Depuis l’accession du président Ismaïl Omar Guelleh à la magistrature suprême, la République de Djibouti a progressivement construit une politique ambitieuse en faveur de la protection et du développement des droits de l’enfant. À travers des réformes législatives, des investissements dans l’éducation et la santé, ainsi que la mise en place de mécanismes institutionnels dédiés, notre  pays s’est engagé dans une dynamique visant à garantir un avenir plus sûr et plus équitable aux nouvelles générations.

Depuis l’accession du président Ismaïl Omar Guelleh à la magistrature suprême, la République de Djibouti a progressivement construit une politique ambitieuse en faveur de la protection et du développement des droits de l’enfant. À travers des réformes législatives, des investissements dans l’éducation et la santé, ainsi que la mise en place de mécanismes institutionnels dédiés, notre  pays s’est engagé dans une dynamique visant à garantir un avenir plus sûr et plus équitable aux nouvelles générations.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre des engagements internationaux du pays, notamment après la ratification en 1990 de la Convention relative aux droits de l’enfant, texte fondateur qui reconnaît l’enfant comme un sujet de droit à part entière. Trente ans après l’adoption de cette convention par les Nations Unies, Djibouti peut se prévaloir d’avancées notables dans plusieurs domaines essentiels : l’accès à l’éducation, la protection juridique des mineurs, la santé infantile et la participation des enfants à la vie citoyenne. Chaque année, la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 20 novembre, constitue une occasion de dresser le bilan de ces progrès. À Djibouti, cette célébration mobilise les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux autour d’un objectif commun : renforcer la protection et l’épanouissement des enfants.

La commémoration du 30ᵉ anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant a ainsi permis aux autorités djiboutiennes de rappeler les réformes engagées depuis plusieurs décennies pour placer l’enfant au cœur des politiques publiques. Organisée sous l’égide du ministère de la Femme et de la Famille, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et l’Union nationale des femmes djiboutiennes, cette journée a rassemblé de nombreux acteurs institutionnels et partenaires internationaux, notamment l’UNICEF et le FNUAP.

Placée sous le haut patronage du Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed, la cérémonie officielle a permis de mettre en lumière les progrès réalisés au cours des dernières années. Dans son allocution, le chef du gouvernement a souligné que la politique nationale de protection de l’enfance repose sur une vision claire : offrir à chaque enfant un environnement propice à son développement, sans discrimination.

« Sous le leadership du Président de la République, le gouvernement a mis en œuvre des politiques et des mesures en matière de développement et de protection de l’enfant », a déclaré le Premier ministre, insistant sur les investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Des réformes éducatives et sociales pour garantir l’égalité des chances

Parmi les réformes les plus significatives figure celle du système éducatif, engagée au début des années 2000. Cette réforme a instauré la gratuité de la scolarisation pour tous les enfants, ouvrant la voie à une expansion rapide de l’accès à l’enseignement.

Les résultats de cette politique sont aujourd’hui visibles : en l’espace de quinze ans, le nombre d’élèves inscrits dans les cycles primaire et secondaire a presque doublé. L’éducation représente désormais la part la plus importante du budget national, signe de l’importance stratégique accordée à la formation de la jeunesse.

Pour les autorités djiboutiennes, l’accès à l’éducation constitue un droit fondamental et un levier essentiel de développement. C’est pourquoi la politique éducative s’inscrit dans une démarche inclusive visant à garantir l’égalité des chances pour tous les enfants.

Cette approche se traduit notamment par l’intégration des enfants à besoins spécifiques dans le système scolaire et par l’accès à l’éducation pour les enfants réfugiés vivant sur le territoire national. « Notre politique de non-discrimination et d’égalité devant l’éducation s’est également étendue aux enfants réfugiés afin qu’aucun enfant vivant en République de Djibouti ne soit laissé en marge de la société », a souligné le Premier ministre.

Au-delà de l’éducation, des progrès significatifs ont également été réalisés dans le domaine de la santé. La gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans constitue l’une des mesures phares de cette politique sociale. Par ailleurs, l’instauration de l’assurance maladie universelle en 2014 a permis d’améliorer l’accès aux services de santé pour de nombreuses familles.

Ces initiatives témoignent de la volonté du gouvernement d’assurer un environnement favorable à la croissance et au bien-être des enfants. Elles s’inscrivent également dans une vision globale qui considère l’enfance comme un investissement pour l’avenir du pays.

