Aujourd’hui, Djibouti célèbre la Journée mondiale de la femme qui a été reportée durant le mois béni de Ramadan.Une date symbolique, certes, mais surtout un moment de reconnaissance. Reconnaissance envers ces femmes qui, par leur engagement, leur compétence et leur détermination, participent chaque jour à l’édification nationale. À travers les portraits de huit figures d’exception, La Nation a choisi de mettre en lumière non seulement des parcours individuels remarquables, mais aussi une réalité collective : celle d’une femme djiboutienne pleinement actrice du développement du pays.

Ces huit femmes évoluent dans des univers différents,  industrie, action sociale, sécurité sociale, sport, défense, diplomatie, politique et littérature, mais elles partagent une même exigence d’excellence. À la tête de l’Imprimerie Nationale, Alyda Ali Mouti incarne la modernité industrielle et la souveraineté institutionnelle. À travers elle, c’est la capacité des femmes à diriger des structures stratégiques qui s’affirme avec éclat. Dans un tout autre registre, Fihima Mohamed Ismail rappelle que la solidarité demeure l’une des forces profondes de notre société, transformant l’engagement individuel en dynamique collective.

Avec Mme Deka Ahmed Robleh, la protection sociale prend un visage rassurant et méthodique. À la tête de la CNSS, elle consolide un pilier essentiel de la solidarité nationale. Aïcha Garad Ali, quant à elle, porte haut les couleurs du pays sur la scène sportive internationale, démontrant que l’excellence féminine djiboutienne rayonne bien au-delà de nos frontières. Son parcours illustre combien le sport peut être un vecteur d’éducation et d’influence positive.

L’ascension du Colonel Amina Mohamed Moussa symbolise l’ouverture et la confiance accordée aux compétences féminines dans les sphères les plus exigeantes de l’État. Sa promotion au grade de colonel marque une étape significative dans l’histoire institutionnelle du pays. De son côté, la diplomate Kadra Ahmed Hassan incarne l’élégance et la maîtrise du multilatéralisme. À Genève comme dans les grandes tribunes internationales, elle porte avec assurance la voix de Djibouti.

Sur le terrain politique, Ileya Ismail Guedi Hared affirme une présence féminine déterminée au sein du Parlement et à la tête de l’Union pour la Démocratie et la Justice. Son engagement traduit la maturité croissante de la participation des femmes à la vie démocratique. Enfin, dans le domaine culturel, Aicha Mohamed Robleh rappelle que la plume est aussi un instrument de rayonnement. Par son œuvre littéraire, elle valorise l’identité djiboutienne et inspire une nouvelle génération d’écrivaines. Ces huit trajectoires ne relèvent ni du hasard ni de l’exception isolée. Elles sont le fruit d’un environnement qui, au fil des années, a su promouvoir l’éducation des filles, encourager le mérite et ouvrir les espaces de responsabilité aux compétences féminines. Elles témoignent d’un pays en mouvement, confiant dans le potentiel de toutes ses filles.

En consacrant ces portraits, La Nation ne se contente pas de célébrer des réussites individuelles. Notre journal affirme une conviction : le progrès d’une nation se mesure aussi à la place qu’elle accorde à ses femmes. Ces huit visages sont autant de preuves que le leadership féminin n’est plus une promesse, mais une réalité vivante à Djibouti.

A l’occasion  de cette célébration, que leur parcours inspire nos jeunes filles, rassure nos familles et renforce notre fierté collective. Car à travers elles, c’est toute la Nation qui avance, portée par une même lumière : celle de la compétence, de l’engagement et de l’amour du pays.

Kenedid Ibrahim