Dans le cadre du FOCUS de ce jeudi consacré à l’Association Nationale des Collectivités Locales de Djibouti (ANCLD), son président, Omar Houssein Omar, nous a accordé un entretien exclusif. Reconnu depuis le 10 février dernier comme organisation d’utilité publique, il revient sur la portée de cette distinction, les enjeux qu’elle soulève et les perspectives qu’elle ouvre pour l’association. Dix ans après sa création, l’ANCLD franchit ainsi une nouvelle étape en intégrant officiellement le cercle des ONG du pays. Voici l’intégralité de cette interview.

La Nation : Monsieur le Président, dix ans après sa création, l’Association Nationale des Collectivités Locales de Djibouti (ANCLD) a été reconnue organisation d’utilité publique lors de la 3ème séance du Conseil des ministres tenue le mardi 10 février dernier. Quelle a été votre première réaction à l’annonce de cette reconnaissance officielle ?

Omar Houssein Omar : C’est une immense satisfaction et une profonde fierté, tant pour moi que pour l’ensemble des élus locaux de la République de Djibouti, sans oublier le personnel administratif de l’ANCLD, qui œuvre quotidiennement avec engagement et professionnalisme. Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à Son Excellence le Président de la République ainsi qu’à son Gouvernement pour cette reconnaissance officielle, qui vient consacrer des années d’efforts, de persévérance et de travail collectif au service du renforcement de la décentralisation et du développement local dans notre pays.Que représente concrètement pour vous et pour l’ensemble des collectivités locales ce nouveau statut ?

L’obtention du statut d’ONG constitue une avancée majeure et une véritable opportunité pour notre organisation faîtière. Ce nouveau cadre juridique nous offre une reconnaissance élargie et renforce notre crédibilité auprès de nos partenaires. Il nous permet désormais d’intervenir aussi bien au niveau national qu’international, ce qui n’était pas pleinement possible sous le statut d’association. Le champ d’action d’une ONG étant plus vaste, il nous ouvre de nouvelles perspectives en matière de coopération, de mobilisation de financements, de partenariats stratégiques et de participation aux initiatives régionales et internationales liées à la décentralisation et au développement local.

En quoi cette reconnaissance renforce-t-elle la dimension institutionnelle, stratégique et opérationnelle de l’ANCLD ?

Cette reconnaissance vient consolider notre légitimité institutionnelle et confirmer la place centrale que nous occupons dans l’élaboration, l’analyse et l’accompagnement des politiques publiques de décentralisation. Elle renforce également notre capacité opérationnelle à concevoir, piloter et gérer des projets structurants au service des collectivités locales. Par ailleurs, elle conforte notre rôle de coordination, de concertation et de mise en synergie entre les différentes collectivités territoriales. Enfin, cette distinction contribue à professionnaliser davantage notre gouvernance, à structurer notre action dans la durée et à inscrire nos interventions dans une dynamique pérenne et cohérente.

Quelles nouvelles perspectives ou opportunités ce statut ouvre-t-il en matière de partenariats, de financements et de rayonnement national et international ?

Elle ouvre désormais de larges perspectives, tant au niveau national qu’international, notamment en matière de partenariats stratégiques et de mobilisation de financements. Dorénavant, nous pouvons bénéficier plus aisément de l’appui de l’État, du soutien des partenaires techniques et financiers, et accéder à des mécanismes de financement structurés. Nous sommes également en mesure de répondre aux appels à projets nationaux et internationaux, afin de mobiliser des ressources au profit des collectivités locales et de mieux répondre à leurs besoins en matière de développement et de gouvernance territoriale.

« Notre objectif est de consolider davantage la gouvernance interne de l’organisation et de veiller au strict respect de nos dispositions statutaires ».

Peut-on interpréter cette décision comme une marque de confiance renouvelée de l’État envers les collectivités locales et leur faitière ?

