
Au terme du dernier mandat du Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, la région d’Obock apparaît aujourd’hui comme l’un des territoires ayant connu une transformation progressive mais tangible. Longtemps considérée comme l’une des régions les plus enclavées du pays, cette partie septentrionale de Djibouti a bénéficié, ces dernières années, d’investissements importants dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé et le développement économique.

Ces efforts s’inscrivent dans la politique nationale visant à promouvoir un développement équilibré du territoire et à réduire les disparités entre les différentes régions du pays.
Par ailleurs, le gouvernement a mis en place un programme dénommé ADIL, financé par l’Union Européenne en vue de favoriser le développement harmonieux des régions de l’intérieur. Ce fond d’investissement de 260 millions FD, par région, a permis au conseil régional d’Obock de réaliser des projets sociaux dans les domaines stratégiques du développement, notamment l’accès à l’eau, désenclavement, l’éducation, agro-pastoralisme, la pêche etc.

Des infrastructures routières pour désenclaver la région
L’un des axes majeurs de l’action gouvernementale au cours de ce mandat a été le désenclavement des régions périphériques et l’amélioration de la mobilité des populations. Dans cette optique, plusieurs projets d’aménagement et de réhabilitation de pistes rurales ont été réalisés dans la région d’Obock afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises entre les villages et le chef-lieu régional.

Parmi les réalisations notables figurent notamment :
• L’aménagement et la réhabilitation de la piste reliant Medeho au chef-lieu
• L’entretien de la piste reliant Alaili-Dada au chef-lieu
• Deux projets d’aménagement et d’entretien des pistes sont également en cours, à savoir la piste reliant Adgueno et Dadato d’une part, et celle reliant Dadato et Alailidada d’autre part.

La réalisation de ces infrastructures a permis de réduire sensiblement l’isolement des localités concernées, en facilitant le transport des hommes et des biens essentiels à la vie quotidienne, l’accès aux marchés, aux services administratifs et aux structures sociales, notamment l’évacuation des malades vers le centre de santé du chef-lieu.
Par ailleurs, les infrastructures routières constituent sans aucun doute, un véritable levier de développement économique et social et à permettront à ce titre, de susciter des initiatives et de renforcer la dynamique de production agro-pastorale des habitants des localités bénéficiaires.

C’est notamment le cas de la piste Obock-Medeho, réalisé par le conseil régional d’Obock, dans le cadre des projets ADIL et qui présente déjà des retombées tangibles sur les conditions de vie des habitants de cette localité située au cœur de la forêt de Mabla, l’une des zones les plus verdoyantes de la région d’Obock. Medeho est en effet réputée pour l’importance de son cheptel bovin et ovin.

