques essentielles à la protection des espaces maritimes nationaux, à la lutte contre les activités illicites en mer et à la sécurisation des voies de navigation. La nature permanente, opérationnelle et à haut risque de ces missions, comparable à celle des forces armées navales, nécessite une adaptation de leur régime à celui des militaires. Leur régime diffère du régime actuel de ces derniers qui, compte tenu de la nature des menaces auxquels ils sont confrontés ne permet pas de répondre de manière adéquate aux contraintes liées à leurs missions, notamment en matière (i) de retraite, (ii) d’invalidité et (iii) de réforme. Le projet de Décret vise ainsi à aligner le cadre réglementaire sur la réalité opérationnelle de la Garde-côtes, à garantir l’égalité de traitement entre agents accomplissant des missions de même nature et à assurer la soutenabilité financière du dispositif par une régularisation encadrée des cotisations sociales.

MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA CULTURE

2ème QUESTION : Projet de Décret portant organisation et fonctionnement de la Commission Nationale du Patrimoine Culturel.

Le présent projet de Décret vise à mettre en place la Commission nationale du patrimoine culturel en tant qu’organe consultatif permanent auprès du ministère en charge de la Culture conformément aux dispositions de la Loi n°208/AN/25/9ème L du 29 décembre 2025 relative à la protection du patrimoine culturel national.

Cette Commission s’inscrit dans la mise en œuvre de la Loi susmentionnée dans (i) la définition, (ii) la conduite et (iii) le suivi de la politique nationale de protection du patrimoine culturel, matériel et immatériel.

Le projet de Décret définit le cadre opérationnel à son fonctionnement effectif, en définissant son organisation, sa composition, ses attributions et ses modalités de fonctionnement.

Il garantit ainsi une représentation équilibrée des acteurs concernés, une expertise pluridisciplinaire et une capacité opérationnelle conforme aux exigences de la politique patrimoniale nationale.

Le texte précise notamment le rôle consultatif de la Commission auprès du ministère de la Culture, ainsi que ses missions en matière d’identification, d’inventaire, de classement, de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel national.

3ème QUESTION : Projet de Décret fixant les modalités d’inventaire, d’inscription, de classement et de déclassement des biens culturels.

Le présent projet de Décret vise à assurer la mise en œuvre de la loi n°208/AN/25/9ème L du 29 décembre 2025 relative à la protection des biens culturels. Cette loi définit les principes relatifs à l’inventaire, à l’inscription, au classement et au déclassement des biens présentant un intérêt patrimonial.

Par ailleurs, le projet de Décret fixe les procédures à suivre, les mécanismes par compétentes et les effets juridiques de chaque mécanisme. Il permet à l’administration d’identifier les biens culturels matériels et immatériels, tout en instituant un registre national permettant de mieux cerner la valeur patrimoniale des biens.  

Ce cadre réglementaire renforce l’organisation de l’action publique et garantit une protection effective de notre patrimoine culturel.

4ème QUESTION : Projet de Décret portant classement du site d’art rupestre d’Abourma au Patrimoine Culturel National.

Le patrimoine culturel national est un pilier essentiel de l’identité et de la mémoire collective, et sa protection relève de l’État, conformément à la Loi n°208/AN/25/9ème L.

Le site d’art rupestre d’Abourma, situé dans la région de Tadjourah, figure parmi les ensembles rupestres les plus remarquables de la Corne de l’Afrique. Il se distingue par la richesse et l’excellent état de conservation de plus de 937 panneaux de gravures retraçant l’évolution des sociétés humaines.

En raison de sa valeur archéologique, historique, artistique et scientifique, le site d’Abourma est officiellement reconnu et protégé en tant que patrimoine culturel national.

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L’ÉQUIPEMENT

5ème QUESTION : Projet d’Arrêté portant approbation du budget prévisionnel de l’Agence Nationale de la Météorologie (ANM) pour l’exercice 2026. 

Le budget prévisionnel 2026 de l’ANM est présenté en équilibre entre recettes et dépenses à 226 624 966 FDJ.

Les recettes prévisionnelles de l’ANM sont constituées de la redevance aéroportuaire de l’Aéroport International de Djibouti (145 millions de FDJ) et de la subvention de l’Etat (81,6 millions de FDJ). Les postes de recettes demeurent stables par rapport au budget 2025.

Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 184,2 millions de FDJ en 2026 et sont identiques à celles à de 2025. Les postes principaux sont les charges de personnel (175,4 millions de FDJ) en 2025. Les achats et les autres charges externes se chiffrent à 17,1 millions de FDJ en 2026. Les autres charges de l’exercice 2025 ne connaissent pas de variations. Le budget d’investissement de l’Agence Nationale de la Météorologie s’élève à 42 millions de FDJ en 2026 et portent sur la construction des clôtures du siège de l’ANM et de celles des stations automatiques de Dikhil, Obock et Tadjourah. Les investissements prévus concernent également l’acquisition de pièces rechanges des stations automatiques.