Absolument. En instaurant la décentralisation, le Président de la République a placé le développement local au cœur des priorités nationales, en reconnaissant le rôle stratégique que peuvent jouer les élus locaux au plus près de nos concitoyens. Cette vision consacre la proximité comme levier essentiel d’efficacité et de cohésion sociale, en confiant aux collectivités territoriales une responsabilité accrue dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit indéniablement d’une marque de confiance forte à l’égard des élus locaux, et nous exprimons, à ce titre, notre profonde gratitude au Président de la République ainsi qu’à son Gouvernement pour leur engagement constant en faveur du renforcement de la décentralisation et du développement territorial.

Selon vous, quels sont les principaux facteurs – institutionnels, organisationnels ou politiques – qui ont permis à l’ANCLD d’accéder aujourd’hui à ce statut d’utilité publique ?

Tout d’abord, cette avancée est le fruit d’un plaidoyer constant mené par les membres du bureau, avec l’appui de notre organe administratif composé d’un comptable, d’un responsable de la communication, d’un chef de projet et placé sous la coordination d’un Secrétaire permanent. Cette équipe assure la continuité institutionnelle et le suivi rigoureux de nos actions. Deuxièmement, elle repose sur le travail concret accompli sur le terrain, tant en matière de renforcement des capacités de nos élus locaux que dans la mise en œuvre de projets structurants au bénéfice direct des collectivités territoriales. Au cours des années précédentes, nous avons bénéficié d’un appui financier et technique précieux, notamment à travers la mise à disposition d’un consultant par nos partenaires, en particulier l’Union européenne et l’Association Internationale des Maires Francophones, à laquelle nous sommes affiliés. Je tiens à profiter de cette tribune pour leur exprimer notre sincère reconnaissance pour leur accompagnement constant et leur confiance.

En 2019, l’ANCLD a noué un partenariat avec les parlementaires de la 8ème législature. Quels ont été les résultats concrets de cette collaboration ? Et comment se présente aujourd’hui la coopération avec la 9ème législature ?

La collaboration engagée en 2019 avec les parlementaires de la 8ᵉ législature a constitué une étape importante dans le rapprochement entre le pouvoir local et le pouvoir législatif. Elle a permis d’instaurer un cadre de dialogue structuré autour des enjeux liés à la décentralisation, au transfert de compétences, au renforcement des ressources des collectivités territoriales et au développement territorial équilibré. Concrètement, cette coopération s’est traduite par des échanges réguliers, des séances de travail techniques et un plaidoyer commun visant à mieux prendre en compte les préoccupations des collectivités locales dans l’élaboration et l’examen des textes législatifs. Elle a également contribué à sensibiliser les parlementaires au rôle stratégique des élus locaux dans la mise en œuvre des politiques publiques. Avec la 9ᵉ législature, cette dynamique se poursuit et se consolide. La coopération s’inscrit aujourd’hui dans une approche de plaidoyer institutionnel renforcé, axée sur l’amélioration du cadre juridique de la décentralisation, la clarification des compétences et la mobilisation de ressources adaptées aux besoins des collectivités. Notre ambition est de maintenir un dialogue permanent et constructif avec les représentants de la Nation afin de faire de la décentralisation un levier effectif de développement local et de cohésion nationale.

La dernière Assemblée générale de votre organisation date de 2024. Quelles contraintes ont empêché celle de 2025, et quelles mesures envisagez-vous pour assurer la régularité de cette instance statutaire ?

La dernière Assemblée générale s’est effectivement tenue en 2024. En 2025, certaines contraintes d’ordre organisationnel et liées à l’agenda institutionnel national ont retardé la tenue de cette instance statutaire. La forte mobilisation des élus locaux sur d’autres échéances prioritaires, ainsi que des ajustements administratifs internes, ont également contribué à ce décalage. Cela étant dit, il ne s’agit nullement d’un renoncement à nos obligations statutaires. Au contraire, nous sommes pleinement conscients de l’importance de l’Assemblée générale en tant qu’organe souverain de notre organisation, garant de la transparence, de la redevabilité et de la participation démocratique de nos membres. Des mesures concrètes sont d’ores et déjà engagées pour assurer la régularité de cette instance à l’avenir, notamment une planification anticipée du calendrier, une meilleure coordination avec les agendas institutionnels nationaux et une mobilisation renforcée des collectivités membres. Notre objectif est de consolider davantage la gouvernance interne de l’organisation et de veiller au strict respect de nos dispositions statutaires. Certaines contraintes organisationnelles et d’agenda institutionnel ont retardé la tenue de l’Assemblée générale en 2025. Toutefois, des mesures sont engagées pour garantir la régularité statutaire, notamment une meilleure planification et la mobilisation accrue des membres.

