
À l’approche des élections présidentielles prévues en avril prochain, la Commission Nationale de la Communication (CNC) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités de régulation. L’institution entend se doter d’un système moderne de monitoring des programmes audiovisuels afin d’assurer un contrôle plus efficace et transparent des contenus diffusés par les radios et télévisions nationales.

Dans cette perspective, la CNC a accueilli une délégation d’ingénieurs de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc. Cette mission technique marque le lancement des procédures d’installation d’un logiciel de supervision baptisé HMS, entièrement développé par l’autorité marocaine.
Selon M. Adil Bourbate, ingénieur concepteur du logiciel, HMS a été spécifiquement pensé pour répondre aux besoins des régulateurs audiovisuels africains.
Déjà adopté par une quinzaine de pays du continent, le système s’est imposé comme un outil performant en matière d’analyse et de traitement des données médiatiques. L’expertise marocaine a même séduit au-delà de l’Afrique, puisque la Belgique utilise également cette technologie pour superviser ses médias audiovisuels. Prenant la parole, le président de la CNC, M. Ali Mohamed Dimbio, a salué cette avancée technologique et la solidité du partenariat avec la HACA.
Il a rappelé que le monitoring des programmes constitue une mission prioritaire, particulièrement en période électorale, où l’équité du temps d’antenne et la conformité des contenus sont essentielles à la transparence du scrutin. Créée en 2017, la CNC a déjà supervisé cinq consultations électorales. L’intégration du logiciel HMS devrait renforcer ses capacités d’analyse, notamment grâce à ses différents modules permettant d’élargir la régulation aux langues nationales et d’évaluer la couverture médiatique sous l’angle du genre et de la bonne gouvernance.
À l’issue de leur mission d’évaluation technique, les experts marocains se sont déclarés satisfaits des conditions d’installation.
Le système devrait être pleinement opérationnel pour la présidentielle d’avril, consolidant ainsi le dispositif institutionnel de supervision médiatique.








