L’ANM prévoit la poursuite des projets en cours avec les partenaires (radar météorologique) et le démarrage de 3 projets (systèmes d’alertes précoce). L’Agence prévoit aussi le renforcement des capacités par des formations et qualifications pour les observateurs et techniciens en maintenance des stations d’observation et prévoit également la digitalisation des anciennes données météorologiques ainsi que la mise en place d’un système de base de données.

MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES AFFAIRES PENITENTIAIRES, CHARGE DES DROITS DE L’HOMME

6ème  QUESTION : Projet d’Arrêté portant approbation et rendant exécutoire le budget prévisionnel de l’école Nationale des études judiciaires (ENEJ) pour l’exercice 2026.

Le budget prévisionnel de l’ENEJ pour l’exercice 2026 est arrêté en recettes à 126 817 350 FDJ et en dépenses à 126 817 350 FDJ. Les recettes prévisionnelles sont constituées des droits de scolarités (7,5 millions de FDJ) qui restent identiques à ceux du budget 2025 et de la subvention de l’Etat (119,3 millions de FDJ) qui demeure stable.  

Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 109,6 millions de FDJ en 2026 et sont identiques à celle de 2026 et sont constituées principalement des achats (16,5 millions de FDJ), des services extérieurs (8,4 millions de FDJ en baisse de 11,5%) et des autres services extérieurs incluant les frais des vacataires (51,4 millions de FDJ) en baisse de (5,8,9%).

Les charges de personnel s’élèvent à 26,5 millions de FDJ et connaissent une hausse (+ 5,2 millions de FDJ) par rapport au budget de 2025. L’Ecole Nationale des Etudes Judiciaires prévoit de réaliser des investissements de 17,2 millions de FDJ en acquisition d’équipements didactiques, en équipements de traduction simultanée, en acquisition de logiciel et matériels informatiques et en mobilier de bureau ainsi qu’en matériels de transport.

L’Ecole continuera en 2026 les activités de (i) formation continue des primo-débutants des élèves-huissiers (2ème promotion) et des élèves-notaires, (ii) la formation initiale des primo-débutants des auditeurs de justice et de greffiers (3ème promotion), (iii) la formation continue des actifs des juridictions, (iv) la compilation des jurisprudences, (v) renforcement des partenariats avec différents instituts étrangers et (vi) l’élaboration d’un plan stratégique quinquennal (2026-2030).

MINISTERE DE LA COMMUNICATION, CHARGE DES POSTES ET DES TELECOMMUNICATIONS

7ème QUESTION : Projet d’Arrêté portant adoption du Budget prévisionnel de la Poste de Djibouti pour l’exercice 2026.

Le budget prévisionnel 2026 de la Poste de Djibouti s’établit à 685,1 millions de FDJ, tant en recettes qu’en dépenses, et reste proche de celui de 2025. Ce budget connaît une légère augmentation.

Les recettes prévisionnelles, estimées à 685,1 millions de FDJ, enregistrent une baisse de 247,5 millions de FDJ par rapport aux réalisations de 2025 (437,5 millions) et se composent principalement de la prestation de services, de la subvention d’exploitation et autres produits.

Les charges d’exploitation s’élèvent à 645 millions de FDJ contre 613 millions de FDJ en 2025. Les principaux postes comprennent les achats (45,2 millions de FDJ), les charges et autres charges externes (55 millions de FDJ), les Impôts et taxes : (39,8 millions de FDJ) et les charges de personnel (481,2 millions de FDJ).

Le budget d’investissement est stable par rapport à 2025 et s’élève à 40 millions de FDJ et sera consacré à l’acquisition de logiciels, matériels informatiques, mobiliers de bureau et équipements de transport.

En 2026, la Poste de Djibouti renforcera (i) le rôle de Maison du citoyen, offrant un accès de proximité aux services postaux, financiers, numériques et administratifs, (ii) le Centre d’appel national (Poste Call), (iii) le projet Banque Postale, (iv) le partenariat stratégique en e-commerce avec Amazon ainsi que (v) les services financiers et paiements digitaux en partenariat avec VisaPay International. Ce budget reflète l’engagement de la Poste à moderniser ses services et à renforcer l’accessibilité et l’efficacité au bénéfice de nos concitoyens.

MINISTERE DU COMMERCE ET DU TOURISME

8ème QUESTION : Projet d’Arrêté approuvant et rendant exécutoire le Budget prévisionnel de l’Agence Djiboutienne des Normes et de la Qualité (ADN) pour l’exercice 2026.

Le budget prévisionnel 2026 de l’ADN s’élève à 134,9 millions de FDJ, en équilibre entre recettes et dépenses, et en augmentation de 22,7 millions par rapport à 2025 (112,1 millions de FDJ).