En juin 2022, vous avez pris les rênes de l’ANCLD pour un mandat de cinq ans, succédant à Mme Fatouma Awaleh Osman. À mi-parcours de votre mandat, quel bilan d’étape pouvez-vous dresser des réalisations accomplies par votre équipe ?

À mi-parcours de notre mandat, le bilan que nous pouvons dresser est globalement encourageant et porteur d’espoir pour l’avenir de notre organisation. Nous avons d’abord œuvré au renforcement institutionnel de l’Association, en consolidant sa gouvernance interne, en structurant davantage son administration et en améliorant ses mécanismes de coordination avec les collectivités membres. Cette étape était essentielle pour asseoir durablement la crédibilité et l’efficacité de l’ANCLD. Par ailleurs, nous avons lancé et accompagné plusieurs projets structurants au bénéfice des collectivités locales, en mettant l’accent sur des actions concrètes et visibles sur le terrain. Le renforcement des capacités a également été une priorité majeure, à travers l’organisation de sessions de formation destinées aux élus et aux cadres territoriaux, afin de mieux les outiller face aux exigences croissantes de la gestion locale. Nous avons également consolidé et élargi nos partenariats internationaux, ce qui a permis de mobiliser un appui technique et financier précieux pour nos initiatives. Enfin, nous avons apporté un appui direct aux collectivités dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs projets, en favorisant l’échange d’expériences et la mutualisation des bonnes pratiques. Ce bilan d’étape nous encourage à poursuivre nos efforts avec détermination pour la seconde moitié du mandat, avec l’ambition de renforcer encore davantage la place et le rôle des collectivités locales dans le développement national.

Le Réseau des Femmes Élues Locales (REFEL), lancé après l’opérationnalisation de l’ANCLD en octobre 2018, avait tenu sa première Assemblée générale en décembre 2019. Depuis, ses activités semblent moins visibles. Quelles difficultés ont freiné son développement, et quelles perspectives de relance envisagez-vous ?

Le ralentissement des activités du Réseau des Femmes Élues Locales s’explique principalement par un ensemble de contraintes d’ordre organisationnel, financier et structurel. Après son lancement et la tenue de sa première Assemblée générale en décembre 2019, le réseau a dû faire face à des défis liés à la mobilisation de ressources dédiées, à la coordination entre les différentes collectivités et à la disponibilité des élues, fortement engagées dans leurs responsabilités locales. À cela se sont ajoutés des facteurs conjoncturels qui ont temporairement ralenti la dynamique initiale du réseau. Toutefois, il est important de souligner que l’engagement de l’ANCLD en faveur du leadership féminin local demeure intact et constitue même une priorité stratégique. Dans cette perspective, nous envisageons une relance structurée du réseau, à travers la redynamisation de ses instances, l’élaboration d’un plan d’action clair et la recherche de partenariats spécifiques pour soutenir ses activités. L’objectif est de renforcer les capacités des femmes élues, de favoriser le partage d’expériences et de promouvoir une participation accrue des femmes dans la gouvernance locale. Nous sommes convaincus que le renforcement du REFEL contribuera non seulement à l’autonomisation des femmes élues, mais également à une gouvernance territoriale plus inclusive et plus équilibrée.

En juin 2023, l’ANCLD, en collaboration avec l’AIMF, a lancé neuf projets financés par l’Union européenne visant l’amélioration des conditions de vie en milieu urbain et rural. Où en est aujourd’hui la mise en œuvre de ces projets ? Quels impacts concrets peut-on déjà observer ?