La mise en état de la piste reliant cette localité au chef-lieu constitue une avancée majeure pour les habitants, dont l’économie repose essentiellement sur l’élevage, leur facilitant le transport et la commercialisation des ressources tirées du bétail, notamment les animaux, le lait et d’autres produits dérivés.
Par ailleurs, cette amélioration d’accessibilité ouvre des perspectives prometteuses pour le développement des activités d’agro-élevage. Les habitants envisagent désormais d’intensifier leurs activités en diversifiant leurs sources de production, notamment à travers le développement de cultures fourragères et la valorisation accrue des ressources locales. D’autre part, la localité de Medeho dispose d’un important potentiel apicole grâce à des conditions climatiques favorables, une flore mellifère diversifiée et une température idéale pour l’activité des abeilles. Les habitants, organisés en coopérative apicole, développent la production et la commercialisation du miel, vendu jusqu’à dans la capitale.
Enfin, l’aménagement de la piste a également contribué à dynamiser le secteur touristique dans cette localité dotée d’un paysage naturel remarquable. Un centre touristique qui accueille des visiteurs nationaux et étrangers y a d’ores et déjà vu le jour.
Des progrès significatifs dans l’accès à l’eau potable
L’accès à l’eau potable constitue un autre pilier majeur des politiques publiques mises en œuvre dans la région.
Grâce aux efforts conjoints de l’État et de ses partenaires, plusieurs projets d’infrastructures hydrauliques ont été réalisés afin de réduire les difficultés auxquelles les populations étaient confrontées depuis de nombreuses années.
Parmi les projets structurants figure l’adduction d’eau Bissidiro–Obock, l’un des projets hydrauliques les plus importants réalisés dans le nord du pays.
Lancé en octobre 2020 par le Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed, ce projet, d’un coût estimé à près de 11 millions de dollars, dessert l’ensemble des villages et campements côtiers sur près de 120 kilomètres, en l’occurrence, Bissidiro, Moulhoulé, Hammar, Ras Siyane, Khor Angar, Gueheree, Godoria ainsi que la ville d’Obock.
La construction de stations de pompage, de réservoirs et de réseaux de distribution d’eau tout au long de cette infrastructure a par ailleurs permis d’améliorer considérablement la disponibilité de l’eau potable dans ce secteur de la région, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions sanitaires et au développement d’activités économiques locales, notamment ́dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-élevage. Par ailleurs, des citernes enterrées ont été réalisées dans plusieurs localités rurales, telles que Awass, Garba, Lanaba et Galemo.
Enfin, il faut signaler que des projets d’adduction d’eau sont également en cours, avec l’appui de l’UNICEF, dans les localités d’Adgueno, Dadato et Medeho.
Un renforcement notable des infrastructures éducatives
Le secteur de l’éducation a lui aussi bénéficié d’importants investissements dans le cadre de la politique de généralisation de la scolarisation initiée par le chef de l’Etat, son Excellence M. Ismael omar Guelleh.
Au cours de ces cinq dernières années, des nombreuses localités de la région d’Obock ont bénéficié de la création de nouvelles écoles, parmi lesquelles, Illi-Sola, Adgueno, Souwali et Bissidiro. À cela s’ajoute l’ouverture de l’école bilingue dans le chef lieu, lors de la rentrée scolaire 2022-2023.
Trois écoles fondamentales ou collèges ont été également crées dans les localités de Khor Angar, Moulhoulé et Waddi, dans le but de rapprocher l’école des populations rurales. Un quatrième collège devrait voir le jour à Alaili-Dada lors de la prochaine rentrée scolaire.
Les infrastructures éducatives construites répondent aux normes modernes, intégrant notamment l’énergie solaire, des points d’eau et, dans certains cas, des dortoirs destinés à accueillir les élèves issus des campements nomades.
Cette politique contribue à réduire les inégalités territoriales en matière d’accès à l’éducation et à renforcer les perspectives d’avenir pour la jeunesse de la région.
Des investissements dans le secteur de la santé
Dans le domaine de la santé, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre afin d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la couverture sanitaire.
Parmi les principales réalisations figurent :
• la réhabilitation du centre hospitalier régional d’Obock ;
• le renforcement des équipements médicaux destinés à améliorer la prise en charge des patients.
Ces investissements contribuent à améliorer la qualité de soin de la population et à améliorer la prévention ainsi que la prise en charge médicale dans la région.
Développement économique et valorisation des potentialités locales
Au-delà des infrastructures sociales, le mandat présidentiel a également été marqué par une volonté de dynamiser l’économie locale et de valoriser les ressources naturelles de la région.
Parmi les initiatives engagées figurent :
• l’inauguration des nouveaux bureaux du guichet social et de l’Agence Djiboutienne de Développement Social à Obock, destinés à renforcer les programmes de lutte contre la pauvreté ;
