Le scrutin présidentiel du 2026 s’est conclu par une victoire du président Ismail Omar Guelleh, candidat de l’Union pour la Majorité Présidentielle. Avec 210 792 votants sur 261 857 inscrits, soit un taux de participation de 80,4 %, les djiboutiens ont concrétisé vendredi, leurs mobilisations massives lors des meetings, dans les urnes, avec les bulletins verts.

Après deux semaines de campagne, les Djiboutiens se sont rendus aux urnes le vendredi 10 avril afin d’élire leur président pour les cinq prochaines années. Tard dans la nuit, le ministère de l’Intérieur a communiqué les résultats provisoires.

Sans surprise, mais avec une ampleur remarquable, le président de la République, Son Excellence M. Ismaïl Omar Guelleh domine largement les suffrages exprimés. Avec 97,81 % des voix, contre 2,19 % pour son challenger Mohamed Farah Samatar, le candidat de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) est reconduit à la tête du pays, avec pour cap la poursuite de sa politique de développement.

Avec 210 792 votants sur 261 857 inscrits, soit un taux de participation global de 80,4 %, les électeurs djiboutiens ont massivement pris part à cette élection présidentielle. Un taux de participation élevé qui confère à cette victoire une légitimité indéniable.

Dans les régions de l’intérieur, la mobilisation atteint même des niveaux exceptionnels. À Arta (97,04 %), Tadjourah (97,07 %) ou encore Dikhil (96,04 %), les électeurs se sont massivement rendus aux urnes. Ces chiffres témoignent d’un ancrage solide de la politique du Président Ismail Omar Guelleh.

L’analyse des résultats région par région confirme la domination sans partage du président sortant. Dans chacune des six régions du pays, le Président Ismaïl Omar Guelleh dépasse largement la barre des 96 %, avec des scores culminant à plus de 98 % dans la majeure partie des régions.

À Arta, il obtient 98,72 % des suffrages, suivi de près par Tadjourah (98,46 %) et Dikhil (98,23 %). Et dans la capitale, il recueille 96,07 % des voix. Cette homogénéité des résultats à l’échelle nationale traduit une dynamique électorale fortement structurée autour du candidat de l’UMP. Elle s’inscrit également dans la continuité d’une campagne marquée par des rassemblements massifs et une forte présence sur le terrain.

Face à cette vague électorale, Mohamed Farah Samatar, candidat du Centre Démocrate Unifié (CDU), n’a pas réussi à s’imposer comme une alternative crédible. Avec seulement 2,19 % des suffrages à l’échelle nationale, ses résultats restent très faibles dans l’ensemble des régions.

Dans de nombreux bureaux de vote, ses scores oscillent entre 0 et 5 voix, traduisant une implantation locale très limitée. Quelques exceptions émergent toutefois, notamment dans certains bureaux d’Ali Sabieh ou de Balbala, où il parvient à atteindre les quatre vingtaines de voix.

Au bureau 2 du centre Gestir 1 à Ali Sabieh, par exemple, il recueille 33 voix sur 261 suffrages exprimés. De même, dans certains bureaux de Balbala, ses résultats atteignent 40 à 81 voix, sans pour autant modifier significativement la tendance générale.

Une mobilisation record

Il est à noter, que cette élection constitue comme le prolongement d’une campagne électorale. Pendant deux semaines, le pays a vécu au rythme des meetings, des déplacements et des prises de parole des candidats.

Les rassemblements organisés dans les différentes régions ont attiré des foules importantes, contribuant à renforcer l’image d’un candidat largement soutenu.

Cette dynamique s’est traduite dans les urnes, où le vote en faveur du président sortant apparaît comme l’expression directe de cette mobilisation populaire.

Sur le plan organisationnel, le scrutin s’est déroulé dans des conditions conformes à la réglementation et de la démocratie. Les 712 bureaux de vote répartis sur le territoire ont ouvert à 6 heures du matin, accueillant un corps électoral de plus de 256 000 citoyens.

Rappelons que l’heure de fermeture des bureaux prévue à 18h a été prolongée d’une heure en vue d’absorber l’affluence observée dans plusieurs centres, notamment dans la capitale.

Aucun incident n’a été signalé, renforçant l’image d’un processus électoral maîtrisé. Cette organisation fluide a contribué à consolider la crédibilité du scrutin aux yeux des électeurs et des observateurs internationaux.

Au-delà des chiffres, cette victoire confère au président réélu une légitimité politique renforcée pour les cinq années à venir.

Dans un environnement régional marqué par des tensions sécuritaires et des défis économiques, ce résultat peut être interprété comme un vote de confiance en faveur de la continuité.

La stabilité institutionnelle apparaît ainsi comme une priorité pour une large majorité de la population. Le score obtenu par Ismaïl Omar Guelleh reflète cette aspiration, dans un pays dont la position géostratégique, ainsi que les infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires, en font un acteur clé dans la région de la Corne de l’Afrique. La réélection de Ismaïl Omar Guelleh s’inscrit dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et géopolitiques importants.

Dans ce contexte, le choix des électeurs apparaît également comme une volonté de continuité et de stabilité.

En portant le Président Ismail Omar Guelleh à la tête du pays avec un score élevé de 97,81 %, les Djiboutiens ont exprimé leur confiance en sa capacité à conduire le pays face aux enjeux à venir, tout en préservant les acquis enregistrés au cours des dernières années.

RACHID BAYLEH