La mise en œuvre des neuf projets lancés en juin 2023, en partenariat avec l’AIMF et financés par l’Union européenne, s’est déroulée avec succès et s’est clôturée de manière satisfaisante. Ces initiatives ont porté sur trois axes principaux : L’amélioration des services urbains et ruraux, visant à rendre les infrastructures locales plus accessibles et mieux adaptées aux besoins des populations ; Le renforcement des capacités des collectivités et de leurs élus, afin d’améliorer la planification, la gestion et l’exécution des projets locaux ; Le développement socio-économique territorial, à travers des actions concrètes favorisant l’emploi, l’inclusion et la dynamisation des économies locales. Les premiers impacts concrets sont déjà perceptibles. On note une amélioration notable des conditions de vie des habitants dans les zones concernées, une meilleure accessibilité aux services essentiels, ainsi qu’une participation citoyenne plus active dans les décisions locales. Ces projets constituent ainsi un véritable levier pour renforcer la gouvernance locale et promouvoir un développement territorial durable et inclusif.

Existe-t-il des défis– institutionnels, financiers ou structurels – auxquels l’ANCLD est confrontée ?

L’ANCLD est confrontée à plusieurs défis qui conditionnent sa capacité à accompagner efficacement les collectivités locales. La mobilisation de financements stables et suffisants reste une priorité pour soutenir nos projets, renforcer nos programmes et répondre aux besoins croissants des collectivités. Parallèlement, le renforcement des capacités techniques de nos équipes et des élus locaux demeure essentiel pour garantir la qualité et l’efficacité de la mise en œuvre des politiques de décentralisation et des projets structurants. La coordination et la structuration institutionnelle constituent également un enjeu majeur, afin d’optimiser l’organisation interne de l’Association et de renforcer la collaboration avec nos partenaires nationaux et internationaux. Enfin, le maintien d’un dialogue constant et l’engagement actif des collectivités membres sont indispensables pour assurer la pertinence et la pérennité de nos initiatives. Ces défis représentent autant d’opportunités pour consolider notre gouvernance, développer des partenariats stratégiques et contribuer durablement au développement local à Djibouti.

« Nous envisageons plusieurs réformes et initiatives majeures pour renforcer la gouvernance locale à Djibouti. »

Lors de la première édition de la Journée Nationale des Collectivités Locales, en novembre 2024, vous avez souligné le rôle central des collectivités dans la fourniture des services de base et le développement socio-économique. Pouvez-vous citer quelques projets emblématiques illustrant l’impact concret de l’ANCLD sur le terrain ?

Lors de la première édition de la Journée Nationale des Collectivités Locales, nous avons effectivement souligné le rôle central des collectivités dans la fourniture des services de base et le développement socio-économique. À ce titre, plusieurs projets emblématiques illustrent concrètement l’impact de l’ANCLD sur le terrain. Parmi eux, le projet d’appui aux autorités locales a permis de renforcer les capacités opérationnelles des élus et des cadres territoriaux, favorisant ainsi une meilleure planification et gestion des actions locales. Le projet de gouvernance participative a contribué à promouvoir l’implication citoyenne dans la prise de décisions locales et à améliorer la transparence des processus administratifs. Enfin, le projet de gestion des déchets dans certaines communes a eu un impact direct sur l’hygiène publique, tout en sensibilisant les populations à la protection de leur environnement. Ces initiatives ont également soutenu la formation des acteurs locaux et le financement d’organisations de la société civile, renforçant ainsi la participation communautaire et la qualité des services offerts aux citoyens. Elles illustrent concrètement le rôle moteur de l’ANCLD dans le développement local et la consolidation de la décentralisation à Djibouti.

Quelles sont les grandes priorités stratégiques de l’ANCLD pour les prochaines années ?

Pour les prochaines années, les grandes priorités stratégiques de l’ANCLD s’articulent autour de plusieurs axes majeurs. Nous entendons poursuivre le renforcement institutionnel de l’Association afin de consolider sa gouvernance, sa capacité opérationnelle et son rôle de coordination entre collectivités. Le développement des compétences des élus locaux reste également central, à travers des programmes de formation continue visant à mieux les préparer à gérer les défis de la décentralisation et du développement territorial. La promotion d’une gouvernance locale efficace et participative constitue un autre objectif clé, avec l’ambition de renforcer la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne dans la prise de décision. La mobilisation de financements, tant nationaux qu’internationaux, est également une priorité afin de soutenir durablement les initiatives locales et les projets structurants. Enfin, l’ANCLD se concentrera sur l’accompagnement des collectivités dans la mise en œuvre de projets territoriaux d’envergure, visant à améliorer les services publics, le développement socio-économique et la qualité de vie des populations. Cette approche stratégique vise à inscrire l’ANCLD et les collectivités locales dans une dynamique de développement durable, inclusif et structuré sur le long terme.