Les recettes se composent principalement des ressources propres (30,15 millions de FDJ, + 26 %) issues des prestations de métrologie, et de la subvention de l’État, portée à 104,7 millions de FDJ (+17,3 millions).

Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 80,4 millions de FDJ, dont les principaux postes sont les autres services extérieurs (20,8 millions) et les charges de personnel (48,5 millions), stables par rapport à 2025.

Les dépenses d’investissement, de 54,4 millions de FDJ, financeront l’acquisition de logiciels, matériels et outillage, équipements informatiques et de bureau, aménagement du laboratoire, ainsi que matériels de transport.

En 2025, l’ADN a opérationnalisé deux Comités Techniques de Normalisation, dédiés aux produits agroalimentaires et aux produits électriques, électrotechniques et électroménagers.

MINISTERE DU BUDGET

9ème QUESTION : Projet d’Arrêté portant affectation d’une parcelle de terrain au profit du Ministère de l’Intérieur.

Le projet d’Arrêté a pour objet l’affectation au profit du Ministère de l’Intérieur d’une parcelle de terrains d’une superficie de 29.953 m² sise à Damerjog. Cette parcelle de terrain est mise à la disposition de l’Office des Voiries de Djibouti.

10ème QUESTION : Projet d’Arrêté portant expropriation et transfert d’une parcelle de terrain d’une superficie totale de 16.84 ha situées à Nagad au profit de la Société Djiboutienne de Viabilisation et de Construction.

Le projet d’Arrêté a pour objet l’expropriation d’une parcelle de terrain d’une superficie non bâtis d’une superficie de 7.5 ha sise au lotissement Nagad et d’une parcelle adjacente d’une superficie de 9.34 ha contigüe à ladite zone. Les parcelles de terrains mentionnées d’une superficie totale de 16,84 ha situées à Nagad sont attribuées au profit de la Société Djiboutienne de Viabilisation et de Construction. Cette parcelle sont destinées à accueillir un projet immobilier dans cette zone de lotissement.

COMMUNICATIONS :

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Porte-parole du Gouvernement a présenté une communication sur la visite officielle de Son Excellence le Dr. Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, en République de Djibouti, le 11 janvier 2026.

Cette visite a été marquée par des échanges de haut niveau ayant permis d’évoquer les solides liens d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays ainsi que leurs peuples frères et voisins.

Les deux dirigeants ont également passé en revue l’état d’avancement des projets en cours et examiné les modalités pratiques de mise en œuvre destinées à accélérer l’exécution des programmes de coopération bilatérale.

Les conclusions de ces entretiens, qui ont mis en évidence de nombreux points de convergence, serviront de cadre de référence et orienteront les travaux de la prochaine Commission ministérielle mixte, prévue à Djibouti le 19 janvier 2026.

Le Premier Ministre a fait une communication relative à la restructuration des Établissements Publics Administratifs (EPA), dans le cadre de la phase II de la réforme engagée par le Gouvernement.

À cet égard, il a indiqué qu’une série de réunion de travail s’étaient tenue à la Primature depuis le 31 décembre 2025 jusqu’au 12 janvier dernier. Ces réunions ont été consacrées à la validation de la stratégie de l’État en matière de réformes publiques administratives, conformément aux orientations présidentielles, et ont marqué le lancement de la phase II de la réforme des Établissements Publics Administratifs.

Il a rappelé qu’en 2018, le Gouvernement avait engagé une première réforme des EPA, à travers un travail d’analyse conduit par (i) la Primature, (ii) le Ministère du Budget et (iii) le Ministère de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie (MEFI). Fort de cette 1ère phase, le Chef de l’État avait donné des instructions lors du Conseil des Ministres du 30 décembre 2025, en vue de la mise en œuvre, dans un délai de six (6) mois de la phase II de la restructuration des EPA.

Dans ce cadre, le comité présidé par le Premier Ministre a présenté la stratégie de réforme des EPA, élaborée dans une logique d’achèvement, de consolidation et de maîtrise des coûts.

La présentation a porté sur un canevas stratégique fondé sur des objectifs de rationalisation du portefeuille des EPA.

Le comité a également exposé la méthodologie retenue, reposant sur une approche progressive et structurée, articulée autour d’une évaluation objectivée des établissements selon des critères harmonisés, d’une analyse de leur pertinence institutionnelle et financière, ainsi que d’un pilotage centralisé sous l’autorité du Premier Ministre, en coordination avec le MEFI, le Ministère du Budget et les administrations centrales concernées.

En conclusion, il a été convenu que la Primature poursuive les travaux et engagent les actions nécessaires à la mise en œuvre progressive de la stratégie de réforme (phase II), conformément au canevas et à la méthodologie présentée.

La Ministre de la Jeunesse et de la Culture a fait un point concernant l’état d’avancement des travaux en cours inhérents à l’ouverture du Musée de la Gare (ancienne Gare de Djibouti) situé au Plateau du serpent.