
Djibouti a franchi une étape importante dans son engagement climatique en lançant officiellement, le 8 février 2026, le processus de préparation de la Quatrième Communication Nationale (NC4) et du Premier Rapport Biennal de Transparence (BTR1). L’atelier national de lancement, organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a réuni représentants des institutions nationales, partenaires techniques et financiers, experts sectoriels et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : renforcer la gouvernance climatique et la transparence de l’action publique face aux changements climatiques.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement Durable , M. Dini Abdallah Omar, a souligné l’importance stratégique de cet exercice pour la République de Djibouti. Selon lui, « le lancement de la NC4 et du premier Rapport biennal de transparence marque une nouvelle phase dans l’engagement de notre pays au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ». M. Dini Abdallah Omar a tenu à remercier l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux pour leur accompagnement constant, rappelant que la lutte contre le changement climatique exige une mobilisation collective et durable.
Dans son allocution, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement a rappelé que Djibouti, depuis la ratification de la Convention-cadre et de l’Accord de Paris, n’a cessé de renforcer ses capacités institutionnelles et techniques en matière de planification climatique. Pour M. Dini Abdallah Omar, la préparation conjointe de la NC4 et du BTR1 traduit la volonté du pays de respecter ses engagements internationaux tout en améliorant la cohérence et l’efficacité des politiques climatiques nationales. Il a insisté sur le fait que ces deux instruments constituent des piliers essentiels pour le suivi des actions d’atténuation et d’adaptation.
Un processus inclusif au cœur de la gouvernance climatique
Au-delà de l’obligation de reporting international, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, M. Dini Abdallah Omar, a mis l’accent sur le caractère inclusif du processus engagé. « La réussite de la NC4 et du BTR1 dépendra de la contribution active de tous les ministères sectoriels, des agences publiques, du secteur privé, de la société civile et du monde académique », a-t-il déclaré devant les participants. Cet atelier de lancement vise ainsi à présenter la méthodologie de travail, le calendrier du projet et à clarifier les rôles et responsabilités de chaque acteur impliqué.
Le Rapport biennal de transparence, introduit dans le cadre du mécanisme de transparence renforcé de l’Accord de Paris, représente une évolution majeure dans le suivi des politiques climatiques. Il met l’accent sur la fiabilité des données, l’évaluation des mesures d’atténuation, ainsi que sur les soutiens financiers, technologiques et de renforcement des capacités reçus ou nécessaires. De son côté, la Communication nationale demeure un outil stratégique permettant de dresser un état des lieux global des vulnérabilités climatiques du pays et des priorités nationales en matière d’adaptation.
Pour le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, M. Dini Abdallah Omar, ces deux documents ne doivent pas être perçus comme de simples rapports techniques. Il a souligné qu’ils constituent avant tout des outils d’aide à la décision, essentiels pour renforcer l’intégration de la dimension climatique dans les politiques sectorielles et pour améliorer la coordination entre les institutions nationales.
« La préparation de la NC4 et du BTR1 est une occasion de consolider nos données scientifiques et de renforcer notre dispositif de suivi, de notification et de vérification », a-t-il ajouté.
À travers ce processus, le ministère de l’Environnement et du Développement durable entend également renforcer la crédibilité de Djibouti auprès de la communauté internationale et faciliter la mobilisation des financements climatiques.
Le Secrétaire général du ministère de l’Environnement a rappelé que la transparence et la qualité des informations produites sont des facteurs déterminants pour établir la confiance avec les partenaires techniques et financiers.









































