À cinq jours de l’élection présidentielle du 10 avril 2026, la République de Djibouti franchit une étape importante dans le processus électoral avec l’arrivée, hier ce dimanche, de plusieurs missions internationales d’observation. Dans un communiqué conjoint, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le Ministère de l’Intérieur annoncent la présence de délégations mandatées par quatre grandes organisations régionales et internationales, traduisant une volonté affichée de transparence et de crédibilité du scrutin.

Invitées par le gouvernement djiboutien, ces missions proviennent de l’Union africaine, de l’IGAD, de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de la Ligue des États arabes. Leur arrivée marque une mobilisation diplomatique significative autour de ce rendez-vous électoral majeur. Au total, 67 observateurs internationaux sont attendus sur le territoire national. L’Union africaine constitue la plus importante délégation avec 47 membres, suivie de l’IGAD avec 16 représentants. L’OCI et la Ligue des États arabes complètent le dispositif avec deux observateurs chacune. Cette présence diversifiée reflète l’intérêt soutenu de la communauté internationale pour le déroulement de cette échéance électorale.  Les différentes missions sont conduites par des personnalités de haut niveau, gage d’expérience et de crédibilité. L’Union africaine est représentée par l’ancien Premier ministre rwandais Bernard Makuza, tandis que l’IGAD est dirigée par l’ancien président éthiopien Mulatu Teshome.  Du côté de la Ligue des États arabes, la mission est placée sous la conduite d’Ahmed Amin Sultan, responsable des affaires électorales au sein du secrétariat de l’organisation, et l’OCI est représentée par Shakir Mahmoud Bander, directeur des affaires politiques.

Une mission d’observation au cœur du processus démocratique

Le mandat confié à ces observateurs internationaux est clair : garantir une observation indépendante, impartiale et objective du scrutin. Leur rôle consistera à suivre les différentes étapes du processus électoral, depuis les préparatifs jusqu’au déroulement du vote, en passant par les interactions avec les acteurs politiques et institutionnels.

Dans ce cadre, les missions rencontreront les deux candidats en lice, le président sortant Ismail Omar Guelleh, candidat de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), et son challenger Mohamed Farah Samatar, représentant du Centre pour l’unité et la démocratie (CDU). Elles échangeront également avec les autorités nationales ainsi que les institutions en charge de l’organisation des élections.

Selon le communiqué, toutes les dispositions logistiques et organisationnelles ont été prises pour assurer un accueil optimal et faciliter le déploiement des observateurs sur l’ensemble du territoire. Cette organisation vise à permettre une couverture complète du scrutin, y compris dans les zones les plus reculées du pays.

À l’approche du vote, la présence de ces missions internationales constitue un signal fort en faveur de la transparence électorale et de la consolidation des pratiques démocratiques. Elle contribue également à renforcer la confiance des électeurs et des acteurs politiques dans l’intégrité du processus, dans un contexte où l’attention nationale et internationale reste particulièrement soutenue.