
À Djibouti, la formation des ressources humaines en santé s’impose comme l’un des leviers majeurs du renforcement du système sanitaire national. Au cœur de cette ambition se trouve l’École de médecine de Djibouti, une institution stratégique qui symbolise la volonté des autorités de bâtir une souveraineté sanitaire durable fondée sur le savoir, la compétence et l’engagement des jeunes générations.
Créée en 2008, l’École de médecine de Djibouti répondait à un besoin pressant : former localement des médecins capables de répondre aux réalités sanitaires du pays.
Pendant longtemps, la formation médicale dépendait essentiellement des universités étrangères, avec des coûts élevés et un risque de non-retour des diplômés. La mise en place d’une école nationale a ainsi marqué un tournant historique dans la politique de santé publique du pays.

Cette vision a été portée au plus haut niveau de l’État. À plusieurs reprises, le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, a souligné l’importance stratégique de la formation médicale locale. Lors d’une cérémonie célébrant les premiers médecins formés à Djibouti, il a rappelé que « la matière grise constitue la première richesse d’une nation » et que l’investissement dans la formation des personnels de santé est un impératif pour garantir un accès équitable et durable aux soins. Pour le chef de l’État, les médecins formés au pays représentent désormais des piliers essentiels du développement du système de santé national. L’École de médecine dispense une formation conforme aux standards internationaux, tout en étant adaptée aux spécificités sanitaires locales. Le cursus repose sur une solide formation théorique, complétée par une immersion clinique progressive dans les principales structures hospitalières du pays, notamment le Centre Hospitalier Universitaire de Djibouti. Cette approche permet aux étudiants d’acquérir une expérience pratique précoce et d’être confrontés aux pathologies les plus fréquentes dans le contexte djiboutien. L’accent est particulièrement mis sur la santé publique, la médecine préventive, la santé maternelle et infantile, ainsi que sur la prise en charge des maladies infectieuses et non transmissibles. Cette orientation traduit la volonté de former des médecins polyvalents, capables non seulement de soigner, mais aussi de contribuer activement aux politiques nationales de prévention et de promotion de la santé.
L’École de médecine joue également un rôle clé dans la réduction de la pénurie de médecins et dans l’amélioration de la couverture sanitaire, notamment dans les régions de l’intérieur. En formant des professionnels sur le sol national, l’État favorise une meilleure répartition des ressources humaines et renforce l’ancrage territorial des praticiens. Au-delà de la formation, l’établissement participe à l’émergence d’une culture de recherche médicale et scientifique. À travers des travaux académiques, des stages et des échanges avec des institutions partenaires, l’École de médecine contribue à l’amélioration continue de la qualité des soins et à l’adaptation des pratiques médicales aux besoins du pays.
À travers l’École de médecine de Djibouti, le pays consolide ainsi un pilier fondamental de son système de santé. Une institution appelée à jouer un rôle central dans la construction d’un avenir sanitaire plus autonome, plus équitable et résolument tourné vers le bien-être de l’ensemble de la population.









































