
Une nouvelle étape dans la transformation urbaine de la capitale vient d’être franchie avec la pose de la première pierre de deux marchés communautaires majeurs, au Quartier 6 et à Ambouli. Ce projet structurant marque une avancée significative dans la modernisation de l’économie de proximité et dans l’amélioration du cadre de vie des populations.

Inscrit dans le cadre du Projet d’Entrepreneuriat des Jeunes pour l’Adaptation au Changement Climatique (PEJACC), ce chantier vise à renforcer les opportunités économiques locales tout en intégrant les enjeux environnementaux. La cérémonie, organisée sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Intérieur, a rassemblé de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Ibrahim Elmi Mohamed, également coordinateur national du projet, ainsi que le maire de la capitale, Said Daoud Mohamed. Prenant la parole, le ministre de l’Agriculture, Mohamed Ahmed Awaleh, a rappelé que ce projet s’inscrit dans la vision du Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh. Il a évoqué avec émotion le rôle historique du marché de Quartier 6, autrefois lieu incontournable d’approvisionnement pour de nombreuses familles. Selon lui, les nouveaux marchés seront conçus comme des espaces modernes, fonctionnels et accessibles, répondant aux exigences actuelles en matière d’hygiène, d’organisation et de confort.
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Said Nouh Hassan, a insisté sur l’importance sociale de ces infrastructures. Il a appelé les populations à en assurer la préservation, soulignant qu’elles constituent un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie et dynamiser l’économie locale.
Le maire de la ville, Said Daoud Mohamed, a quant à lui mis en avant la dimension humaine du projet, évoquant ses souvenirs liés au marché d’Ambouli. Il a salué une initiative qui répond concrètement aux attentes des habitants et a assuré de l’engagement de la municipalité à accompagner sa réalisation jusqu’à son aboutissement.
Des pôles économiques modernes au service des populations
Au-delà de leur dimension symbolique, ces marchés s’imposent comme de véritables moteurs de développement urbain. Pensés comme des infrastructures modernes, ils offriront aux commerçants des conditions de travail améliorées, rompant avec la précarité des installations informelles. Pour les habitants, ils constitueront des espaces de vie structurés, favorisant les échanges dans un cadre sain et sécurisé.
Le financement du projet, assuré à hauteur de plus de 579 millions de francs djiboutiens par le Guichet d’Action Climatique et la Banque africaine de développement, témoigne de l’importance accordée à la résilience climatique et au développement durable. Les deux sites, conçus en configuration R+1, accueilleront des boutiques, des stands de vente, des bureaux administratifs et des installations sanitaires modernes.
À Ambouli, sur une superficie de 3 580 m², l’entreprise Hoche pilotera la construction d’un complexe complet et fonctionnel. À Quartier 6, l’entreprise NALCO réalisera un marché de 2 350 m², répondant aux mêmes standards de qualité et d’efficacité.
Au-delà des chiffres et des infrastructures, ce projet traduit une ambition plus large : celle d’un développement inclusif. En dotant les quartiers populaires d’équipements modernes, les autorités entendent réduire les inégalités urbaines et offrir de nouvelles perspectives économiques, notamment à la jeunesse.
À travers ces deux futurs pôles commerciaux, les autorités confirment leur volonté de conjuguer modernisation, cohésion sociale et durabilité. Ces marchés, appelés à devenir de véritables cœurs battants des quartiers, incarnent l’espoir d’une ville plus dynamique, mieux organisée et résolument tournée vers l’avenir.
Djibril Abdi Ali









































