La Somalie a annoncé  hier lundi la résiliation de l’ensemble de ses accords bilatéraux avec les Émirats arabes unis (EAU), marquant une rupture diplomatique importante entre les deux pays. Le gouvernement somalien a justifié cette décision par la nécessité de protéger la souveraineté nationale et l’unité territoriale, affirmant vouloir défendre ses intérêts face à des actions jugées contraires aux principes de coopération mutuelle.

Cette mesure concerne différents domaines de collaboration, allant de la sécurité à la coopération économique, et inclut plusieurs partenariats régionaux et projets communs. Les autorités somaliennes ont indiqué que la décision visait à réaffirmer leur contrôle sur les affaires internes et à préserver la stabilité politique du pays.

Selon des observateurs, cette rupture traduit une volonté de Mogadiscio d’affirmer son indépendance stratégique et de réévaluer ses relations diplomatiques avec ses partenaires étrangers. Elle survient dans un contexte régional complexe, où la Corne de l’Afrique joue un rôle crucial dans le commerce maritime et la sécurité régionale.

Le gouvernement somalien a cependant précisé que cette décision ne ferme pas définitivement la porte aux discussions futures. Mogadiscio reste ouverte à la coopération internationale, mais souhaite que toute relation respecte les intérêts et la souveraineté du pays.

Les analystes estiment que la Somalie cherche désormais à renforcer sa position sur la scène internationale tout en mettant l’accent sur la protection de son intégrité et de ses institutions.

Cette initiative témoigne d’une politique plus affirmée de la Somalie pour garantir que ses partenariats étrangers servent véritablement ses priorités nationales, dans un environnement géopolitique en constante évolution.