• la création d’un atelier de réparation de bateaux et de moteurs marins à l’escale d’Obock afin de soutenir les pêcheurs du nord du pays ;
• la construction de périmètres agricoles irrigués à Alaili-Dada et Assassan avec l’appui de l’Union européenne ;
• la mise en place, avec l’Organisation internationale pour les migrations, d’une unité de recyclage des déchets plastiques permettant de produire des matériaux de construction tels que des pavés. Ce projet contribue à la protection de l’environnement tout en générant de nouvelles opportunités d’emplois pour les populations locales.
Des aménagements urbains pour améliorer le cadre de vie
La dynamique de développement engagée dans la région d’Obock se traduit aujourd’hui par la concrétisation de plusieurs projets structurants, dont certains arrivent à leur phase finale et d’autres poursuivent leur mise en œuvre.
Parmi ces réalisations figurent :
• la construction d’un nouveau marché urbain moderne dans le quartier PNUD ;
• l’aménagement d’espaces publics et d’équipements urbains, dont le parc Parc Ali Oudoum Ahmed qui offre aux habitants des espaces de détente et contribue à l’embellissement de la ville.
• La construction de logements sociaux, actuellement en phase d’achèvement, constitue une avancée majeure pour l’amélioration des conditions de vie des familles les plus démunies.
• La réalisation d’un complexe hôtelier, également en phase finale, représente un levier important pour le développement économique et touristique de la région. Cette infrastructure moderne vise à renforcer la capacité d’accueil des visiteurs, notamment les touristes et les acteurs économiques, tout en créant de nouvelles opportunités d’emplois directs et indirects pour les jeunes de la région. Elle participera ainsi à la valorisation du potentiel touristique local et à la dynamisation des activités commerciales et de services.
• En outre, la création d’une usine de dessalement à Dalay-Af, actuellement en cours de réalisation grâce au financement d’une ONG arabe, pour mieux satisfaire le besoin d’accès à l’eau potable. Cette installation permettra ainsi de transformer l’eau de mer en eau potable, garantissant ainsi un approvisionnement régulier et durable pour les populations locales. Ce projet aura un impact significatif sur la santé publique, l’hygiène, ainsi que sur le développement des activités économiques, notamment l’élevage et les initiatives agricoles.
• Dans leur ensemble, ces projets traduisent une volonté claire de renforcer les infrastructures de base, d’améliorer le bien-être des populations et de soutenir une croissance économique durable dans la région. Par ailleurs, plusieurs initiatives communautaires de reboisement et de protection de l’environnement ont été mises en œuvre avec la participation des populations locales.
Une région au fort potentiel touristique et patrimonial
La valorisation du patrimoine naturel et historique constitue également un axe stratégique pour le développement futur de la région. La région d’Obock dispose de nombreux sites emblématiques présentent un fort potentiel touristique, notamment, Godoria, l’Archipel des Sept Frères, Ras Siyan ou encore les mangroves de Khor-Angar que notre pays a demandé l’inscrire sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO.
Par ailleurs, la ville d’Obock abrite « la maison d’Arthur Rimbaud », « la résidence de Léonce Lagarde », le phare de Ras-Bir, etc qui sont des sites pouvant contribuer à l’essor d’un tourisme dans la région.
Des perspectives prometteuses pour les années à venir
Au-delà des réalisations déjà visibles, plusieurs projets sont actuellement à l’étude afin de renforcer le développement de la région.
Les priorités portent notamment sur :
• le développement des infrastructures portuaires et du secteur de la pêche ;
• l’extension des réseaux d’adduction d’eau vers les villages isolés ;
• la poursuite des programmes de construction scolaire ;
• la promotion des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne ;
• le développement du tourisme écologique et historique.
• La création d’un projet immobilier comme celui de « Gadileh Palm Village » à Tadjourah, composé des villas et des appartements.
• Enfin, la création d’un projet de station thermale à Obock est également en cours d’étude dans le cadre du programme de développement local.
Une région en pleine mutation
Autrefois marginalisée en raison de son éloignement géographique et de ses contraintes naturelles, la région d’Obock bénéficie aujourd’hui d’une attention renouvelée dans les politiques publiques nationales.
Si certains défis subsistent, notamment en matière d’emploi, de développement rural et d’accès aux services essentiels, les progrès enregistrés ces dernières années témoignent d’une transformation progressive du territoire.
Grâce aux investissements réalisés et aux projets en perspective, Obock apparaît désormais comme une région en pleine mutation, appelée à jouer un rôle croissant dans la stratégie nationale de développement de Djibouti.








































