
Le Chef de l’Etat, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a présidé hier mercredi, au siège de l’Union nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD), la commémoration nationale dédiée à la Journée internationale des Femmes.
Intervenant chaque année à la date du 08 Mars, l’édition 2026 de cet anniversaire est, à titre exceptionnel, célébré sur le tard à Djibouti.
Notre pays qui s’est résous à l’idée de reporter cet évènement pour fait de ramadan, n’a manifestement pu faire l’impasse sur lui : Cela sans doute en raison du fait qu’il ait acquis une place centrale dans l’agenda officiel de notre pays.
C’est en cela d’ailleurs que son organisation a cadré aujourd’hui avec toutes les vertus de cérémonie placée dans le faste et la grandeur.

Des discours d’officiels au spectacle d’animation en passant par la gamme variée d’expositions qui lui a été adjointe, la célébration djiboutienne de la Journée de la Femme a pris les contours de thématiques de prédilection pour notre pays, ces causes nobles auxquelles notre nation apporte systématiquement son approbation, son adhésion générale.
L’allocution faite par le Chef de l’Etat à la tribune de cet évènement aura constitué l’étape majeure de cette cérémonie.
Il aura dans cette intervention procédé d’emblée à l’inventaire globale des progrès enregistrés par notre pays dans sa quête légitime d’œuvrer à l’accroissement des droits et dispositions de nos compatriotes femmes.
Il aura de ce fait rappelé que notre société a, dès le début, appréhendé le renforcement du statut de la femme à travers la réforme liée à la parité scolaire.
« La parité scolaire progresse. Et ses résultats sont là, visibles, concrets, irréfutables. La jeune Djiboutienne est aujourd’hui médecin, avocate, ingénieure, officière, chercheuse, cheffe d’entreprise.», a, à cet effet, déclaré en substance le Président Guelleh.
« Elle n’attend plus une place — elle la prend, elle la mérite, elle la construit.” a dans son élan ajouté le Chef de l’Etat.
Il a, dans sa lancée, indiqué que notre communauté a ensuite négocié l’amélioration des conditions de la femme au prolongement d’une refonte de sa législation en vigueur, notamment dans le domaine du droit de la personne.
« Nous avons fait évoluer notre cadre juridique : le Code de la Famille renforcé, la lutte contre les violences faites aux femmes institutionnalisée, la loi sur les quotas qui a ouvert des portes que la tradition avait longtemps gardées fermées”., a, à ce propos, souligné lé Président Guelleh.
Le Chef de l’Etat djiboutien aura toutefois saisi l’occasion de ce discours pour citer certains des défis contrariant encore la volonté de notre société et sa quête légitime à garantir un épanouissement définitif et systématique à la gente féminine de notre pays.
« Le premier défi est celui de l’autonomie économique… Nous devons fluidifier l’accès au financement, encourager l’entrepreneuriat numérique et faire en sorte que chaque femme puisse transformer son talent en une entreprise prospère », a, à ce sujet, plaidé le Président Guelleh.
Il décrit par ailleurs le manque avéré d’engouement de notre société « à accompagner nos filles vers les filières d’excellence — les sciences, la technologie, les métiers portuaires qui font la force de notre nation- » comme un autre état d’esprit contreproductif à la détermination de notre nation à conférer le maximum de droits et de dispositions à nos compatriotes femmes.
Le Chef de l’Etat clos son discours en réitérant sa foi en l’impossibilité pour notre société d’accéder au développement durable sans l’adhésion pleine et entière des femmes, une composante démographique très importante de notre pays.
« Et il n’y a pas de développement durable sans que la moitié de notre nation y prenne toute sa place », a ainsi fait observer le Président Guelleh.
Outre les discours officiels, la cérémonie dédiée à la commémoration djiboutienne de la Journée de la Femme a intégré un important volet animation.
Des sketchs et des chants mettant l’accent sur le mérite et l’aptitude élevée à la dignité caractérisant traditionnellement nos femmes ont longuement été interprétées dans le cadre de cette cérémonie.
Comme à l’accoutumée, la célébration djiboutienne de la Journée internationale de la Femme servit aussi de plateforme de remise au Grand Prix du Chef de l’Etat constitué, comme à chaque édition, d’un Prix honorifique, d’un Prix économique et d’un Prix social.
Cette année, le Prix honorifique a été attribué à Mme Dahabo Bouh Fadoul, pour son militantisme et engagement constant en faveur de la médiation, de la paix et de la coexistence fraternelle, notamment au sein de sa région d’appartenance, Arta.
Le Prix économique a pour sa part été attribué cette année à une Entreprise « ADEG Doumar », spécialisée dans le transport en commun géré de bout en bout par des femmes.
Quant au Prix social, il a été attribué à « l’Association pour la Sensibilisation et l’Alphabétisation des Femmes», adepte de la dispense des cours gratuits de formation aux femmes et aux enfants orphelins.
Le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, le Président de l’Assemblée nationale, M. Dileita Mohamed Dileita et l’ensemble des membres du Gouvernement dont la Ministre de la Femme et de la Famille, Mme Mouna Osman Aden, entourée des principaux responsables de son département ont pris part à cet évènement.
A noter également la présence à cette cérémonie, à la tête d’un aréopage de collectifs représentatifs du paysage public féminin de la capitale et des régions de l’intérieur, de la Première Dame et Présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haid, connue pour son engagement constant en faveur de la promotion des droits de la femme et de la famille dans notre pays.








































