Dès les premières heures de la matinée du vendredi 10 avril 2026, dans les quartiers populaires de Balbala et Quartier 7, beaucoup étaient présents de l’ouverture des bureaux de vote. Les files d’attente sont devenues des lieux de discussion, et de partage d’informations sur cette échéance électorale. Dans une ambiance calme et joyeuse, cette patience illustre une volonté ferme d’exercer son droit de vote.

Sous le soleil, certains discutaient des enjeux de l’élection, d’autres restaient silencieux, concentrés. À l’entrée des écoles primaires, les électeurs présentaient leur carte aux agents de police postés au portail, avant de rejoindre les files devant chaque bureau. Puis une file d’attente s’installait devant chaque bureau.

Dans les bureaux, le processus était bien organisé, contrôle d’identité, au grand portail par les agents de police, une fois passé les électeurs étaient accueilli par les responsables de lieu, choix de deux bulletins, passage à l’isoloir, puis dépôt de vote dans l’urne transparente. À la sortie, beaucoup exprimaient un sentiment de soulagement et la fierté d’avoir accompli leur devoir civique.

Tout au long de la journée, malgré la fatigue, la motivation ne faiblissait pas. Certains apportaient de l’eau, d’autres s’entraidaient pour garder leur place. Cette persévérance donnait aux files une dimension symbolique, celle d’un effort collectif pour participer à la vie publique.

Pour les électeurs habitués, voter était une routine presque habituelle, pour d’autre c’était une première expérience, un vécu et une ambiance de vivre ce moment d’histoire.

Les femmes étaient nombreuses, souvent en groupes, déterminées à participer. Leur présence montrait une implication croissante dans la vie politique.

Une maman du quartier 7, Loula Ali a rappelé que c’est une journée importante pour tous les djiboutiens et djiboutiennes, « en tant que femme notre voix compte et c’est pour cela que je vote chaque échéance électorale ».  Je suis Umpiste depuis des années, le président a réalisé beaucoup choses pour le pays. Et j’en remercie pour tout ce qu’il a réalisé durant ce quinquennat.

Pour Hibo Abdourahman, jeune militante du quartier confiait sa joie, « voter aujourd’hui est un devoir, «j’en suis heureuse ». « J’ai assisté à tous les meetings du candidat de la majorité, l’ambiance y était électrique et son discours adressé à l’endroit de la jeunesse m’a énormément séduit ». 

Chez les hommes, Hassan Ali, père de deux enfants, soulignait la maturité des djiboutiens, lors des élections, qu’elles  soient présidentielles ou législatives, leur connaissance sur le terrain, le regard attentif de choisir le meilleur candidat pour le pays et le sérieux affiché lors de la  file d’attente.

Pour Fatouma Houssein, jeune étudiante, c’est une chance pour participer à cette élection présidentielle, une fierté pour mon pays d’organiser une telle élection d’une grande envergure avec une forte présence des jeunes djiboutiens. J’ai vu aussi des youtubeurs, des jeunes tiko-tokeurs visiter notre pays et vivre ce moment historique avec nous, lors des grands meetings des élections présidentielles. « Notre pays attire de plus en plus des jeunes activistes des réseaux sociaux, j’en suis heureuse ». 

Au-delà du scrutin présidentiel, cette journée électorale reflète une dynamique citoyenne solide. L’enthousiasme, la discipline et la participation observés témoignent d’une expérience démocratique consolidée depuis l’indépendance. Ainsi, l’élection présidentielle de 2026 s’inscrit non seulement comme un rendez-vous politique majeur, mais aussi comme une démonstration de la maturité et de l’engagement du peuple djiboutien envers les valeurs démocratiques.

SOUBER HASSAN