Alors que l’année 2026 se lève sur un monde travaillé par les fractures, les rivalités de puissance et les angoisses économiques, Djibouti avance à contre-courant du chaos ambiant. Modeste par sa taille, mais lucide dans ses choix, notre République s’impose comme un îlot de stabilité et de constance stratégique à l’heure où tant de certitudes s’évaporent. Dans ce tumulte global, Djibouti ne subit pas l’Histoire, elle la négocie et l’anticipe même.
Sur le plan national, notre pays a su consolider son héritage d’unité et de stabilité. À une époque où les déchirures politiques et sociales divisent tant de nations, il est remarquable de constater que Djibouti demeure un havre de cohésion. Cette cohésion ne doit pas être tenue pour acquise. Elle est le fruit d’un effort collectif, d’un pacte social silencieux entre un peuple déterminé à progresser ensemble.
Dans la région, notre position géographique s’affirme comme un levier stratégique. Entre les routes commerciales d’Afrique et d’Asie, notre pays n’est plus le simple point sur la carte d’antan. Il est devenu un carrefour d’influences politiques, économiques et sécuritaires. Cette position exige de la sagesse et de la diplomatie, car nos choix résonnent au-delà de nos frontières.
Autour de nous, la Corne de l’Afrique continue de traverser des turbulences — conflits, déplacements de populations, tensions transfrontalières — qui exigent une approche proactive et concertée. Djibouti, par son engagement pour la paix, le dialogue et la coopération, doit continuer à jouer le rôle d’acteur stabilisateur dans une région aux enjeux multiples.
À l’échelle internationale, le monde observe des vrais changements tectoniques : rivalités entre grandes puissances, crises économiques cycliques, défis climatiques globaux. Dans ce contexte, la voix de Djibouti, malgré les pessimistes, peut et doit s’élever. Pas comme un simple suiveur, mais comme un partenaire crédible dans la construction d’un ordre mondial plus équitable et plus respectueux des souverainetés.
Notre diplomatie a déjà prouvé son pragmatisme. Elle doit maintenant montrer son audace. L’audace d’être un pont entre les continents, une voix pour l’Afrique et un acteur pour un multilatéralisme renouvelé. Mais ne nous y trompons pas : toute grandeur nationale commence par l’affirmation de nos propres capacités.
L’éducation, l’innovation technologique, l’agro-industrie, les énergies renouvelables, voilà les terrains sur lesquels Djibouti doit intensifier ses investissements. De tels choix stratégiques ne sont pas de simples options. Ce sont des impératifs si nous voulons transformer notre potentiel en prospérité tangible pour chaque citoyen.
Djibouti 2026 n’est pas une nation spectatrice des transformations du monde. Elle est un acteur engagé, une force tranquille qui avance avec détermination, lucidité et dignité. Que cette année soit celle de la fortification économique, de l’audace politique et de l’épanouissement de toutes les forces vives de notre pays.










