Dans cette perspective, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour encourager la participation des enfants à la vie publique. La création du Parlement des enfants constitue l’une de ces initiatives. Cette institution symbolique offre aux jeunes l’opportunité d’exprimer leurs opinions et de participer aux débats sur les questions qui les concernent.

Cependant, les autorités reconnaissent que les défis restent nombreux. Les mutations technologiques, l’essor d’Internet et les effets du changement climatique constituent autant de nouvelles problématiques auxquelles les politiques publiques doivent s’adapter.

Un cadre juridique renforcé pour protéger les mineurs

La protection juridique des enfants constitue un autre pilier de la politique djiboutienne en matière de droits de l’enfant. Conscient des risques auxquels les mineurs peuvent être exposés, le gouvernement a entrepris ces dernières années plusieurs réformes visant à renforcer les dispositifs de protection.

L’adoption en 2015 du Code de protection juridique des mineurs marque une étape importante dans cette évolution. Ce texte vise à garantir une protection accrue aux enfants de moins de 18 ans et à prévenir toutes les formes d’abus, de négligence ou d’exploitation.

Le ministère de la Justice a mené de vastes campagnes de sensibilisation afin de faire connaître ce nouveau cadre juridique auprès de la population. Magistrats, juristes et acteurs associatifs ont parcouru différentes régions du pays pour expliquer les dispositions de cette loi et encourager son application.

Dans un État de droit comme Djibouti, la protection des mineurs est considérée comme une responsabilité collective. Toute personne ayant connaissance d’une situation mettant un enfant en danger est tenu de la signaler aux autorités compétentes.

Le Code de protection des mineurs prévoit également l’existence de juridictions spécialisées chargées de traiter les affaires impliquant des enfants. Le juge des mineurs dispose ainsi de plusieurs outils pour intervenir lorsqu’un enfant se trouve dans une situation de danger, qu’il s’agisse de modifier les conditions de garde, de convoquer les parents ou de placer le mineur dans un centre éducatif adapté.

Parallèlement, les autorités ont intensifié la lutte contre le travail des enfants. Le ministère du Travail a condamné avec fermeté toute forme d’exploitation économique des mineurs et annoncé des sanctions sévères à l’encontre des employeurs contrevenants.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche plus large visant à aligner la législation nationale sur les standards internationaux. La République de Djibouti participe activement aux mécanismes de suivi mis en place par les organisations internationales pour évaluer les progrès réalisés.

Ainsi, le pays a récemment présenté son rapport initial au Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant lors d’une session tenue à Maseru, au Lesotho. Cette démarche a permis aux autorités djiboutiennes de détailler les mesures adoptées pour respecter les dispositions de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

Djibouti a également soumis son rapport périodique au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies à Genève. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets essentiels, notamment l’accès des enfants à leurs droits fondamentaux, la prévention des violences et la protection contre certaines pratiques néfastes.

Dans le même esprit, le ministère de la Femme et de la Famille, dirigé par la ministre Mouna Osman Aden, a lancé une plateforme nationale de protection de l’enfant. Cette initiative vise à renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la protection de l’enfance, notamment la police, la gendarmerie et les services sociaux.

Pour les autorités djiboutiennes, la protection de l’enfance ne peut être efficace que si elle repose sur une collaboration étroite entre les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux.

Le président de l’Assemblée nationale, Dileita Mohamed Dileita, a d’ailleurs rappelé lors d’un atelier parlementaire consacré aux droits de l’enfant que « la protection et la promotion des droits de l’enfant constituent un investissement essentiel pour l’avenir du pays ».

Au regard des progrès accomplis, la République de Djibouti apparaît aujourd’hui comme un acteur engagé dans la promotion des droits de l’enfant au niveau régional. Les réformes entreprises au cours des dernières décennies témoignent d’une volonté politique affirmée de bâtir une société plus juste, où chaque enfant peut grandir dans la sécurité, la dignité et l’égalité des chances.

Si les défis persistent, notamment face aux transformations sociales et technologiques, les bases d’une politique durable de protection de l’enfance sont désormais solidement établies. Pour Djibouti, l’avenir du pays passe avant tout par l’épanouissement et la protection de ses enfants.