
Le représentant permanent de la Somalie auprès des Nations Unies, Abukar Dahir Osman, a vivement critiqué la récente reconnaissance par Israël du Somaliland comme État indépendant. Il y voit une manœuvre politique visant à détourner l’attention internationale de la situation en Palestine et a réaffirmé l’attachement de la communauté internationale à la souveraineté. et à l’intégrité territoriale de la Somalie.
L’ambassadeur de la Somalie auprès des Nations Unies, M. Abukar Dahir Osman, a fermement rejeté la récente reconnaissance par Israël de la Somalilande en tant qu’État indépendant et souverain. Il a qualifié cette démarche d’« effort calculé de la puissance occupante israélienne pour détourner l’attention du monde », notamment de la situation dramatique dans les territoires palestiniens occupés.
S’exprimant lors d’un point de presse consacré au programme de travail du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, dont la Somalie assure actuellement la présidence, le diplomate somalien a également dénoncé comme « inacceptables » les informations faisant état d’un accord secret par lequel le Somaliland aurait accepté d’accueillir jusqu’à 1,5 million de Palestiniens expulsés de Gaza.
Abordant les accusations de crimes de génocide en Somaliland, l’ambassadeur Osman a tenu à clarifier la position de son pays. « Ces atrocités ne peuvent jamais être qualifiées de génocide, car elles n’étaient pas ciblées sur un groupe spécifique », a-t-il affirmé. Selon lui, les événements évoqués s’inscrivaient dans un contexte de lutte du gouvernement de l’époque contre des tentatives de renversement du régime et se sont produits dans plusieurs régions de la Somalie, et non uniquement dans le nord-ouest.
Il a ajouté que les accusations de génocide formulées à propos de faits survenus il y a plus de quarante ans l’avaient profondément surpris. « Je considère que c’est une tentative de détourner l’attention de ce que fait Israël dans les territoires palestiniens occupés », a-t-il souligné.
L’ambassadeur somalien a par ailleurs exprimé sa gratitude aux membres du Conseil de sécurité pour leur soutien unanime à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie, réaffirmé lors de la réunion tenue plus tôt dans la semaine. Concernant le Somaliland, M. Osman a été catégorique : « Le Somaliland n’existe plus. À l’indépendance, elle comprenait deux régions, le nord-est et le nord-ouest. Le nord-est, qui représente environ 45 % du territoire et de la population, fait aujourd’hui partie intégrante du gouvernement fédéral somalien. » Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un différend lié à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale, mais « d’un petit groupe cherchant à faire sécession ».
En conclusion, l’ambassadeur a averti que la démarche israélienne s’inscrivait dans une volonté plus large « d’exporter les Palestiniens de Gaza vers tout pays qui les accepterait », une stratégie qu’il estime « probablement liée » à la reconnaissance du Somaliland.













