Envisagez-vous des réformes structurelles ou de nouvelles initiatives majeures pour renforcer la gouvernance locale à Djibouti ?

Nous envisageons plusieurs réformes et initiatives majeures pour renforcer la gouvernance locale à Djibouti. Parmi elles, la mise en place de nouveaux mécanismes de coordination vise à améliorer la synergie entre les collectivités, l’ANCLD et les partenaires institutionnels, afin d’optimiser l’efficacité des actions locales. La digitalisation de la gouvernance locale constitue également un axe prioritaire, avec l’introduction d’outils numériques pour faciliter la gestion administrative, la planification des projets et la participation citoyenne. Parallèlement, nous entendons renforcer l’ingénierie territoriale afin de mieux appuyer les collectivités dans la conception, la planification et la mise en œuvre de projets structurants adaptés aux besoins des populations. Enfin, l’élargissement des partenariats internationaux permettra de bénéficier de l’expertise et du soutien technique de nos partenaires, tout en ouvrant de nouvelles opportunités de financement et de coopération. Ces initiatives sont conçues pour consolider une gouvernance locale plus efficace, transparente et inclusive, au service du développement territorial durable.

Comment projetez-vous l’ANCLD à l’horizon 2030?

À l’horizon 2030, nous projetons l’ANCLD comme un acteur pleinement consolidé et incontournable de la gouvernance locale à Djibouti. L’obtention récente du statut d’ONG constitue une étape majeure dans cette trajectoire, et nous travaillons déjà activement à renforcer notre institution, nos capacités opérationnelles et nos partenariats. Notre ambition est que l’ANCLD devienne un véritable catalyseur du développement territorial, capable d’accompagner efficacement les collectivités dans la mise en œuvre de projets structurants, de promouvoir une gouvernance locale inclusive et participative, et de mobiliser des ressources nationales et internationales pour soutenir le développement socio-économique des territoires. En somme, à l’horizon 2030, nous envisageons une organisation plus forte, plus professionnelle et plus influente, pleinement reconnue pour son rôle stratégique dans la décentralisation et le progrès des collectivités locales à Djibouti.

Quel message souhaitez-vous adresser aux élus locaux du pays pour consolider la dynamique de décentralisation ?

Je tiens à rappeler aux élus locaux que l’ANCLD, désormais reconnue comme une ONG, est une structure qui nous appartient à tous et qui a été créée pour servir l’ensemble des collectivités du pays. Pour consolider la dynamique de la décentralisation, il est essentiel que chaque élu s’implique activement, participe aux initiatives et contribue au renforcement de notre organisation. Ensemble, nous pouvons faire de l’ANCLD un véritable moteur du développement local, au service des populations et du progrès de nos territoires.

Enfin, quel appel lancez-vous à vos partenaires nationaux et internationaux ?

L’ANCLD, en tant qu’organisation faîtière au service de l’ensemble des collectivités locales, souhaite renforcer sa collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux. Nous lançons un appel à nos partenaires et bailleurs, afin de travailler de manière conjointe, d’être pleinement associés aux initiatives et de pouvoir bénéficier d’un accès équitable aux appels à projets. Cette collaboration permettra de mobiliser ensemble des ressources et des expertises pour soutenir efficacement les collectivités locales et contribuer au développement durable des territoires.

Pour conclure, quel mot souhaiteriez-vous partager avec la population ?

Je voudrais inviter la population à s’impliquer activement dans le développement de leurs communes et de leurs régions, en collaborant avec leurs élus locaux, en les soutenant et en leur accordant leur confiance. C’est par cette participation et cette confiance mutuelle que nous pourrons construire des collectivités plus fortes, plus efficaces et véritablement au service de tous.

Propos recueilli par RB